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Couverture du livre VIP

Auteur : Laurent Chalumeau

Date de saisie : 27/04/2017

Genre : Policiers

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 18.90 €

ISBN : 978-2-246-81287-6

GENCOD : 9782246812876

Sorti le : 08/03/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Quand le scoop est une bombe et le voyeur un témoin...

Au départ, juste un plan "presse people" ordinaire : fenêtre sur couple. Violation intime. Paparazzo en planque pour coincer une vedette et son nouvel amant. Mais ça dérape. Et grave !

En lieu et place de "sexe chez les riches et célèbres", il assiste à un carnage.

Que faire de ces images susceptibles d'embraser le pays ? A qui confier ces preuves qui lui brûlent les doigts ? Police ? Justice ? Politiques ? Médias ? Tous pourris ? Tous de mèche ? Vraiment ?

Dans ce thriller vaudeville qui passe en revue (et à la moulinette) nos élites mâles et blanches, Laurent Chalumeau tire les ficelles tranchantes de ses petites marionnettes et mêle, en les détournant, tous les genres policiers - du film de série Z à l'épisode des Experts en passant par la politique fiction paranoïaque.

Quand la partie de Cluedo se déroule chez les VIP, on jubile.

Né en 1959, Laurent Chalumeau, écrivain et journaliste, ancien complice d'Antoine de Caunes sur Canal +, est l'auteur de onze ouvrages publiés chez Grasset, de son premier roman devenu culte, Fuck (1991), à son dernier publié, Kif (2014), en passant par ses chroniques de bourlingue rock et folk En Amérique (2009).





  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 27 avril 2017

En somme, ce à quoi aspire Chalumeau, c'est l'entrain dans la narration. Or, en se laissant porter par l'espèce de sport de glisse que représente son récit - piste à grande vitesse et slalom entre divers personnages -, le lecteur constate, chemin faisant, que son auteur livre avec VIP une étude convaincante des moeurs contemporaines. Laquelle épingle les travers d'une société repue d'images, fascinée par les people et perfusée aux réseaux sociaux. On peut aimer l'esprit pulp et se réjouir qu'un romancier taille si finement des croupières à la tartuferie sous toutes ses formes («Lionel se sent à l'aise avec cette démonstration. Pour un peu, il croirait presque ce qu'il dit.»). VIP, very inventif prosateur.


  • La revue de presse Jean-Claude Raspiengeas - La Croix du 9 mars 2017

Affaire de moeurs, secret d'État, plongée radicale dans le monde du pouvoir, du show-biz et des médias, ce polar éblouissant est mené à un rythme diabolique.


  • La revue de presse Gilles Martin-Chauffier - Paris-Match, mars 2017

Avec «VIP», l'auteur et scénariste réussit un thriller digne des meilleurs vaudevilles. Une comédienne à succès, un paparazzo culotté, des lascars cagoulés, le président de la République en personne, des gardes du corps... On n'est plus dans un ouvrage de chez Grasset, on se croit dans la presse people. Sauf que le texte n'a pas du tout le ton espiègle et amusant des légendes de «Voici». Sur des pages et des pages, la violence ne reprend pas son souffle...
Si vous ouvrez ce livre, votre nuit sera courte. Impossible de s'endormir avant la fin.



  • Les premières lignes

À présent, dans le dressing, ils fouillent ses tiroirs à lingerie. Là, celui où elle range ses culottes. Même cinéma que juste avant avec ses soutiens-gorge : sortant les strings, les dépliant, ricanant, vannant sur la quantité de tissu utilisée et le prix inversement proportionnel que ça doit coûter. Depuis le début, obsédés par le prix de ce qu'ils voient chez elle. Surtout le grand. Émerveillé - intimidé, même, par les belles choses. Le petit, non. L'inverse : en rogne face à tout ce luxe.
Combien de temps qu'ils sont là ? Elle dirait un quart d'heure. Oui, il y a un gros quart d'heure, elle est encore bien, dans sa salle de bain, devant le miroir, finissant de se préparer, juste les cheveux encore un peu mouillés. Elle va passer dans le dressing se choisir une tenue quand elle entend le bruit de la clé dans la serrure de la porte sur le palier. Se disant alors déjà ! Il a fait vite. Et aussitôt se reprenant. Matériellement, ça ne peut pas être lui. Son dernier texto, une demi-heure plus tôt, disait qu'il partait et il n'a pas pu faire le trajet si vite. Donc si ça n'est pas lui, alors c'est la Philippine qui vient arroser les plantes, puisqu'elle ne l'a pas avertie de son retour. Ou alors la gardienne qui dépose des colis qui encombrent sa loge. Se disant tout ça en s'enroulant dans un drap de bain et sortant de la salle de bain, traversant le dressing, puis sa chambre, passant dans le living et là, au lieu de la gardienne ou de la Philippine, se trouvant face aux deux types.
Eux aussi, sur le moment, surpris. Le grand, l'air emmerdé, même. Peut-être, tout seul, en la voyant, il s'enfuirait. Le petit, non. Contrarié de la voir, aussi, mais d'une autre façon : lui en voulant de se trouver là.
Là, elle, prise dans un état qu'elle n'a jamais connu avant. L'impression que ses jambes lâchent, que son ventre se bloque, que son coeur va se décrocher à force de battre trop vite. C'est donc ça la terreur : une paralysie. Elle voudrait faire demi-tour et courir s'enfermer - s'enfermer où d'ailleurs ? L'appartement fait 120 mètres carrés, mais la seule porte équipée d'un verrou est celle des toilettes. Son téléphone. Où est son téléphone ? L'attraper au passage et courir aux chiottes appeler au secours. Elle voudrait, mais elle est pétrifiée, incapable de bouger, et le petit, lui, a sorti un cutter de son sweat à capuche et le pointe vers elle, lame dehors, en lui disant de se taire ou il la défigure. Sans la quitter des yeux, il dit à son complice de lui attacher les mains. Elle remarque alors que les leurs, de mains, sont couvertes par des gants en latex et qu'ils tiennent chacun un gros sac de voyage. Le grand fouille dans le sien et sort un rouleau de gaffer, puis vient se placer derrière elle, et elle comprend qu'il lui enroule du ruban adhésif autour des poignets. Elle sent aussi les sanglots monter. Elle les ravale. Sa voix ne tremble presque pas quand elle demande ce qu'ils veulent et comment ils ont la clé de chez elle. Le petit dit, T'occupe.


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