Comment prendre le large sans perdre sa perruque ! / Passion du livre

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.. Comment prendre le large sans perdre sa perruque !

Couverture du livre Comment prendre le large sans perdre sa perruque !

Auteur : Catharina Ingelman-Sundberg

Traducteur : Hélène Hervieu

Date de saisie : 07/11/2016

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Fleuve éditions, Paris, France

Collection : Littérature générale

Prix : 19.90 €

ISBN : 9782265114548

GENCOD : 9782265114548

Sorti le : 13/10/2016

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Pour ce 3e opus de la saga vendue à plus de 1,5 million d'exemplaires dans le monde, le gang fait escale en France !

C'est la panique chez le gang des dentiers : les caisses sont vides ! Victimes de leurs largesses et de leur aversion pour les bilans comptables, Märtha et ses amis se retrouvent rapidement sans le sou. Cependant, un petit braquage «de routine» peut y remédier aisément. Après tout, sortir de la légalité de temps à autre maintient en forme. La tranquillité financière est pourtant de courte durée et Märtha comprend alors que pour assurer l'avenir, il va falloir voir plus grand, et, surtout, plus loin.
La nouvelle cible : les paradis fiscaux. Embarquement immédiat du gang pour une croisière de rêve qui permet au passage d'étudier les méthodes des grands escrocs et d'extorquer aux touristes les plus riches tout cet argent non déclaré... afin de le mettre à profit de manière plus citoyenne.
En effet, le gang caresse le doux rêve de s'installer en France et d'y créer un paradis... du troisième âge.

CATHARINA INGELMAN-SUNDBERG est une auteur suédoise de renommée internationale. Elle a commencé sa carrière en tant qu'archéologue sous-marin et a participé à plusieurs explorations, à la recherche notamment de drakkars ensevelis. Elle a écrit de nombreux romans historiques pour lesquels elle a été primée, et partage son temps entre la rédaction de romans et d'articles pour un grand quotidien suédois, le Svenska Dagbiadet. Comment prendre le large sans perdre sa perruque ! est son troisième roman à paraître chez Fleuve Éditions.





  • Les premières lignes

Personne ne réagit quand le camion-poubelle s'arrêta devant la banque ni quand le bras télescopique se déploya et se connecta à la borne de collecte des déchets. Il était 4 h 30 du matin et nul, parmi ceux qui se trouvaient dans les rues de Stockholm à cette heure-là, ne s'intéressait au ramassage pneumatique des ordures. Sauf le gang des dentiers. Un éclair illumina le ciel, et les cinq retraités échangèrent un regard amusé. Ils attendaient précisément la foudre.
- Bon, dit Märtha en levant les yeux vers l'imposant bâtiment. Les banques n'aiment pas qu'on retire de l'argent. Mais là, ils ne vont pas en revenir !
Elle tapota d'un geste machinal sur le tableau de commandes du système d'aspiration et regarda à travers la vitre du camion. Ce véhicule pouvait transporter jusqu'à dix tonnes de déchets. Le contenu du coffre-fort de la banque y entrerait sans problème. Il s'agissait seulement de tout mettre dans le camion.
- Tenez, voici vos nouveaux visages, dit Märtha en distribuant un masque de Pavarotti barbu au Génie, un Elton John souriant au Râteau et un masque de Brad Pitt à la peau lisse à Anders, le fils de Stina. Allez, maintenant, dehors, et bonne chance !
- Et moi, alors ? protesta Anna-Greta, le bras tendu vers un masque en latex de Margaret Thatcher au large sourire.
- Ah oui, c'est vrai, marmonna Märtha avant de le lui donner.
Les futurs braqueurs enfilèrent leurs nouveaux visages, quittèrent le camion et prirent leur position dans la rue, tandis que Märtha et Stina restaient à l'intérieur. Le moment était enfin venu !
En bas, sur le trottoir, le Génie tapota gaiement sur le tuyau de l'aspirateur à déchets, rectifia sa tenue de travail avec le logo Propreté express sur la poitrine et se dirigea vers l'entrée. Anders, un autre travailleur, mais bien plus jeune, de la même société, vint le rejoindre, et les autres attendirent un moment avant de leur emboîter le pas. Le Râteau avait son foulard autour du cou ; sa collègue Anna-Greta, un grand chapeau de feutre sur la tête, s'appuya, pour mieux faire illusion, sur sa canne (laquelle était plutôt tordue depuis qu'elle l'avait emportée au hammam du Grand Hôtel, mais c'était sa canne préférée). Ses amis levèrent les yeux vers le ciel. De lourds nuages sombres, un éclair, et les premières gouttes firent leur apparition. C'était prometteur.
Une pluie grise, timide au début, commença à tomber, noyant les formes des maisons dans la pénombre. Peu de gens pouvaient distinguer les silhouettes en mouvement dans la rue, encore moins les identifier. Parfait. Le Génie composa le code de la porte d'entrée et tint le battant, en vrai gentleman, pour laisser passer les autres.
- Et surtout, ne faites pas de bruit. Il y en a qui dorment, ici, quelques étages plus haut, rappela-t-il.
- Mais oui, on va être archidiscrets, tonna Anna-Greta de sa voix de stentor.
Comme d'habitude, elle avait oublié de mettre sa prothèse auditive.
(..)


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