Un jeune homme superflu / Passion du livre

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.. Un jeune homme superflu

Couverture du livre Un jeune homme superflu

Auteur : Romain Monnery

Date de saisie : 01/03/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Au diable Vauvert, Vauvert, France

Collection : Littérature générale

Prix : 17.00 €

ISBN : 9791030700275

GENCOD : 9791030700275

Sorti le : 11/02/2016

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  • La présentation de l'éditeur

«L'âge adulte, c'est ce club à la mode où tout le monde arrive à rentrer sauf toi.»

«La colocation, c'est comme une pizza. Sur le papier ça s'annonce délicieux.»

«La danse, c'est ce truc qu'on fait en soirée dans l'attente hypothétique que les filles soient assez fatiguées pour vous tomber dans les bras.»

Avec un humour irrésistible, un jeune homme superflu décrit les affres de cet âge où l'on cherche sa place entre la peur de vieillir et l'angoisse de se faire remarquer, savoir s'il faut regarder derrière ou devant soi. Colocation, travail, virées nocturnes... tout semble mener à la même conclusion : à quoi bon ?

Titulaire d'une maîtrise en désordre appliqué, Romain Monnery participe à la revue Décapage. Après Libre, seul et assoupi, adapté au cinéma, voici son troisième roman.





  • Les premières lignes

Entre deux âges

L'âge adulte, c'est ce club à la mode où tout le monde arrive à rentrer sauf toi.
Pour être honnête, la première fois qu'on t'a refoulé c'était plutôt un soulagement. Tu étais venu sans trop y croire, pour faire plaisir à tes parents, la société, tout en ayant la conviction que le bonheur, s'il existait, ne se trouvait certainement pas dans ce genre de lieux communs.

Les années ont passé. La pression s'est faite plus forte. La curiosité aussi. A tous ceux qui te demandaient ce que tu attendais pour te joindre à la fête, tu répondais patience. C'est vrai, ça n'est pas parce qu'on ne vivait qu'une fois qu'il fallait précipiter les choses.

Et puis, tu as retenté ta chance.
Une fois en passant.
Une fois par semaine.

Jusqu'à t'y employer de façon quotidienne.

Mais se trouvait toujours un physio, un vigile, pour t'annoncer, d'un air soi-disant désolé :
- Monsieur, ça ne va pas être possible. Revenez une autre fois.

Les motifs d'exclusion variaient selon les saisons : il fallait être accompagné, mieux habillé, rasé de près, payer un droit d'entrée, avoir une mutuelle, ne pas mettre de baskets, enlever les écouteurs, laisser les consoles portables au vestiaire, éviter les chaussettes fantaisie, savoir bricoler, connaître la filmographie de François Truffaut par coeur, ne plus rire aux blagues de pets...

Bref.
Au bout d'un moment, tu as laissé tomber. On ne pouvait pas forcer sa nature.
Puisqu'on ne voulait pas de toi là-bas, ainsi soit-il, tu resterais en enfance.

Voilà comment tu t'es rangé sur le côté, libéré du poids que constitue l'angoisse d'être à la hauteur ou sur le droit chemin.
Quel soulagement de ne plus avoir à se soucier d'être dans les temps !
À se demander pourquoi tout le monde ne se mettait pas en suspens.


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