Journaliste, syndicaliste, communiste : trente-sept ans d'un combat dans l'audiovisuel / Passion du livre

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.. Journaliste, syndicaliste, communiste : trente-sept ans d'un combat dans l'audiovisuel

Couverture du livre Journaliste, syndicaliste, communiste : trente-sept ans d'un combat dans l'audiovisuel

Auteur : Jean-François Téaldi

Préface : Hervé Bourges

Date de saisie : 21/02/2017

Genre : Cinéma, Télévision

Editeur : Tirésias, Paris, France

Collection : Lieu est mémoire

Prix : 23.00 €

ISBN : 9782915293906

GENCOD : 9782915293906

Sorti le : 10/03/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

«L'histoire de l'audiovisuel français n'est pas toute entière écrite. On en connaît les grandes dates [...] C'est une partie de cette histoire que Jean-François Téaldi, témoin parmi d'autres, nous propose de redécouvrir. Il en fut une figure, souvent méconnue du grand public, mais estimée et reconnue de ses pairs, et un redoutable négociateur lors de presque toutes les discussions sociales importantes qui marquèrent notre audiovisuel et qui contribuent encore à en assurer la spécificité [...] Jean-François Téaldi tire une chronique haletante et forte : ancrée dans son expérience et son jugement personnels [...] La mémoire de Jean-François Téaldi fourmille d'anecdotes auxquelles ses qualités de conteur donnent un tour savoureux : il n'a pas toujours été facile d'être communiste, dans une télévision publique longtemps contrôlée par le pouvoir politique», comme l'a si admirablement écrit le président Hervé Bourges dans sa préface.

À lire avec curiosité et un immense plaisir ses tête-à-tête avec Jacques Médecin («Jacquou» comme le surnommaient et le surnomment encore nombre de Niçois), Christian Estrosi, Jacques Peyrat, Jean-Marie le Pen, Bernard Tapie, Jean-Luc Mélenchon... sans omettre ses rencontres avec le président de la République Nicolas Sarkozy quand il décida de vouloir supprimer la publicité sur les chaînes publiques. Il fut un défenseur des droits du travail, un ardent syndicaliste de la CGT. Un livre à savourer, à conserver, à découvrir avec un intérêt toujours renouvelé.





  • Les premières lignes

Télévision : défense et illustration du service public

L'histoire de l'audiovisuel français n'est pas toute entière écrite. On en connaît les grandes dates, de la constitution de l'ORTF à son explosion en 1974, de l'apparition des premières chaînes privées entre 1984 et 1986, à la privatisation de TF1 en 1987, en 1992 de la création d'Arte, chaîne publique franco-allemande, et de la constitution de France Télévisions, au lancement en 2016 de la chaîne Franceinfo, réunissant la télévision publique, Radio France, France 24 et l'Institut National de l'Audiovisuel (INA). Mais, en dehors des travaux universitaires de Francis Balle, il manque encore à l'histoire officielle celle des hommes et des femmes qui en furent les artisans et les acteurs, celle de tous ceux qui, de la base au sommet, travaillèrent pour faire du «petit écran», dans notre pays, une aventure humaine extraordinaire.
C'est une partie de cette histoire que Jean-François Téaldi, témoin parmi d'autres, nous propose de redécouvrir. Il en fut une figure, souvent méconnue du grand public, mais estimée et reconnue de ses pairs, et un redoutable négociateur lors de presque toutes les discussions sociales importantes qui marquèrent notre audiovisuel et qui contribuent encore à en assurer la spécificité. De son engagement au sein de la CGT, aux côtés de ses camarades d'autres syndicats, des sociétés de journalistes et de ses nombreux confrères, de ses rencontres, négociations et affrontements avec les responsables successifs de FR3, Antenne 2, puis France Télévisions, Jean-François Téaldi tire une chronique haletante et forte : ancrée dans son expérience et son jugement personnels, relatant, à sa manière, les combats et les coups bas, les échecs et les succès, les évidences et les incertitudes.
C'est à la fois un parcours singulier, marqué par des choix professionnels originaux, et une aventure collective, celle de tous ceux qui, parfois devant, souvent derrière la caméra, ont fait de la télévision cette inépuisable fenêtre sur le monde, ce point focal de la vie publique, cette compagne fidèle de notre actualité quotidienne. Formidable outil d'information, au service de notre conscience collective à laquelle elle donne forme et expression, ce média était encore tout récent quand Jean-François Téaldi vit le jour, en 1952. C'est tout naturellement que, jeune journaliste, il choisira, de 1977 à 2015, d'y faire carrière, saisissant un jour la chance qui s'offre à lui de la rejoindre, via le sport, passant de Nice-Matin, où il fit ses débuts, à FR3 Côte d'Azur, une des stations régionales de cette chaîne de télévision nationale que des prédateurs politiques, industriels ou financiers n'ont de cesse, au fil des décennies, de vouloir dépecer.

La mémoire de Jean-François Téaldi fourmille d'anecdotes auxquelles ses qualités de conteur donnent un tour savoureux : il n'a pas toujours été facile d'être fiché communiste, dans une télévision publique longtemps contrôlée par le pouvoir politique, jusqu'à ce que François Mitterrand, confiant en 1982 la nomination de ses dirigeants à la Haute Autorité de l'Audiovisuel, présidée par Michèle Cotta, tente de couper le cordon ombilical avec l'exécutif. Le retour de la droite au pouvoir se traduisit par la création en 1986 de l'inqualifiable Commission Nationale de la Communication et des Libertés (CNCL), à laquelle succéda en 1989 le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), qui parvint à s'imposer, durablement, et dans la plupart de ses choix et décisions (à quelques surprenantes exceptions près), comme un organe de régulation indépendant. «Une institution ne naît pas indépendante mais elle le devient», disait justement Alain Juppé. Trop indépendante ? En tout cas au goût de Nicolas Sarkozy, élu président de la République, qui, contrairement à l'avis de François Baroin, reprit un temps au CSA une liberté nouvellement acquise, la nomination des responsables de l'audiovisuel public, que François Hollande lui restitua, soucieux de se démarquer de l'interventionnisme brutal de son prédécesseur vis-à-vis des médias.

(...)


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