Stasi Child / Passion du livre

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.. Stasi Child

Couverture du livre Stasi Child

Auteur : David Young

Traducteur : Françoise Smith

Date de saisie : 08/11/2016

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve éditions, Paris, France

Collection : Fleuve noir

Prix : 20.90 €

ISBN : 9782265115644

GENCOD : 9782265115644

Sorti le : 13/10/2016

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Berlin-Est, hiver 1975.
Sa loyauté envers le régime a toujours été totale.
Lorsqu'elle est dépêchée près du Mur, pour examiner le corps d'une adolescente abattue par balle, le lieutenant Karin Müller ne pense qu'à remplir son devoir.
Au premier abord, tout ressemble à un fait tristement ordinaire : la jeune victime a tenté de fuir vers l'Ouest, dans l'espoir de trouver un avenir meilleur de l'autre côté du Mur.
Sauf que les empreintes dans la neige racontent une tout autre histoire. À l'image de ces traces de pneus, appartenant à une voiture en provenance de la plus haute direction du pays.
Pourquoi la victime essayait-elle de rejoindre à tout prix la partie est du pays ? Et que se passe-t-il vraiment dans cet institut de redressement pour jeunes d'où elle venait de sortir ?
Malgré les ordres de ses supérieurs qui cherchent à étouffer l'affaire, la policière persiste et poursuit ses recherches.
Mais parfois, rien n'est plus dangereux que de poser des questions.

Né aux environs de Hull, David Young a fait des études de lettres à Bristol Polytechnic. Stasi Child est son premier roman, immédiatement sélectionné pour être adapté en série télévisée.

Stasi Child a remporté le CWA Endeavour Historical Dagger Award 2016.

«Une histoire parfaite et une écriture ficelée... particulièrement efficace et captant l'état d'esprit en ex-RDA.»
Marcel Berlins, The Times Crime Book of the Month

«Glaçant.»
The Daily Telegraph

«Une narration habile et assurée, une enquêtrice irrésistible et un cadre fascinant !»
Gilly Macmillan, auteur de Ne pars pas sans moi





  • Les premières lignes

Chapitre 1

Février 1975. Premier jour.
Prenzlauer Berg, Berlin-Est.

La sonnerie stridente d'un téléphone réveilla en sursaut le lieutenant Karin Müller. La main qu'elle tendit pour décrocher ne rencontra que du vide. Elle avait une migraine carabinée. La sonnerie s'éternisant, Müller souleva la tête de l'oreiller. La pièce tangua ; la bouche amère, elle déglutit alors que la forme allongée près d'elle sous la couverture saisissait le combiné de l'autre côté du lit.
- Tilsner ! aboya d'une voix retentissante le sous-lieutenant Werner Tilsner, l'adjoint de Müller.
Merde ! Qu'est-ce qu'il fout là ? Peu à peu, Müller prit conscience de ce qui l'entourait sans que les propos de Tilsner, toujours au téléphone, s'impriment dans son esprit. Dans l'appartement, les objets n'étaient pas les bons. Le lit à deux places dans lequel elle était couchée ne ressemblait pas au sien. Les draps n'étaient pas ceux dans lesquels elle dormait avec son mari, Gottfried. Tout était plus... luxueux, précieux. Sur la commode, elle vit des photos de Tilsner... de sa femme, Koletta... de leurs deux enfants - un adolescent et une fille plus jeune -, prises dans un camping, image de la famille modèle en vacances d'été, tout sourires face à l'objectif. Oh, bon sang ! Où était la femme de Tilsner ? Elle pouvait rentrer à tout moment. Les souvenirs commencèrent alors à lui revenir : à en croire Tilsner, Koletta avait emmené les enfants chez leur grand-mère pour le week-end. Ce même Tilsner qui était en train de mener en bateau son interlocuteur, quel qu'il fût.
- J'ignore où elle est. Je ne l'ai pas vue depuis hier soir, au bureau.
Il mentait avec un calme que Müller était loin de partager.
- J'essaie de la joindre et, quand ce sera fait, nous nous rendrons sur les lieux dès que possible, camarade colonel. Le cimetière Sainte-Elisabeth d'Ackerstrasse ? Oui, je comprends.
Müller serra son front douloureux en essayant d'éviter le regard de Tilsner qui raccrocha le téléphone et sortit du Ut pour se diriger vers la salle de bains. Elle se trémoussa sous la couverture. Il avait fait froid la veille au soir. Un froid glacial. Elle avait dormi tout habillée et, sous sa jupe moulante, sa culotte lui irritait maintenant la peau. Avant ça : vodka Blue Strangler. Trop de vodka. Avec Tilsner, ils avaient mesuré leur résistance à l'alcool en avalant verre sur verre dans un bar de Dircksenstrasse, concours idiot qui avait fini dans le lit conjugal de l'adjoint, semblait-il. Ce matin-là, Müller avait encore un goût d'alcool dans la bouche. Gottfried ne devait pas apprendre qu'elle avait passé la nuit chez Tilsner, quoi qu'il se fût passé après le bar.
De retour dans la chambre, son collègue lui tendit un verre d'eau où fondait un comprimé effervescent.
- Bois ça, ordonna-t-il.
Müller eut un léger mouvement de recul, grimaçant à la vue de la préparation et à son sifflement de serpent.
(...)


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