Dark matter / Passion du livre

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.. Dark matter

Couverture du livre Dark matter

Auteur : Blake Crouch

Date de saisie : 30/01/2017

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Nouveaux Millénaires, Paris

Prix : 19.90 €

ISBN : 9782290116739

GENCOD : 9782290116739

Sorti le : 04/01/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Un soir, en rentrant chez lui, Jason Dessen, professeur de physique, est agressé et kidnappé par un inconnu masqué.
Quand il reprend connaissance, tout a changé : Daniela n'est plus sa femme, leur fils Charlie n'est jamais né, et Jason lui-même est un physicien de premier plan à l'aube d'une découverte fondamentale. Que lui est-il arrivé ? Qui lui a volé sa vie, et pourquoi ? Les réponses à ces questions entraîneront Jason sur les multiples chemins d'un voyage extraordinaire, au cours duquel il devra se confronter à son plus dangereux ennemi : lui-même.

«Dark Matter ouvre une porte vers d'autres dimensions de la réalité.»
New York Times
«[Dark Matter] pourrait bien être le page-turner le plus efficace et le plus chaotique de l'année.»
The Guardian

Auteur d'une vingtaine de romans, parmi lesquels la trilogie Wayward Pines portée au petit écran par M. Night Shyamalan, Blake Crouch nous offre avec Dark Matter une interprétation moderne du thriller scientifique, à mi-chemin entre Philip K. Dick et Michael Crichton. Dark Matter est en cours d'adaptation au cinéma.





  • La revue de presse Simon Krug - Les Inrocks, janvier 2017

Bien que mental, Dark Matter se lit vite et facilement. Avec son style sec et ses phrases courtes, ses rebondissements incessants, il fera fuir les esthètes mais comblera les amateurs de littérature pop-corn et de séries (Fringe notamment) voulant se mesurer à ce type de scénario relativement élaboré (et voir leur raison parfois vaciller) sans pour autant s'adonner à la science-fiction la plus hermétique. Dark Matter a donc tout du page-turner séduisant et divertissant, thriller scientifique bien plus malin que la moyenne.



  • Les premières lignes

J'aime le jeudi soir.
Un moment à part, hors du temps.
Pour nous trois, c'est une petite tradition - la soirée familiale.
Mon fds Charlie est déjà attablé. Il griffonne sur son carnet de croquis. Proche des quinze ans, il a pris six centimètres cet été. Il est aussi grand que moi, désormais.
J'abandonne un instant mon oignon à moitié émincé. «Je peux voir ?»
Charlie lève son carnet, montre une chaîne de montagnes d'allure extraterrestre.
«J'adore, dis-je. C'est pour le plaisir ?
- Projet de classe. A rendre demain.
- Alors au boulot, monsieur dernière-minute.» Debout dans ma cuisine, heureux et légèrement saoul, je n'ai pas conscience que tout s'achève ce soir. La fin. Tout ce que je connais, tout ce que j'aime.
Personne ne nous avertit jamais des changements qui s'annoncent. Aucun signe, aucune alerte, rien n'indique le précipice qui s'ouvre sous nos pieds. C'est ce qui rend la tragédie si tragique, en quelque sorte. Pas seulement ce qui arrive, mais comment ça arrive. Le coup de massue sorti de nulle part, au moment où l'on s'y attend le moins. Pas le temps d'esquiver, encore moins de se préparer.
La surface de mon vin reflète les ampoules du plafonnier, l'oignon me pique les yeux. Thelonious Monk tourne sur ma vieille platine installée sur la commode. Je ne me lasse pas de la richesse des enregistrements vinyle, surtout le craquement entre les pistes. Le meuble regorge de disques rares que je ne range jamais correctement, même si, un jour, promis, je vais m'y mettre.
Ma femme Daniela est assise au comptoir de la cuisine. Elle fait tourner son verre presque vide, téléphone en main. Remarquant que je l'observe, elle sourit sans quitter l'écran des yeux.
«Je sais, glousse-t-elle. Je viole la règle cardinale de la soirée familiale.
- Qu'y a-t-il de si important ?»
Elle lève ses yeux sombres, espagnols, vers moi. «Rien.» Je m'approche d'elle, lui ôte doucement le téléphone de la main, puis je le pose sur le plan de travail. «Tu pourrais lancer les pâtes.
- Je préfère te regarder faire la cuisine, répond-elle.
- Ah ouais ?» Plus doucement : «Ça t'excite, hein ?
- Non, mais c'est plus marrant de boire sans lever le petit doigt.»
Son haleine sent le vin doux, et son sourire m'a toujours paru impossible, d'un point de vue biologique. Il me subjugue toujours autant.
Je vide mon verre. «On devrait en ouvrir une autre, non ?
- Ce serait dommage de s'abstenir.»
Pendant que j'ôte le bouchon de la deuxième bouteille, Daniela récupère son téléphone, me montre l'écran. «Je lisais la critique de l'expo de Marsha Altman sur le site du Chicago Magazine.
- Alors ? Plutôt sympa ?
- Oui. Une déclaration d'amour, en gros.
- Tant mieux pour elle.


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