Black music : de la soul au RnB : les 100 albums cultes / Passion du livre

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Couverture du livre Black music : de la soul au RnB : les 100 albums cultes

Auteur : Christian Eudeline

Préface : Georges Lang

Date de saisie : 30/12/2016

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Gründ, Paris, France

Collection : Passion musique

Prix : 24.95 €

ISBN : 9782324012716

GENCOD : 9782324012716

Sorti le : 22/09/2016

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Si toute la musique que l'on aime vient du blues, il est un genre qui traverse encore plus les époques et transcende les modes. La soul est à la base de toutes les musiques modernes, qu'elle s'appelle funk, disco ou R&B.
La soul est immortelle et son impact sur l'histoire de la musique moderne est primordial. Les rappeurs ne s'y sont pas trompés, l'assurance d'un succès passe souvent par le sample d'un bon vieux classique.
Et si de nombreux pionniers se sont depuis longtemps envolés au paradis des musiciens, c'est parce que le genre a une histoire. Bientôt soixante ans.
Discothèque idéale ou minimum vital pour saisir la richesse de cette épopée, de Ray Charles qui initie le genre en 1957 à Snoop Dogg en 2015, ce sont 100 albums aussi cultes qu'essentiels qui sont ici racontés et disséqués : de James Brown à Otis Redding en passant par Isaac Hayes, Michael Jackson, Prince et Pharrell Williams.
Il y a de nombreuses passerelles entre les artistes, des explications de genre - C'est quoi la soul ? Le funk ? Et le disco ? -, des faits et de nombreux extraits d'interviews menés par l'auteur qui a eu la chance non pas de croiser le fer avec un grand nombre de ces musiciens, mais de leur poser quelques questions.

Christian Eudeline est journaliste dans la presse écrite (VSD, Les Echos, Juke Box Magazine, Rock & Folk). Il a collaboré à quelques émissions télé (CDaujourdh'ui, Tracks) et même à une émission radio (Nova). Il a fait de sa passion pour la musique un métier et s'intéresse à tout ce qui peut être en rapport - des tatouages aux concours de sosies d'Elvis. Il est l'auteur de plusieurs essais : Nos Années Punk (Denoël, 2002), Anti-Yéyé (Denoël, 2006), Le Rock Gothique (Fetjaine, 2008) et de nombreuses biographies : Jacques Dutronc (Parallèles, 1994), Little Bob (Denoël, 2010), Michel Polnareff (Fayard, 2013), Daniel Darc (Ring, 2014). Christophe (Fayard 2014), Alain Kan (Romart, 2015), Jean-Louis Aubert (Prisma, 2016). Après s'être penché sur les 100 Albums Cultes du Hard Rock au Metal (Gründ, 2014), il dissèque ici la musique black. Il vit à Paris depuis toujours.





  • La revue de presse Sylvain Siclier - Le Monde du 22 décembre 2016

Christian Eudeline justifie toujours ses choix par un texte précis, qui mêle informations sur une carrière, le disque en particulier et des anecdotes. Les dimensions et le format carré du livre permettent, en regard, une reproduction quasi à l'identique des pochettes des 33-tours.


  • La revue de presse François Lestavel et Benjamin Locoge - Paris-Match, décembre 2016

Avec cette sélection de 100 disques cultes, Christian Eudeline fait un véritable voyage dans la musique black des années 1970 à nos jours. Soul, funk, disco, tous les genres sont intelligemment représentés...



