Journal d'Arcadie / Passion du livre

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.. Journal d'Arcadie

Couverture du livre Journal d'Arcadie

Auteur : Peter Doherty

Traducteur : Thomas Baignères

Date de saisie : 03/03/2017

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Castor astral, Bègles, France

Collection : Castor music

Prix : 19.00 €

ISBN : 9791027800940

GENCOD : 9791027800940

Sorti le : 23/02/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Compilé et transcrit par Nina Antonia.

Vrai, provoquant et sensible, Journal d'Arcadie fait la chronique des six tumultueuses années (de 2008 à 2013) de la vie de Peter Doherty (qui habite Paris depuis quatre ans) à travers des extraits de ses journaux intimes et carnets de bord de tournée. C'est un portrait intime de l'un des plus complexes, mais aussi de l'un des plus doués des musiciens anglais. Peter Doherty met son «horrible» addiction, ses romances amoureuses, ses amitiés et son caractère sous le microscope poétique de son âme.
Journal d'Arcadie est le premier véritable compte rendu autobiographique révélateur de cette énigme (le livre précédent de Peter comportait des fac-similés des pages de journaux intimes antérieurs). Au sujet de son personnage plein de paradoxes, Peter écrit «Je me sens comme un étranger dans ma propre peau. Je me demande comment j'ai bien pu y entrer ?» Il a l'habitude de laisser ses journaux intimes ouverts pour permettre aux amis et aux fans d'y écrire ; Journal d'Arcadie contient des témoignages poignants d'Amy Winehouse et Peaches Geldof.
La dernière section du livre comporte des extraits du journal de bord de tournée de Peter ; ce sont des récits de moments pris sur le vif, souvent hilarants, de tournée Sexe Drogue et Rock and Roll : «Le matin, il y en avait pour des milliers de pounds de dégât et...peut-être des dégâts dans le coeur d'une (attendez deux secondes) divinité aux yeux bleus, aux pommettes roses, nommée... oh est-ce que cela a de l'importance ?» Le livre se termine par une interview exclusive de Peter Doherty par Nina Antonia.

Journal d'Arcadie plaira aux fans de Doherty, des Babyshambles, des Libertines - d'autant plus que ces derniers viennent juste de se reformer et sont sur le point d'enregistrer un nouvel album chez EMI-Virgin, ces fans vont se compter par millions - mais plaira aussi à toute personne qui appréciera une histoire fascinante de la jungle du Rock and Roll, racontée brillamment, avec sensibilité, poésie, humour et finesse par l'un des grands clochard céleste de ce siècle.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction

Où va le joueur de flûte ? Les belles mélodies des visions d'Albion disparaissent de la mémoire et de l'histoire comme les dieux de l'ancien monde. Depuis près de deux décennies, Peter Doherty a charmé le public avec un rêve conjurant d'abord une enfance à côtoyer bases militaires, casernes et fils barbelés. Enfant prodige de bonne éducation, pratiquement militaire, Peter était le seul gamin de sa classe tenu de cirer ses chaussures chaque matin. La plupart de ce qui suivit fut en réaction à cette éducation - à commencer par une dérobade face à l'ordre établi ; preuve qu'il n'était pas fait pour être dirigé. Les thèmes récurrents d'idylles mystiques qui pimentent son travail et ses visions - Albion, Arcadie et Shangri-La - ont toujours incarné pour lui une échappatoire face à un monde cloisonné. Mais au fil des années, même leur créateur semble moins convaincu de parvenir à trouver son sanctuaire. Dans «Fall from Grace», un des titres de Sequel to the Prequel, le troisième album studio des Babyshambles, Peter chante : «À l'horizon, il y a un petit bout de terre que je guette / Irons-nous quelque part où ils connaissent mon visage ? / Rassemblez-vous et soyez les témoins de ma tombée en disgrâce».
Réticent à toute forme de responsabilité, Peter continue de mener sa route ici et là, s'entortille et s'élève comme des notes de musique dans les airs. La musique est supposée être un appel, jamais une carrière, même si la nécessité en a décidé autrement, les chansons portent toujours en elles les vestiges d'une gloire négligée. Bien que casanier, à l'instar de son enfance nomade, il continue de sillonner l'Europe, s'installant et aussitôt prêt à lever le camp, partant en tournée, enregistrant...
Ne vous laissez pas abuser par ce regard lointain et humide, ces orbes effrayés cachent en fait une vaste et mélancolique intelligence ; son esprit s'apparente à une bibliothèque historique, littéraire, artistique et musicale. Peu d'artistes ont autant de références aussi anciennes et intemporelles que Peter Doherty... Il est aussi le «roi des rendez-vous manques», comme en atteste l'un des astucieux sinon anonymes contributeurs aux carnets intimes de ce livre.
Au début de l'été 2013, je suis entrée en possession des journaux intimes qu'il tenait, mais les graines de ce projet, elles, avaient été plantées trois ans auparavant, à l'époque où il vivait encore dans un minuscule appartement de Kentish Town. Sorti depuis peu de prison, il semblait plutôt perdu ; bien sûr, il avait gardé plein de choses sous le coude, mais rien de vraiment concret. Mis à part la perspective de quelques concerts et la volonté de peindre davantage de tableaux avec son sang, il avait brièvement touché à l'écriture. Le premier volume de ses journaux intimes, The Books of Albion, avait été publié en livre de poche par Orion en 2007, puis réédité en 2009. Bien que le livre ait gagné des prix et se soit bien vendu, Peter semblait détaché du projet. Pour lui, c'était déjà du passé et il était prêt à aller de l'avant. De plus, les avocats d'une certaine top model avaient obtenu le retrait de quelques-unes des remarques de l'auteur, parmi les plus piquantes du livre. «Écris quelque chose d'autre et je t'aiderai à le faire publier», ai-je timidement suggéré. Il appela aussitôt son dealer pour nous faire livrer du poulet à la sauce Piri-Piri. Je peux vous garantir que la requête provoqua une certaine consternation à l'autre bout du fil. Peter parlait-il en langage codé ? Avec cette voix capricieuse, Peter réitéra sa demande : «Non, je veux juste du poulet sauce Piri-Piri. Oui, bien sûr que j'en suis certain.» Il semblait plutôt exaspéré. «Juste du poulet, avec de la sauce... rien d'autre... Bon, peut-être des frites, alors...»


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