Le seigneur des anneaux. Volume 3, Le retour du roi / Passion du livre

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.. Le seigneur des anneaux. Volume 3, Le retour du roi

Couverture du livre Le seigneur des anneaux. Volume 3, Le retour du roi

Auteur : J.R.R. Tolkien

Illustrateur : Alan Lee

Traducteur : Daniel Lauzon

Date de saisie : 14/12/2016

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Bourgois, Paris, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782267032185

GENCOD : 9782267032185

Sorti le : 13/10/2016

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  • La présentation de l'éditeur

La dernière partie du Seigneur des Anneaux voit la fin de la quête de Frodo en Terre du Milieu. Le Retour du Roi raconte la stratégie désespérée de Gandalf face au Seigneur des Anneaux, jusqu'à la catastrophe finale et au dénouement de la grande Guerre où s'illustrent Aragorn et ses compagnons, Gimli le Nain, Legolas l'Elfe, les Hobbits Merry et Pippin, tandis que Gollum est appelé à jouer un rôle inattendu aux côtés de Frodo et de Sam au Mordor, le seul lieu où l'Anneau de Sauron peut être détruit.

Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par J.R.R. Tolkien à l'intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien.
Ce volume contient 15 illustrations d'Alan Lee, entièrement renumérisées, d'une qualité inégalée, ainsi que des cartes (en couleur) de la Terre du Milieu.





  • La revue de presse Sophie Bourdais - Télérama du 14 décembre 2016

Enfin ! Le traducteur québécois Daniel Lauzon a terminé son marathon. Et la promesse initiée en 2013 est bel et bien tenue. Avec la parution du Retour du roi, troisième et dernier tome du Seigneur des anneaux, le grand oeuvre du Britannique John Ronald Reuel Tolkien (1892-1973) bénéficie d'une version française rénovée, harmonieuse, fluide, aérée. Non que la précédente traduction, due à Francis Ledoux et parue dans les années 1970, soit à jeter aux Orques. Mais elle avait vieilli, datait d'avant les révisions apportées au texte original anglais, et conservait des approximations dont le traducteur, chevronné (quoique plus habitué aux auteurs du xixe siècle), ne pouvait être tenu comptable...
Poèmes et chansons ont été traduits avec soin, inventivité, et un vrai sens du rythme et de la poésie. Les différents registres de langage sont rendus avec précision, pour des dialogues vivants et incarnés.



  • Les premières lignes

Minas Tirith

Pippin regarda au-dehors, abrité sous le manteau de Gandalf. Il se demandait s'il s'était éveillé ou s'il dormait toujours, toujours dans ce rêve impétueux qui l'avait si souvent enveloppé depuis le début de la grande chevauchée. Le monde enténébré filait à toute allure et le vent sifflait bruyamment à ses oreilles. Il ne voyait que les étoiles tournoyantes et, loin à sa droite, de vastes ombres devant le ciel où défilaient les montagnes du Sud. Somnolent, il essayait de se rappeler les jours et les étapes de leur voyage, mais sa mémoire était confuse et encore à moitié endormie.
Il y avait eu, d'abord, la première course effrénée et ininterrompue ; puis, au lever du jour, il avait vu un pâle miroitement d'or, et ils étaient arrivés au bourg silencieux et à la maison vide sur la colline. Et à peine avaient-ils gagné sa sécurité que l'ombre ailée les avait survolés de nouveau, glaçant le coeur des hommes. Mais Gandalf l'avait réconforté par de douces paroles, et Pippin avait dormi dans un coin, fourbu mais inquiet, vaguement conscient du va-et-vient et des conversations des hommes, pendant que Gandalf donnait des ordres. Puis encore à cheval, à cheval dans la nuit. Il y avait maintenant deux, non, trois nuits qu'il avait regardé dans la Pierre. Et sur cet affreux souvenir, il se réveilla tout à fait, puis il frissonna, et la rumeur du vent s'emplit tout à coup de voix menaçantes.
Une lueur s'alluma dans le ciel, un flamboiement jaune derrière de noires palissades. Pippin eut un mouvement de recul, un instant effrayé, se demandant dans quel pays horrible Gandalf le conduisait. Il se frotta les yeux, puis il vit que c'était la lune, maintenant presque pleine, montant au-dessus des ombres de l'est. La nuit était donc encore jeune, et le sombre voyage se poursuivrait pendant des heures encore. Il remua et hasarda une question.
«Où sommes-nous, Gandalf ?» demanda-t-il.
«Au royaume de Gondor, répondit le magicien. Le pays d'Anórien défile toujours sous nos yeux.»
Le silence revint pendant quelque temps. Puis soudain : «Qu'est-ce que c'est ? s'écria Pippin, agrippant la cape de Gandalf. Regardez ! Un feu, rouge ! Y a-t-il des dragons dans ce pays ? Regardez, en voilà un autre !»
Gandalf héla son cheval en guise de réponse. «En avant, Scadufax ! Il faut nous hâter. Le temps presse. Vois ! Les feux d'alarme du Gondor s'allument, appelant à l'aide. La guerre embrase le pays. Vois, les flammes montent sur l'Amon Dîn, de même que sur l'Eilenach ; et les voici qui se portent rapidement vers l'ouest : le Nardol, l'Erelas, le Min-Rimmon, le Calenhad, enfin le Halifirien aux frontières du Rohan.»
Mais Scadufax ralentit sa course et finit par prendre le pas, puis il leva la tête et hennit. D'autres hennissements vinrent en réponse, sortant des ténèbres ; et bientôt, on entendit le sourd martèlement de sabots au galop, et trois cavaliers arrivèrent en trombe. Ils passèrent, volant comme des fantômes au clair de lune, et s'évanouirent dans l'Ouest. Alors Scadufax se ramassa et s'élança, et la nuit glissa sur lui tel un vent rugissant.
Pippin recommença à sommeiller. Il ne prêtait guère attention à Gandalf tandis que celui-ci l'entretenait des coutumes du Gondor, et des feux d'alarme établis par le Seigneur de la Cité au sommet de collines avancées, de chaque côté de la grande chaîne de montagnes, et des postes de garde qu'il maintenait en ces endroits, toujours pourvus de chevaux frais, prêts à emmener ses estafettes vers le Rohan, du côté nord, ou vers le Belfalas, du côté sud. «Il y a longtemps que les feux d'alarme du Nord n'ont pas été allumés, dit-il ; et autrefois, les Seigneurs du Gondor n'en avaient aucun besoin, car ils avaient les Sept Pierres.» Pippin remua avec inquiétude.
«Rendormez-vous et n'ayez pas peur ! dit Gandalf. Car vous n'allez pas au Mordor comme Frodo, mais à Minas Tirith, et c'est un endroit aussi sûr que partout ailleurs par les temps qui courent. Si le Gondor tombe, ou si l'Anneau est pris, le Comté ne sera plus un refuge.»
(...)


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