Jour quatre / Passion du livre

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.. Jour quatre

Couverture du livre Jour quatre

Auteur : Sarah Lotz

Traducteur : Michel Pagel

Date de saisie : 15/03/2016

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve éditions, Paris, France

Collection : Thriller

Prix : 19.90 €

ISBN : 9782265098039

GENCOD : 9782265098039

Sorti le : 10/03/2016

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  • La présentation de l'éditeur

«Félicitations ! Vous avez choisi une croisière Foveros, votre aller simple vers la Détente et le Plaisir ! Fun ! Fun ! Fun !»
La traversée s'annonçait tranquille, entre la piscine, les soirées cabaret et le bar à cocktails...
Mais une ombre plane sur le Rêveur Magnifique. Au quatrième jour, un incendie se déclare en salle des machines; le paquebot est à la dérive. Communications extérieures : néant. Ce qui ne serait rien sans la découverte d'un meurtre, les ravages d'un virus et l'apparition chronique de fantômes dans les couloirs inférieurs. Une Dame en Blanc, un ancien esclave et un enfant nu-pieds - tous nés du délire d'un médium halluciné, dont les prêches galvanisent les passagers... Livrée au hasard et à la panique, la croisière sombre dans le chaos. Assurément, la mort s'est invitée à bord.
Et elle s'amuse.

Sarah Lotz est une scénariste et nouvelliste de pulp-fiction. Après le succès de Trois, traduit dans une vingtaine de pays, adapté pour la télévision et disponible chez Fleuve Éditions et Pocket, Jour Quatre est le deuxième thriller de l'auteur traduit en français. Sarah Lotz vit à Cape Town avec sa famille.

«Jour Quatre est une histoire à couper le souffle de la part d'une conteuse férocement imaginative.»
Lauren Beukes, auteur de Zoo City et de Les Lumineuses

«Si ce navire revient un jour à Miami, inscrivez-moi pour la prochaine croisière.»
Marilyn Stasio, New York Times Book Review





  • Les premières lignes

L'assistante de la sorcière

Maddie attendit que Céline soit arrivée à la moitié de son discours d'introduction, puis elle se fraya un chemin entre les fauteuils afin de gagner l'espace dégagé au fond du foyer Rêve d'Étoiles. Elle l'avait presque atteint quand retentit dans les haut-parleurs la voix du directeur de croisière, noyant le baratin de Céline pour rappeler qu'on était à «T moins deux heures» du coup d'envoi des festivités du Nouvel An.
- Ah ! les voix d'en haut, plaisanta l'employeuse de Maddie, que cette tentative d'humour ne trompa pas.
Céline s'était comportée toute la journée comme un rottweiler souffrant d'une rage de crocs ; elle avait engueulé en coulisses le technicien qui avait déchiré sa robe en accrochant le micro à son fauteuil roulant, puis s'était plainte que le projecteur ne mettait pas suffisamment sa chevelure en valeur.
- Sachez ceci, continua-t-elle, une fois l'écho de l'annonce évanoui, quand vous rentrerez chez vous, reposés, bronzés, peut-être plus lourds d'un ou deux kilos... (elle attendit que la vague de rires s'apaise) vous ne serez pas seuls. Voilà bien des années que j'aide les gens à contacter ceux qui sont passés de l'autre côté, et il est deux choses que je puis vous assurer, mes amis. Un : la mort n'existe pas ; et deux : les âmes de ceux qui ont quitté le monde physique sont toujours avec nous...
Céline étant de nouveau sur les rails, Maddie s'autorisa à se détendre. Adossée à un pilier, elle se massa la nuque, tentant sans succès de dissiper le mal de tête qui la tourmentait depuis le premier jour de la croisière. Ce n'était sans doute qu'un effet secondaire des antiémétiques qu'elle prenait, mais l'environnement criard ne l'aidait pas. Le décorateur du paquebot était dingue des néons inspirés de Las Vegas et des angelots nus ; on ne pouvait pas faire trois pas sans être aveuglé par un palmier illuminé ou croiser le regard lubrique d'un chérubin. Enfin... plus qu'une nuit et elle serait libérée de cet enfer flottant. Une fois rentrée chez elle, elle commencerait par se faire couler un bain et se frotter la peau pour chasser les miasmes du bateau. Ensuite, elle irait chercher un plat à emporter chez Jujubee - elle s'offrirait le crabe aux vermicelles chinois, avec supplément d'ail. Elle pourrait se le permettre : cette semaine, elle avait perdu au moins deux kilos.
- Salut, mon chou, chuchota une voix à son oreille. Elle fit volte-face pour découvrir Ray, les yeux fixés sur ses seins. Il avait échangé ses habituels short et T-shirt bleu marine contre un Levi's et une fine chemise crème qui lui donnaient l'air d'un chanteur de bar ringard.
- Vous êtes censé surveiller la porte, Ray.
La séance de la soirée était réservée aux «Amis de Céline» - le groupe très fermé qui avait payé une fortune pour partir en croisière avec «le plus grand médium américain» - et Ray savait comme elle que leur patronne péterait un plomb si un passager ordinaire s'y introduisait.
Il haussa les épaules.


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