Le chercheur de vérité / Passion du livre

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.. Le chercheur de vérité

Couverture du livre Le chercheur de vérité

Auteur : James Robertson

Traducteur : Céline Schwaller

Date de saisie : 09/03/2017

Genre : Policiers

Editeur : Métailié, Paris, France

Collection : Bibliothèque écossaise

Prix : 20.00 €

ISBN : 9791022606363

GENCOD : 9791022606363

Sorti le : 13/04/2017

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  • La présentation de l'éditeur

Alan Tealing est professeur de littérature anglaise. Sa vie est en suspens depuis la mort, vingt ans auparavant, de sa femme et de sa fille, tuées dans un attentat inspiré par celui de Lockerbie en 1988. Alan est totalement obsédé par "l'Affaire". Il ne peut plus rien faire de sa vie. Il ne croit pas à la culpabilité de l'homme désigné par l'enquête. Au fil du temps, les documents et les preuves qu'il accumule finissent par remplir une pièce entière de sa maison.
Quand un agent de la CIA atteint d'un cancer en phase terminale frappe à sa porte et lui offre l'adresse d'un témoin, il ne peut que partir à la recherche de la vérité.
Alternant l'enfermement du chagrin et la frénésie de la recherche, le roman nous interroge : comment peut-on vivre quand un événement mondial a un effet sur sa vie personnelle, comment faire quand votre entourage vous demande de lâcher ce qui est devenu une obsession, comment dépasser un chagrin aussi écrasant et continuer à vivre ? Pour Alan la peine n'est pas seulement aggravée par l'injustice, elle se transforme en quelque chose d'universel. Affaire devient une cause qui nous dépasse. Dans les circonstances actuelles, après les attentats qu'a connus la France, la lecture de ce roman est troublante et dérangeante. Au-delà de son thème, Robertson réussit une fiction littéraire profonde.

«La tragédie d'un homme possédé par la certitude.»
The Guardian

James Robertson est né en 1958 dans le Kent et a grandi en Écosse, il a étudié l'histoire à l'Université d'Édimbourg. Il est l'auteur entre autres du Nègre de Dundee, qui a reçu les deux prix les plus importants d'Écosse en 2004, le Saltire Society et le Scottish Arts Council. Il vit dans le Fife.





  • Les premières lignes

Extrait du prologue

Quand je repense à Nilsen aujourd'hui, à la façon dont il est arrivé et a disparu à nouveau dans la même journée, je ne ressens pas plus de chaleur à son égard que lorsqu'il était là. Je n'éprouve même pas de reconnaissance pour ce qu'il m'a donné, car lui et ses semblables me l'ont caché pendant trop longtemps. En revanche, je pense au voyage difficile qu'il a fait, et à la raison pour laquelle il l'a entrepris. Ce qui l'a décidé, m'a-t-il dit, a été de voir mon interview télévisée, après la mort de Khalil Khazar. Il a dit qu'il avait regardé cette interview un nombre incalculable de fois. Il voulait ressentir ce que je ressentais. Mais on ne peut pas ressentir ce qu'une autre personne ressent. On ne peut même pas l'imaginer, malgré tous ses efforts. Cela, je le sais.
À la mort de Khalil Khazar, la nouvelle a fait le tour du monde en quelques minutes - par textos, e-mails, par le biais des réseaux sociaux, de la radio et de la télévision, via les sites Internet et le téléphone. J'ai reçu l'appel chez moi de Patrick Bridger, un journaliste de la BBC que je connaissais et en qui j'avais confiance. Nous nous étions parlé, environ une semaine avant la fin, pour évoquer ce que nous allions faire et où nous allions filmer, sachant que cela ne pouvait plus être très long.
- Alan, je suis en route avec un cameraman et un preneur de son, a dit Patrick. Nous passons vous chercher et nous irons directement sur le site.
Je n'ai pas pris d'autres appels. Je lui donnais l'exclusivité. C'était un moyen de contrôler les choses.
Pendant que je les attendais, j'ai réfléchi à la façon dont la nouvelle allait être accueillie dans les différentes parties du monde. Il y aurait des larmes, je le savais, mais il y aurait aussi des rires. Il y aurait du chagrin et de la jubilation, des mains jointes et des poings serrés, des manifestations bruyantes de consternation et d'autres, silencieuses, de satisfaction. Il y aurait une famille en deuil, d'autres en train de fêter l'événement. Certaines personnes éprouveraient un sentiment d'aboutissement, de justice rendue. D'autres éprouveraient, comme moi, un sentiment d'échec, de justice non rendue. Un homme coupable ou un homme innocent avait rejoint sa tombe : cela dépendait de votre point de vue. Sous peu, les politiques feraient des déclarations ; les simples citoyens tels que moi feraient des déclarations. D'autres, qu'ils soient politiciens ou simples citoyens, garderaient leurs idées pour eux. Il y aurait des titres dans les journaux, des images d'archives sur les chaînes d'information. Des opinions seraient exprimées, d'autres seraient tues. Et parmi tout ce bruit et tout ce silence, une chose et une seule serait une certitude : Khalil Khazar était mort.
Je savais ce que j'allais dire devant la caméra. Je voyais à peu près quel genre de questions Patrick allait me poser. Que va-t-il se passer maintenant ? Avec le décès de Khazar, de nouvelles informations vont-elles être divulguées ? Pensez-vous qu'il existe une preuve quelconque jusque-là négligée et susceptible de prouver son innocence ? Ou savons-nous déjà tout ce qu'il y a à savoir sur ces événements ? En d'autres termes, sa culpabilité tiendrait-elle toujours, et n'y avait-il rien d'autre à faire que d'assister à un déversement supplémentaire de haine sur son âme défunte ?


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