Je reviendrai : lettres de Russie : 1942-1943 / Passion du livre

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.. Je reviendrai : lettres de Russie : 1942-1943

Couverture du livre Je reviendrai : lettres de Russie : 1942-1943

Auteur : Eugenio Corti

Préface : François Livi

Traducteur : Gérard Genot

Date de saisie : 20/12/2016

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Ed. des Syrtes, Genève, Suisse

Collection : Littérature étrangère

Prix : 17.00 €

ISBN : 9782940523511

GENCOD : 9782940523511

Sorti le : 19/01/2017

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  • La présentation de l'éditeur

En 1941, Eugenio Corti (1921-2014) est envoyé, à sa demande, sur le front russe. Ce jeune officier d'artillerie est affecté au 35e corps d'armée, l'un des trois corps de l'Armée italienne de Russie qui comprend à l'époque plus de 200 000 hommes. Les cent lettres qu'Eugenio Corti envoie à sa famille, rassemblées dans ce livre posthume, couvrent la période juin 1942-janvier 1943 : l'arrivée sur le front russe, les avancées des Allemands et de leurs alliés pendant l'été et l'automne 1942, la formidable offensive russe de décembre et la retraite qui ne prendra fin, pour les rares survivants, dont Corti, que le 17 janvier. Le journal La Plupart ne reviendront pas (1947) rendra compte de ces tragiques journées de marche et de combats.
Par ailleurs, les lecteurs du Cheval rouge (1983), le chef-d'oeuvre d'Eugenio Corti, trouveront ici de nombreuses indications qui seront développées dans le grand roman historique à venir. Je reviendrai n'est cependant pas qu'un journal de guerre. Les lettres de Corti, qui doivent tenir compte de la censure militaire et de la censure que l'auteur s'impose dans cette correspondance adressée à sa famille, nous renseignent sur la vie au front d'un jeune officier. Elles donnent surtout la mesure de la dimension éthique de l'engagement de Corti, son intérêt pour les populations civiles qui, en dépit de l'oppression qu'elles subissent depuis des générations, ont gardé la foi en l'homme et la foi chrétienne.
«Je reviendrai» : l'assurance avec laquelle le jeune officier affirme qu'il reviendra du front russe n'est ni de l'inconscience ni de l'orgueil. Elle traduit sa confiance en une mission à accomplir dans la vie; ce sera sa vocation d'écrivain, qui va précisément naître en Russie.





  • Les premières lignes

EUGENIO CORTI SUR LE FRONT RUSSE

Les cent lettres qui constituent ce livre viennent de loin : du front russe, où l'auteur a combattu en 1942-1943, mais aussi de l'au-delà. Je reviendrai est en effet un livre posthume. Eugenio Corti nous a quittés en 2014, à l'âge de quatre-vingt-treize ans. C'est après sa mort que son épouse, Vanda Corti, a trouvé les lettres, soigneusement conservées, que Corti avait adressées de Russie à sa famille. Elles n'étaient pas destinées à la publication : elles relèvent d'une épistolographie privée. Leur témoignage est d'autant plus authentique et précieux qu'elles ne sont tributaires d'aucun projet littéraire.
Je reviendrai rejoint ainsi les grands livres, bien connus du public francophone, qu'Eugenio Corti a consacrés à la campagne de Russie. Ces lettres éclairent la genèse de La Plupart ne reviendront pas. Vingt-huit jours dans une poche du front russe (hiver 1942-1943), journal de la retraite de Russie paru en 1947, ainsi que de bien des épisodes de l'imposante fresque romanesque Le Cheval rouge, parue en 1983, dont la première partie est précisément centrée sur la guerre en Russie. Elles trouvent leur prolongement naturel dans les quatre récits qui forment la section «Du temps de la guerre» du livre Histoire d'Angelina et autres récits (2008). Des lettres, un journal, un roman historique, des récits autobiographiques : autant d'approches complémentaires de cette expérience fondatrice de sa vie d'homme et d'écrivain qu'a été pour Eugenio Corti la campagne de Russie. Pour comprendre la signification de Je reviendrai, il est néanmoins indispensable de replacer ces lettres dans leur contexte historique et dans la vie de leur auteur.
Eugenio Corti n'a pas choisi de naître au XXe siècle, le siècle qui a vu la naissance et l'écroulement des totalitarismes - le fascisme, le communisme, le nazisme - ni d'appartenir à une génération directement impliquée dans la Seconde Guerre mondiale. C'est l'Histoire qui l'a choisi ou, pour mieux dire, qui l'a saisi. Mais Corti ne la subit pas passivement. Mobilisé en 1941, à l'âge de vingt ans, le jeune étudiant de droit à l'Université Catholique de Milan demande à être envoyé sur le front russe. Folie, inconscience juvénile, exaltation idéologique ? Rien de tout cela. Eugenio Corti veut constater personnellement, même si la guerre réduit singulièrement le champ visuel, les résultats de la transformation de la société qu'impose le marxisme soviétique. Ses voeux hors norme sont exaucés. Versé dans l'artillerie, le jeune sous-lieutenant sera envoyé en juin 1942, après avoir fait ses classes, sur le front russe.
(...)


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