Heureuse celle qui a cru / Passion du livre

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.. Heureuse celle qui a cru

Couverture du livre Heureuse celle qui a cru

Auteur : Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus

Date de saisie : 20/03/2017

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Ed. du Carmel, Toulouse, France

Collection : Centre Notre-Dame de Vie. Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus

Prix : 13.00 €

ISBN : 9782847134421

GENCOD : 9782847134421

Sorti le : 17/03/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Les textes du Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus qui sont ici rassemblés nous découvrent une âme contemplative, une âme mariale, qui consent à recevoir. Les homélies et conférences du Père sont le fruit du regard porté sur le mystère ; il ne s'agit pas de spéculation, mais d'un simple écho de la Parole et du silence que l'Évangile nous offre à propos de Marie. Le coeur de Marie est un coeur de mère.

Le Père Marie-Eugène l'a suivi dans cette confiance totale, il habite le secret de Marie «toute Mère», et ne va pas chercher dans des louanges superficielles des motifs de parler de Marie : il en vit et il se trouve en profond accord avec les recommandations du concile Vatican II dans ses pages sur Marie : ni trop, ni trop peu. En fait, toute vie chrétienne s'enracine dans la foi de Marie. «Heureuse la croyante» (Le 1,45) : c'est la première béatitude de l'Évangile.

(extrait de la préface du P. André Cabes)





  • Les premières lignes

Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi...

Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception sur Le 1,26-28

8 décembre 1964

En cette fête de l'Immaculée Conception de la Sainte Vierge, l'Église nous invite à admirer et à fêter avec elle un des joyaux du paradis, le joyau aussi de la sainte Église de Dieu : c'est la Vierge Immaculée, la Vierge Marie.

Présente de toute éternité dans le projet de Dieu

Dans l'épître, tout à l'heure (Pr 8,22-35) l'Église appliquait audacieusement à la Vierge Marie ce que l'Esprit Saint a dit de la Sagesse éternelle, de cette Sagesse fille de Dieu qui a toujours existé avec Dieu, qui était là avant que le monde fût, qui assistait à la création du monde ; elle assistait Dieu dans cette création et mettait de l'ordre en toutes choses. L'Esprit Saint se laissait aller ensuite à chanter la beauté, l'action de cette Sagesse d'amour qui non seulement a travaillé dans le monde mais dont l'oeuvre principale était une oeuvre de sanctification. Ses délices sont d'être avec les enfants des hommes (cf. Pr 8,31) et, pour les hommes, elle est source de lumière et de vie.

L'Église, dis-je, audacieusement, n'hésitait pas à appliquer cela à la Sainte Vierge. Oh, non pas évidemment au sens littéral : l'Église sait très bien que la Vierge Marie ne se trouvait pas de toute éternité auprès de la Trinité Sainte, car elle n'est pas infinie, elle n'est pas sur le plan trinitaire. Cependant, de toute éternité Dieu contemplait déjà cette merveille que devait être la Vierge Immaculée, il l'associait déjà à toute son oeuvre. C'est dire que, dans toute son oeuvre, il y avait déjà la pensée de la Vierge Marie et, par elle, celle du Verbe incarné. Par conséquent, il tenait déjà compte d'elle dans toute sa création, il admirait sa beauté et y trouvait déjà sa joie. Pendant toute cette oeuvre, la Vierge Marie était donc déjà présente, sinon par son existence, du moins dans la pensée de Dieu. De toute éternité, Dieu a contemplé la Vierge Marie et il y a trouvé sa joie, sa gloire.

Puisque la Trinité Sainte l'a contemplée pour l'aimer, pour se glorifier déjà par avance de son oeuvre, que ne devons-nous pas faire nous aussi !

L'Annonciation, révélation de la beauté de Marie

Dans l'Évangile, l'Église essaie justement de nous faire découvrir cette beauté de la Vierge, et pour cela, elle se sert du regard de l'ange : c'est une beauté spirituelle, surnaturelle, que nous-mêmes ne pouvons pas voir comme telle. Nous n'avons que notre regard de foi, lumineux certes, mais cependant et surtout, tout entouré d'obscurité. Nous n'avons pas le lumen gloriae, la lumière de gloire. Quand nous arriverons au ciel, nous trouverons ce sens nouveau qui nous permettra de voir Dieu comme il est, de nous voir nous-mêmes aussi, de voir notre grâce telle qu'elle est, de voir aussi les saints comme ils sont et de découvrir spécialement cette beauté de la Vierge Marie. Connaissant notre impuissance, la faiblesse de notre regard, l'Église nous fait découvrir la Sainte Vierge et nous dit sa beauté par un ange, l'archange Gabriel qui lui est envoyé. «L'archange Gabriel fut envoyé à une vierge de Nazareth, fiancée à un homme qui s'appelait Joseph, de la tribu de David.» Dans sa salutation, il dit immédiatement ce qu'il voit, il étale en quelque sorte le secret - secret pour nous, non pour lui - de la beauté surnaturelle de la Vierge.

(...)


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