La puissance d'agir au travail ; recherches et interventions cliniques / Passion du livre

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.. La puissance d'agir au travail ; recherches et interventions cliniques

Couverture du livre La puissance d'agir au travail ; recherches et interventions cliniques

Auteur : Pierre Roche

Date de saisie : 18/04/2017

Genre : Sociologie, Société

Editeur : Erès, Toulouse, France

Collection : Sociologie clinique

Prix : 28.00 €

ISBN : 9782749252612

GENCOD : 9782749252612

Sorti le : 04/11/2016

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Cet ouvrage présente une clinique sociologique qui a une double ambition, celle de transformer les situations de travail elles-mêmes en augmentant la puissance d'agir des hommes et des femmes qui l'exercent mais aussi celle d'indiquer la voie qui permet la promotion, au coeur même de sa pratique, d'un régime démocratique de production des savoirs.
En effet, pour qu'il y ait changement, l'intervenant-chercheur ne peut se contenter de porter à la connaissance des salariés les savoirs acquis au cours des recherches sociologiques. Il doit les confronter à ceux des acteurs et surtout construire avec eux des savoirs inédits à partir de l'expression de leurs ressentis et de l'expérience collective de penser ensemble. C'est en se mettant eux-mêmes en travail qu'ils peuvent transformer leur travail.
En prenant appui sur des situations de travail concrètes relevant de différents champs professionnels, Pierre Roche décrit et fonde cette fonction de tiers-aidant dans une éthique démocratique.
Destiné aux chercheurs et aux consultants qui s'intéressent à la clinique du travail, cet ouvrage sera utile aux étudiants qui veulent s'y former, aux militants de l'éducation populaire qui défendent le principe de la co-construction des savoirs qui la sous-tend et, enfin, aux professionnels soucieux de réfléchir sur leur pratique et leurs positionnements et de les transformer afin de gagner en puissance d'agir.

Pierre Roche est sociologue, chercheur-intervenant au Céreq (Marseille), membre fondateur du Réseau international de sociologie clinique (RISC), membre du Comité de rédaction de la Nouvelle revue de psychosociologie.





  • La revue de presse Margherita Nasi - Le Monde du 20 avril 2017

Destiné aux chercheurs qui s'intéressent à la clinique du travail, aux étudiants qui veulent s'y former, le livre est également enrichissant pour les professionnels soucieux de réfléchir sur leurs pratiques. Car si la sociologie clinique nous apprend des choses sur des exercices professionnels spécifiques, elle éclaire aussi le travail en tant que tel. Une fiche de poste ne nous dit pas grand-chose de ce que les hommes font et de la manière dont ils s'y prennent. Le travail ne se résume pas à une activité fonctionnelle qu'on peut décomposer en une série de compétences...
Si le travail continue à fuir son concept même au terme de l'ouvrage, chaque recherche-intervention aura apporté de nouveaux éclairages sur certaines de ses dimensions jusqu'alors ignorées.



  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction

«Pourquoi parler de moi ? N'est-il pas décent, normal, sérieux que, lorsqu'il s'agit de science, de connaissance, de pensée, l'auteur s'efface derrière son oeuvre, et s'évanouisse dans un discours devenu impersonnel ? Nous devons au contraire savoir que c'est là le triomphe de la comédie. Le sujet qui disparaît de son discours s'installe en fait à la Tour de Contrôle. En feignant de laisser place au soleil copernicien, il reconstitue un système de Ptolémée dont son esprit est le centre.»
Edgar Morin,
La méthode. La nature de la nature, 1977

Cet ouvrage rend compte d'une démarche d'analyse de l'activité de travail qui puise sa vitalité dans une clinique sociologique. Il a pour enjeu d'expliciter les demandes qui lui sont adressées, de dégager son ancrage philosophique et épistémologique, de préciser son cadre méthodologique, de définir ses principes, ses règles, ses postures et positionnements, mais aussi de porter au jour le lien étroit qui unit la nature des savoirs qu'elle produit et le type de visée qu'elle poursuit. Il est né d'un projet depuis longtemps nourri mais sans cesse différé, peut-être parce que nous craignions, en le réalisant, de manquer l'essentiel de cette pratique, d'occulter tout ce qui n'est pas dans cette dernière de l'ordre du formalisable, voire tout simplement de l'énonçable ; tous ces savoir-faire qu'elle requiert, parfois dans une sorte de bricolage inventif improvisé, qui ne peuvent s'apprendre que si l'on regarde en avant mais aussi, de temps en temps, en arrière de façon à tirer des enseignements, notamment à partir des erreurs que l'on peut commettre. Peut-être parce que nous craignions de laisser entendre qu'il suffirait de suivre des procédures, de mettre en oeuvre un dispositif, d'appliquer des techniques d'entretien, en quelque sorte de réaliser un programme préétabli pour «faire» de la clinique sociologique. Si une telle crainte n'est pas sans fondement dans une société où le fétichisme de l'outil redouble, tout en l'exprimant, celui de la marchandise (Marx, [1867]-1975), où les hommes sont tentés de le survaloriser en lui attribuant la puissance qui n'appartient en propre qu'à la pensée, où ils sont de plus en plus fortement sous l'emprise d'une telle croyance, demandeurs de cette magie-là pour résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés, elle ne doit pas cependant nous empêcher de transmettre à nos pairs tout ce qui, de notre acquis épistémologique et méthodologique, peut l'être.

ACTIVITÉ PRATICO-POÏÉTIQUE

En énonçant ainsi notre propos, en précisant clinique sociologique plutôt que sociologie clinique, en substantivant l'adjectif et en adjectivant le substantif, déjà introduisons-nous une nuance à laquelle le lecteur pourrait ne pas prêter attention mais qui, ici, fait sens. On pourrait, il est vrai, la trouver suspecte, l'accréditer d'un haut niveau de formalisme et s'empresser de la circonscrire dans le cadre étroit d'un domaine réservé à quelques exégètes soucieux de rigueur théorique, sinon de rigorisme doctrinal. Elle nous semble pourtant essentielle tant du point de vue théorique que pratique, et devoir faire l'objet d'un examen approfondi. Non pas qu'il s'agisse de choisir, en toute circonstance, un terme plutôt qu'un autre, de légitimer l'un au détriment de l'autre. Mais reconnaître qu'on ne peut tenir l'un et l'autre pour équivalents ne va pas tout à fait sans conséquence.
(...)


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