Tu n'auras pas peur / Passion du livre

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.. Tu n'auras pas peur

Couverture du livre Tu n'auras pas peur

Auteur : Michel Moatti

Date de saisie : 30/05/2017

Genre : Policiers

Editeur : HC, Paris, France

Prix : 19.00 €

ISBN : 978-2-35720-319-8

GENCOD : 9782357203198

Sorti le : 16/02/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

TU TE DIRAS QUE CES CORPS NE SONT QUE DES IMAGES
TU AVANCERAS PARMI ELLES ET TU N'AURAS PAS PEUR

Jeune journaliste passionnée et déjà célèbre, Lynn Dunsday enquête pour un site d'information sur Internet. Reporter chevronné désormais proche de la retraite, Trevor Sugden travaille «à l'ancienne» pour un petit quotidien au format original. Tous les deux vont traquer un assassin sans scrupule qui reconstitue avec autant de rigueur que de férocité les scènes de crimes les plus atroces, avant de les diffuser sur le Net.
Sur les blogs et les réseaux sociaux, les indices et les rumeurs circulent plus vite que les informations officielles. Un mortel jeu de piste s'organise alors, où Lynn et Trevor vont devoir faire face à la folie humaine, à leur conscience et au rôle qu'ils jouent dans cette escalade de l'horreur.

Dans ce quatrième thriller au rythme effréné, Michel Moatti, docteur en sociologie des médias, plonge le lecteur dans son domaine d'expertise : la violence dans les médias et sur le Net, la vitesse de l'information et les nouvelles responsabilités des journalistes.





  • La revue de presse Julie Malaure - Le Point,février 2017

Buzz, réseaux sociaux, éthique évaporée et course au scoop. Michel Moatti ancre son thriller "Tu n'auras pas peur" dans l'air du temps...
Michel Moatti ramasse le tout et façonne un thriller bien engagé dans le virage numérique. Accélération de l'info, viralité du buzz, réseaux sociaux, obsolescence de la censure... puis la poussée rageuse des «abrutis du Net». Ces «analphabètes qui commentent les articles, assènent des stupidités avec des airs d'expert en multipliant les fautes de grammaire et les insultes». Ça vous dit quelque chose ?



  • Les premières lignes

Préambule - Horace McFarlane

Non, il ne pouvait pas y croire. C'était à lui que ça arrivait. Il avait été assommé. Mis K.-O., tout bonnement K.-O. Il ne se souvenait de rien depuis Half Moon Lane. Il sortait de ce bar, il avait vaguement vu une ombre s'approcher et son nez avait explosé. Puis plus rien. Si. Ça. Maintenant. Et «ça» n'avait pas de sens. Pas de bon sens. Il était attaché. Et sacrement bien attaché. Il avait essayé de remuer ses poignets pris dans des bracelets fixés au siège, mais ils ne bougeaient pas d'un millimètre.
Il regardait le type qui lui tournait le dos pianoter sur un clavier d'ordinateur et modifier des réglages sur une sorte de minuscule caméscope Sony dont la sangle pendait de son poignet. Horace McFarlane essayait de se concentrer sur les quatre lettres blanches. Voilà. Pour éviter de se laisser aller à la douleur, il essayait de réduire le monde à ça : quatre lettres blanches qui montaient et descendaient tandis que le type pluggait sa putain de fiche HDMI.
S.O.N.Y.
Presque dix minutes qu'il était réveillé et qu'il fixait ces quatre lettres-là : S.O.N.Y. Il essaya de les faire défiler dans l'autre sens. Y.N.O.S. La douleur dans ses sinus empirait de seconde en seconde. Bon sang, ce type lui avait vraiment explosé le nez. Il avait dû lui fracturer tout l'avant du crâne pour que ça lui fasse aussi mal. La nausée le prit sans prévenir dans le fond de la gorge et il se mit à vomir sur ses genoux. L'autre ne se retourna même pas. Il fit reculer brutalement sa chaise à six roues, et balança son poing au jugé derrière lui. Le coup atteignit McFarlane sous l'oreille et la douleur roula de la tempe au front, s'épaississant telle une vague qui se gonfle en fonçant vers le rivage. Pour la millième fois depuis... depuis quand au fait ? Il ne se sentait pas capable d'estimer le temps passé depuis qu'il avait repris ses esprits, assis sur ce siège avec les poignets pris dans les bracelets solidaires des accoudoirs qui le tenaient prisonnier. Des sangles ou des fermetures identiques le contenaient aux chevilles. Et sa tête était maintenue exagérément droite par une sorte de demi-casque équipé d'une minerve rigide qui pressait le haut de son crâne et sa nuque. Tout semblait peser des tonnes.
Il referma les yeux. Les lettres revinrent, en tonalités inversées et dans le désordre.
Y.N.O.S... Y.N.O.S. Bon Dieu de merde, cette douleur allait le rendre dingue. Qu'est-ce que ce type lui avait fait au bras ? Y.N.O.S. L'onde de douleur sautait à la manière d'un lutin sous acide, bondissant en allers-retours insupportables de son coude à sa tempe droite. Y.N.O.S... Y.N.O.S... Y.N.O.S. Merde !
Une image venait d'apparaître sur l'écran de l'ordinateur que le type masquait à moitié. Des zébrures, puis un flash de lumière blanche et vive passant brutalement au jaune malade. Horace McFarlane visualisa sur la moitié d'écran ce que le caméscope cadrait dans son viseur. Le mur à sa gauche, affichant une reproduction géante de la Une du New York Times le lendemain de l'attaque du World Trade Center. Avec ce titre, laconique et définitif :
U.S. ATTACKED
(...)


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