Pourquoi Tokyo ? : journal d'une aspirante nipponne / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. Pourquoi Tokyo ? : journal d'une aspirante nipponne

Couverture du livre Pourquoi Tokyo ? : journal d'une aspirante nipponne

Auteur : Agathe Parmentier

Date de saisie : 01/03/2016

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Au diable Vauvert, Vauvert, France

Collection : Littérature générale

Prix : 17.00 €

ISBN : 9791030700282

GENCOD : 9791030700282

Sorti le : 11/02/2016

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Fuyant la routine parisienne, Agathe Parmentier débarque au Japon en 2014 avec une valise et beaucoup de questions. Elle s'installe dans une chambre de 9 m² et enchaîne les petits boulots, alternant cours de français et figuration à la télévision japonaise.

Entre cigales électriques, vendeuses-mouettes, cafards mutants et chats-sushis, elle raconte la ville aussi fascinante que déroutante, ses habitants et son quotidien de Française curieuse mais distanciée, maladroite mais respectueuse.

Après des études de droit et de sciences politiques à Paris, Agathe Parmentier écrit, enseigne et apprend. Elle est l'auteur de Contre-culture confiture, un recueil de chroniques sous le pseudonyme d'Ismène de Beauvoir. Toujours entre France et Japon, elle ne sait pas encore où poser sa valise.





  • Les premières lignes

Trois mois à Tokyo : état des lieux

Dimanche 1er juin 2014
Je ne vais pas me vanter d'une passion historique pour le Japon. Je ne me suis jamais intéressée aux mangas et je ne connais rien aux haïkus. Comme tout le monde, j'aime beaucoup les sushis mais les amateurs de pizza ressentent-ils le besoin d'aller vivre en Italie ? Aujourd'hui, ça fait trois mois que je suis à Tokyo. Et je viens de laisser partir l'avion qui devait me ramener en France.

C'est un fait : j'ai longtemps rêvé d'investir dans le micro jardin zen de chez Nature & Découvertes et l'été de mes quatorze ans, je m'étais offert une paire de boucles d'oreille en forme d'idéogrammes. Le premier était supposé signifier paix; le second, je vous le donne en mille, amour. Ayant ignoré les messages de mon subconscient, ma rencontre avec le Japon ne s'est faite qu'une fois l'adolescence digérée, fin 2012.

Après une année en Australie, je venais de passer quelques jours en Thaïlande où l'extrême pauvreté et les vieux Occidentaux libidineux flambant leur RSA m'avaient laissé un goût amer. A Tokyo, en parallèle du choc thermique, je me heurtais dix jours durant à cette charmante obséquiosité. Balançant entre une sensation de proximité et de dépaysement, j'ai ressenti le besoin de revenir pour comprendre, au moins essayer.

En préparant ce retour, d'autres justifications sont apparues : il fallait que je confronte ma nonchalance au légendaire souci du détail nippon. Peut-être aussi, avais-je envie de profiter du pays avant qu'il ne devienne impraticable à la suite d'une nouvelle catastrophe plus ou moins naturelle. Et puis, depuis mon retour en France, je n'étais plus parvenue à apprécier ma vie parisienne. C'est peut-être pour ça qu'à peine débarquée - et alors que je m'étais jusque-là appliquée à me convaincre du contraire - j'ai su que je voulais rester.

(...)


Copyright : Studio 108 2004-2017 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli