Histoire insolite et passionnée de la Bretagne / Passion du livre

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.. Histoire insolite et passionnée de la Bretagne

Couverture du livre Histoire insolite et passionnée de la Bretagne

Auteur : Jean-Paul Ollivier

Date de saisie : 01/12/2016

Genre : Histoire

Editeur : Larousse, Paris, France

Collection : Les documents de l'histoire

Prix : 29.95 €

ISBN : 9782035932624

GENCOD : 9782035932624

Sorti le : 26/10/2016

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Avec des documents et des fac-similés exceptionnels

Indépendante jusqu'au XVe siècle, tiraillée pendant la Révolution, pleinement engagée dans les deux guerres mondiales du XXe siècle, mobilisée contre toutes les formes d'injustice, la Bretagne, face aux soubresauts de l'Histoire, est de tous les combats.

Les légendes et les traditions celtes sont le creuset de son identité et l'ont dotée d'un patrimoine culturel insolite et varié. Nichée entre landes et de forêts, la Bretagne est le pays des corsaires, des pêcheurs, des marins au long cours, parfois, aussi, des tempêtes et des naufrages meurtriers.

C'est cette région fascinante que ce livre remarquablement illustré propose d'explorer. De Nominoë à Anne de Bretagne, de Surcouf à Tabarly, de Hénaff à Leclerc, découvrez l'odyssée hors du commun de ceux qui la bâtirent. De la pointe du Raz à Belle-Île, de Saint-Malo à Vannes, du château de Combourg à celui de Trécesson, de la chapelle de Trémalo au calvaire de Guimiliau, émerveillez-vous devant tant de richesses connues et de trésors cachés.

Plus de 300 photographies, des fac-similés d'exception, parmi lesquels des cartes, des Unes de journaux, des vieilles affiches, des croquis de costumes traditionnels, des chants bretons, le discours annoté du général de Gaulle à Quimper en 1969, des plans de bateaux, dessinent le portrait d'une région étonnante et passionnante.





  • Les premières lignes

De l'Armorique à la Bretagne

Vers le Xe siècle, la mutation du nom a une signification majeure, la population commençant à avoir conscience de l'existence d'une entité «Bretagne». Une série de questions se pose : celle, toujours discutée, de son peuplement ; celle de ses paysages qui n'ont cessé d'évoluer jusqu'à nos jours ; celle, enfin, de sa ou de ses civilisations successives. Conquise par les Romains, dévastée par les Normands, harcelée par les Francs, la Bretagne a résisté et a formé un État indépendant durant 700 ans avant d'être réunie à la France.

Un fascinant «âge de pierre»
Si l'on fait abstraction des premières «civilisations» préhistoriques, le premier apogée armoricain est celui de l'époque mégalithique, qui commence avec les premières tombes littorales. La péninsule bretonne possède la plus forte concentration de mégalithes au monde. La plus grande se situe dans le Morbihan, où subsistent plus de 4000 menhirs. Le site de Carnac en compte à lui seul 2934 ! Leur origine ainsi que leur «architecture» demeurent un mystère. «Carnac a fait écrire plus de sottises qu'il n'a de pierres», écrivait Gustave Flaubert... Il s'agit ici davantage d'une région que d'un site bien délimité, car il existe dans cette zone côtière du Morbihan cinq alignements distincts : Kerlescan compte environ 500 pierres, Kermario en a 1000 quand Crucuno en possède 22, réparties de façon quadrilatérale. Il y a 1169 menhirs disposés en onze files au Ménec, et 1 100 pierres à Kerzerho. De nombreux autres monuments sont dispersés sur plusieurs communes de la région carnacoise. Ainsi les dolmens de Saint-Pierre-Quiberon et de Quiberon et ceux à couloir de Pors-Guen et de Conguel, qui sont parmi les seules sépultures préhistoriques de la péninsule armoricaine à avoir livré des squelettes de défunts.

Des Vénètes aux Bretons
Au Ier siècle avant notre ère, les Vénètes peuplent une grande partie de l'Armorique. Le peuple gaulois développe une flotte d'une force hors du commun qui, jusqu'en 56 avant Jésus-Christ, résiste brillamment aux Romains. C'est à cette époque que les peuples d'Armorique tissent des liens solides avec les îles britanniques. Mais les Vénètes sont défaits. C'est le premier grand événement historique et douloureux de l'Armorique. Les uns fuient vers la Manche, les autres vers la Basse-Bretagne.
L'Empire romain lègue à la future Bretagne des cadres administratifs. L'Armorique est désormais divisée en cinq cités : celle des Redones (Rennes), des Coriosolites (Corseul), des Osismes (Carhaix), des Vénètes et des Namnètes (Nantes). Entre le Ve et VIIe siècle, l'arrivée successive des peuples de Cornouailles, du Pays de Galles, des moines et évangélisateurs irlandais, forme la Bretagne, qui regagne son indépendance. Mais elle est partagée en deux : l'est de la Bretagne est aux Francs, l'ouest, regroupé en plusieurs «fédérations» - Léon, Poher, Domnonée, Cornouaille, Browaroch et Porhoët - aux Bretons.

Le royaume de Nominoë
Les Francs n'auront de cesse de vouloir dominer le territoire des Bretons, en vain, et Charlemagne, puis Charles le Chauve, s'y brûlèrent les doigts. En effet, le 22 novembre 845, l'énigmatique Nominoë et ses fidèles Bretons remportent contre le roi de France la bataille du Ballon, près de Redon, qui scelle le destin d'une Bretagne enfin unifiée et pleinement indépendante. Son fils et successeur, Erispoë, recevra officiellement les insignes de la royauté par Charles le Chauve et fondera le royaume de Bretagne. Parallèlement, après les invasions normandes, les Bretons reconstruisent leurs villes. Une identité, indépendante de celle du royaume de France, se forge. Ainsi s'achève l'histoire de l'Armorique : celle de la Bretagne commence.


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