Marie-Antoinette racontée par ceux qui l'ont connue / Passion du livre

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.. Marie-Antoinette racontée par ceux qui l'ont connue

Couverture du livre Marie-Antoinette racontée par ceux qui l'ont connue

Auteur : Collectif

Préface : Arthur Chevallier

Date de saisie : 29/11/2016

Genre : Histoire

Editeur : Grasset, Paris, France

Collection : Les cahiers rouges

Prix : 9.80 €

ISBN : 9782246862413

GENCOD : 9782246862413

Sorti le : 02/11/2016

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  • La présentation de l'éditeur

Cette anthologie rassemble exclusivement des textes écrits par des personnes qui ont connu la plus célèbre des reines de France. Les auteurs en sont, entre autres, sa portraitiste officielle, Elisabeth Vigée Le Brun, le secrétaire d'État aux Affaires étrangères de Louis XV, le duc de Choiseul, certaines de ses plus proches amies, comme la princesse de Lamballe, sa femme de chambre madame Campan ou la gouvernante des enfants de France, la duchesse de Tourzel.
Ces témoins de première main racontent Marie-Antoinette comme personnage privé tout autant que comme personnage public. Ils révèlent son intimité, sa parole, ses goûts, mais aussi la nature de ses rapports avec le roi, ses enfants, et ses passions amicales comme celle qu'elle a eue pour la duchesse de Polignac. On découvre comment elle a réagi aux scandales qui l'ont touchée, en particulier la fameuse affaire du collier. On aimait la qualifier de reine sotte et indigne du prestige Versailles ? On la voit défendre la monarchie avec courage et habilité. C'est aussi l'occasion de découvrir des anecdotes rarement relatées, comme sa toute première danse dans la Galerie des glaces, après son mariage avec Louis XVI, ou encore son opiniâtreté lors des interrogatoires par les révolutionnaires, avant son procès, à la prison du Temple. Et nous la suivons dans son calvaire jusqu'à la guillotine.
Voici Marie-Antoinette charmante et irritante, frivole et appliquée, ingénue et déterminée, souvent naïve, parfois calculatrice, toujours attachante.
En annexe, et pour la première fois en volume, on trouvera les deux lettres décryptées en 2016 de Marie-Antoinette à Axel de Fersen : «Je vous aime à la folie et (...) jamais, jamais je ne peux être un moment sans vous adorer.» L'anthologie est réalisée et préfacée par Arthur Chevallier, déjà auteur dans les Cahiers rouges des anthologies Napoléon raconté par ceux qui l'ont connu et Le Cahier rouge des chats.





  • Les premières lignes

Orgueil et préjugés
(à la cour de France)

«Quand on peut tout ce que l'on veut, il n'est pas aisé de ne vouloir que ce que l'on doit.»

Mémoire de Louis XIV pour l'instruction du dauphin

Marie-Antoinette d'Autriche était aussi de France. Contrairement au surnom d'Autrichienne dont l'ont affublée les pamphlets révolutionnaires, elle avait autant de sang français que la femme de Louis XIV, et plus encore que celle de Louis XV. Si la première, Marie-Thérèse d'Autriche, était la petite-fille d'Henri IV, la seconde, Marie Leszczynska, n'était (que) la fille du roi de Pologne, Stanislas Leszczynski. Le père de Marie-Antoinette, François Ier de Lorraine, était le petit-fils de Monsieur, frère de Louis XIV. Ce qui fait de l'«Autrichienne» l'arrière-arrière-petite-fille de Louis XIII. Lorsqu'elle arrive en France, en 1770, à l'âge de quatorze ans, le protocole en tient compte. Avant de rallier Versailles, la dauphine emprunte les routes de Lorraine, et en visite les plus grandes villes. Elle y est acclamée. On lui crie : «Vive la dauphine !» Comment un peuple a-t-il pu exprimer autant d'amour envers cette jeune fille de quatorze ans, et crier, vingt-trois ans plus tard : «À mort l'Autrichienne» ? La dégradation de l'économie et les fracas politiques n'expliquent pas seuls ce revirement. La haine envers Marie-Antoinette n'est pas née dans les rues de Paris parmi les sans-culottes, mais à Versailles, le 16 mai 1770, le soir de son mariage avec Louis-Auguste, futur Louis XVI. Les époux ouvrent le bal ; ils sont suivis des courtisans qui, les uns après les autres, dansent à leur suite selon l'ordre déterminé par l'étiquette. Incident : une parente de la branche paternelle (donc française) de Marie-Antoinette, Anne-Charlotte de Lorraine, précède, selon ce même protocole, des duchesses à tabourets. Ces dernières, offusquées par un tel bouleversement de la préséance, tiennent Marie-Antoinette pour responsable. La guerre entre la princesse autrichienne et la cour de France est déclarée. Elle ne prendra jamais fin et aura de graves conséquences sur la réputation de Marie-Antoinette.

Les gens de cour n'ont jamais aimé Marie-Antoinette ; ce désamour ne serait rien s'il n'était pas à l'origine de la haine du peuple. Dans leur Histoire de Marie-Antoinette, les frères Goncourt écrivent : «Marie-Antoinette n'a pas, immédiatement, dès son arrivée en France, suscité la verve pamphlétaire. Pendant les premières années de son règne, l'opinion publique lui est même plutôt favorable. L'hostilité, lorsqu'elle perce, émane de la cour. Le premier mouvement provocateur est le séjour au château de Marly et la visite de Maximilien, frère de la reine : "Disons les auteurs de cette médisance : c'étaient les courtisans, race cruelle et perfide. Chaque matin ils apportaient de Marly à Paris un journal de petites anecdotes qui n'avaient cours qu'autant que, par leur malignité, ils en empoisonnaient les circonstances : c'est alors que parut Le Lever de l'aurore, petit libelle, plat et obscur et méprisable." Les premiers pamphlets dénoncent les imprudences de la reine, son goût du jeu, son irrespect de l'étiquette, et surtout sa coquetterie.»
(...)


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