  • Les premières lignes

Ray Charles

Ray Charles
JUIN 1957

Plus qu'un simple musicien, Ray Charles est l'initiateur de la musique soul. Le premier à avoir osé mélanger racines noires (celles du gospel et du blues) et racines blanches (le côté pop et profane de la musique). Le premier à avoir chanté l'amour physique plutôt que l'amour de Dieu. Enfin, le premier à avoir osé transgresser la barrière raciale. "The Genius", c'est son surnom, est devenu une légende, car, au-delà du formidable itinéraire, il y a l'incarnation ultime du rêve américain. Né plus pauvre que pauvre, il s'éteindra comblé d'honneurs et fortuné. Ray Charles Robinson naît le 23 septembre 1930 à Greenville (Floride), mais grandit à Albany (toujours dans le même État). La vie est difficile, mais, dès son plus jeune âge, le piano du voisin, Wiley Pitman, lui procurera des moments de récréation.
C'est ce dernier qui lui montre comment placer ses doigts sur le clavier. Si le sud des États-Unis est marqué par la pauvreté et la ségrégation, l'entraide est, heureusement, partout présente.
Ray apprend à jouer très tôt, cela lui procure des moments d'intense félicité. En parallèle, avec sa maman Aretha, il ne manque jamais les offices religieux du week-end et s'initie au chant gospel. Premier coup malheureux du destin, son frère aîné se noie dans une cuvette devant lui. Ray Charles développe un glaucome et perd la vue, il n'a que 7 ans. Sa maman l'envoie étudier le braille et la musique dans une école pour aveugles, car son aptitude pour la musique est déjà impressionnante. "Lorsque j'apprenais à jouer et que l'on me demandait d'interpréter des oeuvres de Beethoven, Rachmaninov ou Jean-Sébastien Bach, je voulais toujours ajouter quelque chose. Je voulais toujours changer, modifier, agrémenter ce que l'on me proposait et, bien évidemment, mon professeur ne supportait pas cela. Ce n'est pas le genre de choses que tu fais lorsque tu es en classe, il faut reproduire à l'identique ce qui est écrit. Mais c'était bien trop rigide pour moi. J'ai pensé que je devais m'échapper de ce carcan, j'étais déjà rebelle. " Son destin ira plus vite qu'il ne l'avait imaginé. À l'âge de Mans, second traumatisme, sa maman décède. Ray Charles entre dans l'âge adulte plus tôt que prévu, il quitte l'école et enchaîne les petits boulots pour survivre. Les temps sont durs pour les musiciens, même si sa palette de possibilités est infinie. À la fin des années 1940, il vit à Tampa et joue de la musique country au sein des Florida Playboys et du blues avec les Honey Drippers de Charlie Brantley. Mais c'est dans la région de Seattle qu'il enregistre enfin ses premiers disques, au sein du McSon Trio (aussi orthographié Maxin). Même si elle ne porte pas encore son nom, c'est sa propre formation. Il y compose, chante et joue du piano. Sorti au tout début de l'année 1949, "Confession Blues" passe à la radio. C'est du rhythm and blues parce que la construction n'est pas strictement blues, elle ne rêve que d'une chose : s'émanciper du douze-mesures. Le succès lui donne des ailes, il enregistre désormais de son seul nom.
En 1951, le morceau "Baby Let Me Hold Your Hand" change son destin. Ahmet Ertegün est un amateur de jazz qui vient de monter le label Atlantic avec son frère Nesuhi, Jerry Wexler (ex-journaliste devenu producteur, c'est lui qui le premier utilisa l'expression "rhythm and blues") et Herb Abramson. Dès qu'il entend ce disque, Ahmet sait qu'il a trouvé la perle rare qui manquait à son catalogue et s'acquitte immédiatement des 2 500 dollars pour s'adjoindre ses services. Les premiers enregistrements de Ray pour Atlantic sont sages et pas encore représentatifs de l'avenir. L'homme a besoin de liberté. La mélodie prime toujours, elle doit pouvoir se fredonner. Le piano permet une assise solide et une construction qui.au fil des morceaux, prendra de la puissance. Entre beauté du sacré et aspirations plus sensuelles, Ray est au confluent de toutes ces musiques - gospel, jazz, blues, rhythm and blues, country, rock and roll - qu'il mixe ensemble pour ne plus en faire qu'une. Il est le créateur de la musique soul. "Je suis un musicien avant tout. Et toute ma vie j'ai toujours apprécié tous les genres de musique que l'on me proposait : que ce soit du jazz, du blues, du gospel ou de la musique classique... Sincèrement. Profondément. Je joue ce que j'aime sans étiquette. J'aime composer. J'aime écrire. J'aime raconter des histoires qui ont un sens. Et si j'écris des chansons tristes, c'est parce que ce sont des sentiments qui me traversent. " Devenu le maître d'un monde nouveau, Ray Charles façonne, modèle, imagine, crée selon ses envies. Sur son premier album, sobrement intitulé Ray Charles, il signe seul neuf des quatorze titres. Ce premier disque reprend la plupart de ses titres déjà exploités en simples : le rythmé et entraînant proto-rock "Mess Around", le valsant "Hallelujah I Love Her So", le larmoyant et bluesy "Drown in My Own Tears", l'enthousiaste "This Little Girl of Mine" sans oublier l'incendiaire "I Got a Woman". Ce sera le début d'une très longue carrière, la naissance d'un nouveau style. "Les gens ont toujours considéré mes idées comme révolutionnaires, mais c'était plutôt un condensé de ce que j'avais rencontré dans ma vie qu'une vision..." Ray Charles héritera dès lors du surnom le plus envié de la musique, "The Genius". Il s'éteindra le 10 juin 2004.


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