Marseille : l'heure bleue / Passion du livre

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.. Marseille : l'heure bleue

Couverture du livre Marseille : l'heure bleue

Auteur : Jean Contrucci

Illustrateur : photographies de Camille Moirenc

Date de saisie : 15/12/2016

Genre : Photos

Editeur : Jeanne Laffitte, Marseille, France

Prix : 31.60 €

ISBN : 9782862765235

GENCOD : 9782862765235

Sorti le : 09/12/2016

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  • La présentation de l'éditeur

En tournant ces pages vous allez entrer dans le monde du rêve. Dans une ville rêvée par un photographe-poète qui vous propose une étonnante invitation au voyage où, selon le souhait de Baudelaire, «tout n'est qu'ordre et beauté».
Courez donc sans tarder vous immerger dans cette immensité : le bleu est la couleur de l'infini, du lointain, de l'illusion qui rassure. Bleu azur du ciel de printemps, bleu cobalt des profondeurs marines, bleu outremer de l'eau chahutée par le mistral, bleu pastel du ciel hivernal, bleu horizon du grand large, bleu nuit du crépuscule, bleu ardoise du ciel d'orage, bleu acier du métal poli, bleu saphir de l'onde au pied des falaises dressées sur la mer, bleu-pétrole du port marchand, bleu lagon du ressac mourant sur la plage, Camille Moirenc la décline partout, sur toute la gamme de ses nuances, cette couleur de l'envoûtement : sur les volets des cabanons, le costume des santons d'argile, les filets des pêcheurs, le décor des faïences, la tenue de travail des dockers, sur les devantures des boutiques, les bordés des barquettes et des pointus, sur les capians dressés comme un blasphème vers le ciel, les oriflammes des processions, les gradins du stade vélodrome, les carènes des paquebots illuminés, en partance au crépuscule, glissant sur une mer de cobalt pur, tout droit sortis d'un film de Fellini.





  • Les premières lignes

En tournant ces pages vous allez entrer dans le monde du rêve. Dans une ville rêvée par un photographe-poète qui vous propose une étonnante invitation au voyage où, selon le souhait de Baudelaire, «tout n'est qu'ordre et beauté». Une ville apaisée, loin des fracas et des turbulences qui sont sa marque de fabrique ordinaire. La voici tout à coup comme transformée par la baguette magique de l'enchanteur. Inaccessible et proche à la fois ; ce qui est bleu semble loin et en même temps à portée de main. Étrange alchimie, fascinant sortilège : la plus immatérielle des couleurs, perpétuelle dérobade, transparence du vide accumulé, allège les formes, les défait, les dématérialise, et, en ouvrant le chemin des songes, aide à passer «de l'autre côté du miroir» cher à Alice.
Alors, Marseille s'apprivoise sous le regard, la ville-fauve retrouve une quiétude qu'on ne lui connaissait pas.
Avant que Camille Moirenc ne la repeigne en bleu, comme dans un conte de fée, Marseille paraissait ne devoir son existence qu'à une alliance exclusive avec la lumière implacable du soleil, celle qui gomme les nuances, aiguise les aspérités, chasse le mystère, quand ses rayons dardent leurs flèches avec une insupportable violence. Qui aurait cru que cette ville, si excessive dans son comportement ordinaire, recelait autant de douceurs ? Et autant de nuances de cette couleur réputée froide par qui ne sait voir au-delà des apparences ?
Courez donc sans tarder vous immerger dans cette immensité : le bleu est la couleur de l'infini, du lointain, de l'illusion qui rassure. Bleu azur du ciel de printemps, bleu cobalt des profondeurs marines, bleu outremer de l'eau chahutée par le mistral, bleu pastel du ciel hivernal, bleu horizon du grand large, bleu nuit du crépuscule, bleu ardoise du ciel d'orage, bleu acier du métal poli, bleu saphir de l'onde au pied des falaises dressées sur la mer, bleu-pétrole du port marchand, bleu lagon du ressac mourant sur la plage, Camille Moirenc la décline partout, sur toute la gamme de ses nuances, cette couleur de l'envoûtement : sur les volets des cabanons, le costume des santons d'argile, les filets des pêcheurs, le décor des faïences, la tenue de travail des dockers, sur les devantures des boutiques, les bordés des barquettes et des pointus, sur les capians dressés comme un blasphème vers le ciel, les oriflammes des processions, les gradins du stade vélodrome, les carènes des paquebots illuminés, en partance au crépuscule, glissant sur une mer de cobalt pur, tout droit sortis d'un film de Fellini. Oui, il fallait bien un oeil de peintre doublé d'un poète pour débusquer dans les tonalités violentes de Marseille autant de bleu !
Regardez à votre tour comme il sait poser sur elle le regard d'un amoureux surprenant sa belle au réveil, sur cette ville encore ensommeillée, alanguie entre l'azur du ciel et celui des flots qui l'ont bercée toute la nuit, à l'heure si justement nommée «l'heure bleue», qui précède le lever du jour. C'est l'heure où tout recommence, l'heure de tous les possibles, l'instant où rien n'est encore fixé de la journée qui vient, le moment où la cité renaît lentement à la vie au long de ses darses et de ses quais encore déserts avant que la ruche humaine ne leur redonne leur fonction. À l'opposé, l'oeil du photographe aux aguets traque ces courts instants où la lumière du soir bascule insensiblement avant de revêtir ses habits de nuit, pour s'éteindre dans un décrescendo chromatique, traversant avec lenteur les «nuances de passage» qui vont la conduire vers une obscurité où les couleurs n'existent plus ou, du moins, se confondent dans un camaïeu de gris et de noirs. C'est l'instant espéré tout au long du jour par le «guetteur de beautés», quand la cité subissait la loi d'un soleil aveuglant comme un trop plein de lucidité. Il arrive, ce moment, comme une récompense à qui a eu la patience d'attendre pour le saisir au passage et lui conférer l'éternité. Moment de grâce où Marseille-la-Turbulente cesse de gronder, de menacer, où la ville de l'excès retrouve enfin le goût de la nuance et de la grâce. C'est tout cela que vous montrent les photos volées à la réalité par Camille Moirenc. Et ne croyez surtout pas que cette monochromie engendre la saturation ou la lassitude. Du bleu, on n'en mettra jamais assez. C'est une couleur dont l'oeil et l'âme ne se rassasient jamais.
(...)


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