Gainsbourg / Passion du livre

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.. Gainsbourg

Couverture du livre Gainsbourg

Auteur : Valeria Attinelli

Illustrateur : photographies d'Odile Montserrat

Date de saisie : 01/12/2016

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Michalon, Paris, France

Prix : 24.90 €

ISBN : 9782841868353

GENCOD : 9782841868353

Sorti le : 03/11/2016

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  • La dédicace de l'auteur

Les textes qui accompagnent les magnifiques photos de maman couvrent la période de 1968 à 1978... 10 ans ! C'est beaucoup lorsqu'on est enfant. N'est-ce pas ces années là qui vous forment pour le restant de vos jours ? ! !
J'ai traversé mon enfance pour la seconde fois. Qui a cette chance ? Grâce à Serge, Jane et Kate, je sais aujourd'hui un peu plus qui je suis.

Valeria Attinelli



  • La présentation de l'éditeur

Dans les années 60, les femmes photographes de presse sont rares. Odile Montserrat fut l'une d'entre elles. Elle rencontre Serge Gainsbourg en 1967. A cette époque, le photographe n'est pas un ennemi mais un ami, celui à qui l'on se livre, celui qu'on laisse entrer dans son intimité, celui devant qui on lève le masque.
C'est ce qu'Odile Montserrat a vécu auprès de Serge, Jane Birkin et leurs enfants. Elle a conservé ces photos sans jamais les exposer au grand public.
Sa fille, Valeria Attinelli, était présente lors des séances photos. En racontant la petite histoire de chaque cliché, elle nous livre son regard d'enfant sur «l'homme à la tête de chou», mais aussi sur une époque où les artistes étaient eux aussi de grands enfants... Entre la mère et la fille, les souvenirs se mélangent et se répondent pour nous offrir un portrait tendre, fidèle et inédit de Serge Gainsbourg - l'homme qui, derrière l'artiste, fut avant tout un ami.

Reporter-photographe, Odile Montserrat a photographié les plus grands avant de rentrer à l'Agence SYGMA en tant que chef de l'éditing international «people». Valeria Attinelli, sa fille, est artiste cinétique.





  • Les premières lignes

En 1968, les femmes photographes de presse sont rares, ce métier est encore considéré comme un métier d'homme. En France, il y a bien Geneviève Chauvel qui couvre l'actualité mais surtout les guerres. Aux États-Unis, il y a Eve Arnold, Jane Atwood, ou encore Mary Ellen Mark, reporter-photographe spécialisée dans le portrait social. Odile Montserrat, ma mère, choisit le cinéma et l'industrie du spectacle.

A cette époque, mon père, Lucio Attinelli, directeur des opérations spéciales à l'UNESCO, entretient des relations amicales avec Jacqueline Gainsbourg, la soeur jumelle de Serge Gainsbourg, qui commence à être connu du grand public. Ses albums rencontrent peu de succès commercial, les radios sont réticentes à diffuser ce chanteur réputé «difficile» mais Maman, elle, trouve le personnage intéressant et l'homme à la tête de chou très séduisant. Elle demande à Jacqueline de lui organiser un rendez-vous avec son frère.

La première rencontre a lieu au 55, avenue Bugeaud, dans le XVIe arrondissement de Paris, chez ses parents, où il est revenu vivre à la suite de son premier divorce. Serge est en pleine idylle avec Brigitte Bardot, figure de l'émancipation des femmes et sex-symbol international.

Dans sa chambre «d'enfant», il trône dans son grand fauteuil devant la photo de celle pour qui il vient d'écrire «la plus belle chanson d'amour du monde». La pièce ne contient aucune autre chaise. Maman se «pose» alors, gênée, sur le rebord de son lit. En avant-première, Serge lui fait écouter le dernier titre qu'il vient de terminer, Je t'aime moi non plus, quatre minutes trente-cinq de râles et de cris amoureux. La chanson la plus chaude et sensuelle qu'elle ait jamais entendue jusqu'ici. Selon sa propre expression, elle n'en menait pas large...

Serge propose à Maman de l'accompagner à Londres pour le mixage de ce titre. Ravie de cette proposition, elle accepte. Serge, qui n'avait pas son permis, demande à son chauffeur de conduire sa Rolls en Angleterre pendant que lui accompagne Maman en train.

Dans l'intimité, Serge est un homme timide et très gentil. Maman est également très timide, mais cet homme la fascine. C'est elle qui, pour les aider à mieux se découvrir, initie les conversations. Arrivés à Londres, il réserve une chambre en face de l'hôtel de Maman...

Cette même année, Serge rencontre Jane sur le tournage du film Slogan et succombe au charme de la jeune Anglaise. Naturellement, il la présente à Maman. Entre les deux femmes, le courant passe immédiatement, c'est le début d'une vraie amitié. Kate, la fille que Jane a eue avec John Barry, devient également l'une de mes meilleures amies, nous avons pratiquement le même âge... Une histoire de famille !

À cette époque le photographe n'est pas un ennemi, mais un ami. Celui à qui on se livre, qu'on laisse rentrer dans son intimité, celui devant qui on enlève le masque. C'est ce que Maman a vécu auprès de Jane, de Serge et de leurs enfants. Au cours de la vie quotidienne, Maman attrapait son Nikon pour saisir un moment, un instant, une émotion.

Petite, je l'accompagnais presque toujours lors de ses nombreuses prises de vues. Nos mémoires croisées raconte la petite histoire et le contexte de chaque cliché. Maman a conservé ces photos sans jamais les exposer au grand public. Un trésor méconnu, exclusif et rare, qui couvre cette période riche de «Gainsbourg»... celle de Melody Nelson.


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