La femme fut conduite au désert / Passion du livre

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.. La femme fut conduite au désert

Couverture du livre La femme fut conduite au désert

Auteur : un frère Carme

Illustrateur : François Bixel

Date de saisie : 20/03/2017

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Ed. du Carmel, Toulouse, France

Collection : Carmel vivant. Série Eremos

Prix : 13.50 €

ISBN : 9782847134339

GENCOD : 9782847134339

Sorti le : 17/03/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Dans un ouvrage précédent - Le Sang de l'âme - l'auteur méditait le mystère de la Rédemption au pied de la Croix avec Marie et Jean.
Il réunit ici la double réflexion de la fécondité de Marie dans le monde en ces temps si troublés, et la participation au travail de l'enfantement (celui-là même de la Miséricorde) auquel l'Église est appelée, à travers les Saints comme à travers nous, laïques et consacrés.
Ce livre est à la fois remuant et bienfaisant, il rejoint l'actualité pour savoir lire et vivre les événements à la lumière de la Miséricorde.

«La beauté du Carmel sera donnée à l'âme qui ressemblera à un désert.»
GRÉGOIRE DE NYSSE. Sur le baptême du Christ

Carmel vivant
Série Eremos - 13

Une spiritualité du désert à la lumière des Pères du monachisme et de la tradition carmélitaine





  • Les premières lignes

INTRODUCTION

LE DÉSERT DE L'APOCALYPSE SA PUISSANCE ECCLÉSIALE

L'image du livre de l'Apocalypse nous ouvre vers ce mystère de la fécondité cachée qui se vit dans la solitude et l'angoisse des temps. Cette femme représente la Vierge Marie, l'Église, comme toute âme entraînée dans ce mystère de fécondité ecclésiale. On est là en dehors de toute action directe de réalisation par soi, dans une obéissance liée à l'urgence des temps, source d'une joie profonde inséparable cependant des douleurs de l'enfantement, dans une situation hors du monde pour la vie du monde. Là se situe la vocation de la moniale par excellence, mystère de séparation et de docilité à l'oeuvre de Dieu. Le but n'est pas toujours visible, parfois même franchement obscur, nocturne, mais offrant la possibilité de plonger encore plus dans l'abandon confiant. Même si la souffrance paraît, en s'appuyant sur la Vierge et son Fils, elle devient une douloureuse joie.

La personne, gracieusement choisie pour cette oeuvre ecclésiale, peut à tout moment se replier sur elle, regimber face à la souffrance et l'absence de visibilité de sa vocation, pourtant, du fond de sa solitude, s'accomplit une oeuvre riche, vitale, exaltante. Ce sens, elle ne le trouvera que dans la confiance de l'abandon, dans un oui venant humblement se lover dans le oui de Marie. De cette profondeur confiante où la Vierge l'entraîne elle apprend le silence de l'offrande sans chercher à saisir. Elle sait simplement en qui elle a placé sa confiance et qu'en conséquence elle ne peut parvenir à la plénitude qu'en étant offrande à l'Amour, comme sa mère.

Cette séparation désertique a pour but de conduire à une disponibilité des profondeurs, n'ayant plus pour modèle que Jésus et Marie. Dans la stérilité du monde présent, voire son hostilité à la vie, cette séparation douloureuse, puisque le Dragon veille, est le lieu d'engendrement de l'Église, loin des oppositions et de l'hostilité du monde. Même dans les douleurs et les attaques du Dragon, se construit le Corps du Christ dans une joie qui relève de l'union à Jésus et à Marie, joie qui s'ancre dans la foi et l'espérance paisible de la victoire, vision nocturne de la récapitulation des temps, participation au marquage sanglant ouvrant la porte du Paradis en union à Jésus et à Marie.

Le texte mystérieux de saint Jean prend sens dans cette situation de séparation et de tentation. Les interprétations en sont multiples, polysémiques, jamais cernées totalement par les exégètes, mais ceux qui font l'expérience joyeuse et douloureuse du refleurissement du désert trouvent en cet appui scripturaire, un rafraîchissement et un espace de réactualisation de leur offrande. La Femme est l'Église, la Vierge Marie, l'âme conduite au désert par le Christ, et qui, de ce dénuement, revisite ces paroles qu'elle expérimente dans l'âpreté du quotidien, trouvant un sens réconfortant à ses épreuves et un accès de plus en plus intime à l'âme de Marie. Cela donne sens à ce qu'elle rencontre. Une joie ecclésiale l'unit à la Mère de l'Église. Dès lors elle se laisse guider par elle. Dans cette union lui sont révélés, dans l'intimité de la foi, par un silencieux et confiant abandon à Marie, les mouvements intimes de son coeur, puisque la Femme ne peut entraîner que dans ce qui est sa vie d'abandon fécond, dans la beauté profonde de la corédemption.

(...)


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