Le club des divorcés. Volume 2 / Passion du livre

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.. Le club des divorcés. Volume 2

Couverture du livre Le club des divorcés. Volume 2

Auteur : Kazuo Kamimura

Préface : Karyn Poupée

Traducteur : Sylvain Samson

Date de saisie : 29/01/2017

Genre : Bandes dessinées

Editeur : Kana, Bruxelles, Belgique

Collection : Sensei

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782505063698

GENCOD : 9782505063698

Sorti le : 22/01/2016

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  • La présentation de l'éditeur

Le maître du Gekiga s'attaque à un tabou toujours vivace de la société japonaise : le divorce.
Le «Club des Divorcés» est un petit bar à Ginza géré par Yukô, jeune femme de 25 ans divorcée. Elle devient la «mama» du bar après son divorce afin de subvenir aux besoins de sa petite fille de trois ans.
Difficile de tenir bon en tant qu'hôtesse, patronne et femme divorcée au milieu du Japon des années 70.

Kazuo Kamimura
Né en 1940 à Yokosuka, dans la préfecture de Kanagawa au Japon, il suit les cours de l'université artistique de Musashino, section design. En 1964, diplôme en poche, il est employé comme illustrateur dans une agence publicitaire où il fera la connaissance de Yu Aku, célèbre auteur de chansons japonais qui lui proposera de collaborer à un manga. Il fait ainsi ses débuts en 1967 avec Kawaiko Sayurichan No Daraku. Mais c'est avec Lorsque nous vivions ensemble (Kana) qu'il connaîtra le succès, notamment grâce à son trait élégant, aux lignes courbes, proche des estampes japonaises classiques. Il s'attaquera également au Fleuve Shinano avec Hideo Okazaki et à la formidable trilogie Lady Snowblood (Kana) qu'il dessine sur un scénario de Kazuo Koike. Kazuo Kamimura nous quittera prématurément en 1986, à seulement 45 ans.





  • La revue de presse Amandine Schmitt - L'Obs du 26 janvier 2017

Le club des divorcés est un bar à hôtesses situé dans le quartier de Ginza, à Tokyo. Yukô, alias «Mama», la tenancière, n'a que 25 ans mais elle semble porter le poids du monde sur ses épaules...
Sa ligne épurée, allant jusqu'à l'abstraction, épouse particulièrement le ton mélancolique de l'oeuvre. Kamimura convoque aussi bien la poésie que les sondages sociologiques pour appuyer son délicat manifeste féministe.



  • Les premières lignes

UNE OEUVRE INTIME

Quelques mois après avoir conclu Le Club des divorcés, Kazuo Kami-mura se décrit fatigué, usé par les femmes et l'alcool. Il n'a que 36 ans. Nul besoin d'en dire plus pour comprendre les raisons de l'écriture des deux volumes du Club des divorcés. S'il éprouve le besoin de dresser le portrait de femmes qui consolent les hommes dans les bars, c'est qu'il connaît bien ces situations pour les observer avec attention durant ses virées nocturnes dans les établissements interlopes de la capitale. Cette prise de conscience avait probablement déjà commencé chez le jeune homme qu'il était à 12 ans, alors qu'il accompagnait sa mère au bar, certes beaucoup plus respectable, qu'elle avait pris en gérance à Tokyo à la mort de son mari. L'appartement familial dans lequel ils venaient d'emménager à l'époque était d'ailleurs voisin d'un club de strip-tease et Kamimura s'est éveillé à la sexualité à travers ce double prisme, qui renvoya rapidement dos à dos les relations sentimentales et la difficulté de s'assumer financièrement pour une mère célibataire. Tout juste déraciné de ce Kanto rural qui lui était si cher, précipité dans une mégalopole qui le glace, vivant seul entouré de sa mère et de ses trois soeurs, Kamimura s'éveille ainsi précocement à la sexualité et prend conscience de la place de la femme dans cette société pour le moins inégale. S'il a souvent déclaré que le manga était pour lui une forme de journal intime qui lui permettait de convoquer les lieux de son enfance, de sublimer sa vie et ses émotions, Le Club des divorcés compte à n'en pas douter parmi ses oeuvres les plus personnelles.


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