Où va le monde ? / Passion du livre

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.. Où va le monde ?

Couverture du livre Où va le monde ?

Auteur : Jean-Michel Baer | Nicole Gnesotto | Pascal Lamy

Date de saisie : 11/04/2017

Genre : Economie

Editeur : Odile Jacob, Paris, France

Collection : Economie

Prix : 19.90 €

ISBN : 978-2-7381-3528-5

GENCOD : 9782738135285

Sorti le : 15/02/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Où va le monde ?
Comment en est-on arrivé là ?
Pourquoi le désordre, la violence, le chaos donnent-ils le sentiment d'être les nouvelles règles du système international, alors que la paix, la prospérité, la liberté, la règle du droit étaient données, il y a à peine vingt ans, comme les promesses de la fin de la guerre froide ?
Quelles dynamiques dominent aujourd'hui le monde ?
Le marché ou la force ? L'économie ou la géopolitique ?
La première va-t-elle réussir à pacifier le monde et l'unir dans un destin commun ?
La seconde finira-t-elle par casser l'unification des marchés au profit de désordres et de rivalités incontrôlés ?
Pascal Lamy et Nicole Gnesotto n'ont pas les mêmes réponses, sauf sur l'Europe, et en débattent ici avec Jean-Michel Baer.
Un livre lumineux pour comprendre les enjeux du nouveau désordre mondial.

Proche de Jacques Delors, Pascal Lamy a été commissaire européen, puis directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Il a publié, chez Odile Jacob, Quand la France s'éveillera.
Nicole Gnesotto est professeur titulaire de la chaire sur l'Union européenne au Conservatoire national des arts et métiers, et présidente du conseil d'administration de l'Institut des hautes études de défense nationale.
Jean-Michel Baer a été journaliste à Libération, membre du cabinet de Jacques Delors, directeur de la Culture puis de la Recherche en sciences sociales à la Commission européenne.





  • La revue de presse Pascal Riché - L'Obs du 6 avril 2017

Dans un livre à deux voix, Pascal Lamy, ancien patron de l'OMC, et Nicole Gnesotto, géopolitologue, croisent leurs analyses de la mondialisation...
Lamy voit le monde «de Mercure», Nicole Gnesotto, «de Mars» : un dialogue plutôt fertile. Certes, leur désaccord est un peu surjoué, dans l'intérêt du propos. Mais il permet de jeter deux lumières différentes sur chacune des grandes crises. A charge pour chaque lecteur de faire la synthèse. La Grèce vit un drame économique, mais l'enjeu est géopolitique : n'est-elle pas la porte vers le Moyen-Orient ? Le protectionniste Donald Trump promeut la souveraineté, mais ne commet-il pas une erreur géo-économique magistrale ?


  • La revue de presse Sylvie Kauffmann - Le Monde du 16 février 2017

Entreprendre d'expliquer le grand désordre mondial au moment où le chaos paraît à son paroxysme, lorsque la rationalité s'est mise aux abonnés absents jusque dans le bureau Ovale, conduit forcément à poser beaucoup de questions. Tenter une analyse au milieu du gué, c'est, bien sûr, s'exposer à ne pas trouver toutes les réponses. Pascal Lamy et Nicole Gnesotto ont pris le risque, et il faut les en remercier. Ce sont tous deux de grands connaisseurs du monde. Leur expertise nous aide à déchiffrer cet immense désordre, à en distinguer les différents courants, voire même à en identifier les éléments ­porteurs d'un ordre futur. L'originalité de l'ouvrage, outre sa construction curieuse - mêlant chapitres écrits par l'un et par l'autre, dialogue et, finalement, propositions communes pour sortir du chaos -, tient à ce qu'ils y conjuguent deux expériences très distinctes : celle de la géopolitique et celle de la géo-­économie.



  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction

Rien ne va plus

Rien ne va plus. De quelque côté que l'on regarde le monde, c'est le même sentiment de stupeur et d'incrédulité qui s'impose. Donald Trump, le milliardaire américain le plus outrancier et le plus atypique, a été élu président des États-Unis le 9 novembre 2016, déjouant toutes les prévisions des sondages et toutes les analyses des «experts». A l'échelle de la planète, 1 % de la population mondiale possède autant de richesses que les 99 % restants. En moins de deux ans, le groupe Daech s'est imposé comme la première puissance terroriste de la planète, avec un trésor de guerre de 3 milliards de dollars. Plus de 1 million de réfugiés ont afflué sur le territoire européen en 2015 et leur nombre pourrait doubler dans les prochaines années. En Europe, aucun pays n'a retrouvé le niveau de croissance d'avant la crise de 2008 : les frontières se recréent, des murs et des barbelés s'érigent, les partis populistes ou d'extrême droite sont en progression spectaculaire, ils gouvernent même la Pologne et la Hongrie. Quant au Royaume-Uni, il a osé franchir le pas d'un retrait historique de l'Union européenne. La liste est longue pour qui voudrait tenir la chronique des catastrophes acquises ou annoncées.
Autrement dit, partout prévaut le même désarroi : notre monde se défait, nos repères se brouillent, un sentiment d'incompréhension collective flotte dans les consciences européennes. Une double désillusion affecte en même temps ces deux piliers de notre action collective depuis un quart de siècle : la mondialisation économique d'un côté, la construction de l'Europe de l'autre. Tâchons d'abord d'en prendre la mesure.

La mondialisation : histoire d'une désillusion

Rappelons-nous l'extraordinaire bouleversement survenu au tournant des années 1990 : en quelques mois, l'URSS et le communisme s'effondrent, la Chine adopte l'économie de marché. Ces deux révolutions historiques allaient changer le monde. Ce qui nous semblait familier et immuable s'estompe : la guerre froide à l'ombre de la dissuasion nucléaire, la division de l'Europe et de l'Allemagne, la lutte contre le totalitarisme communiste, la petite Europe des douze cohérente et prospère, le retard et la pauvreté du «tiers-monde», la domination américaine et la suprématie de l'Occident, tout cela se dissout progressivement dans l'avènement du nouvel univers mondialisé. Dès la fin des années 1980, la mondialisation devient en effet le socle, le cadre, l'horizon de toutes les relations humaines. Elle enfante un monde complexe, instable certes, difficile à déchiffrer, mais un monde où la richesse explose, la pauvreté recule, propulsant l'émergence de nouvelles puissances colossales naguère insignifiantes. Un monde propice à des révolutions technologiques sidérantes, un monde où la mathématique financière, Internet, les réseaux sociaux deviennent l'alpha et l'oméga des nouvelles dynamiques de croissance et d'influence.
La mondialisation structure. Elle étonne, détruit parfois l'équilibre des vieilles sociétés occidentales, échappe aux règles traditionnelles mais elle devient le socle du système international. La géopolitique elle-même, autrement dit les rapports de force et la hiérarchie des puissances dans le monde, subit son influence : pour beaucoup, elle devient secondaire, marginale, face à l'énorme vague d'effervescence économique et commerciale qui se met à structurer le monde.


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