Jeu de miroirs : Une enquête du commissaire Montalbano / Passion du livre

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.. Jeu de miroirs : Une enquête du commissaire Montalbano

Couverture du livre Jeu de miroirs : Une enquête du commissaire Montalbano

Auteur : Andrea Camilleri

Traducteur : Serge Quadruppani

Date de saisie : 20/01/2016

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve éditions, Paris, France

Collection : Fleuve noir

Prix : 20.20 €

ISBN : 9782265097285

GENCOD : 9782265097285

Sorti le : 14/01/2016

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  • La présentation de l'éditeur

Tandis que la mafia sévit à Vigàta avec des incendies, des fusillades, des disparitions, le commissaire Montalbano rencontre une très séduisante voisine qui semble tenir beaucoup à rendre publique leur liaison. Puis un mystérieux correspondant joue au chat et à la souris avec le commissaire, lui tend des pièges où il risque de perdre d'abord son honorabilité et ensuite sa vie. Tiraillé entre le combat contre la corruption qui assaille sa ville et la présence d'une femme fatale, laquelle n'est pas sans rappeler La Dame de Shanghai d'Orson Welles, Montalbano se voit entraîné dans un redoutable jeu de miroirs.

À propos de Montalbano :

«Ce commissaire gastronome parlant un italien mêlé de sicilien s'est imposé dans les librairies comme à la télévision. Son créateur a reçu, en 2014 pour l'ensemble de son oeuvre, le prix Federico Fellini de l'excellence artistique.»
Marianne

«Théâtral et facétieux, Camilleri entremêle avec maestria le pathétique et le comique dans une enquête qui va et vient au rythme du ressac et des horaires méridionaux.»
Geneviève Comby, Le Matin Dimanche

Italien d'origine sicilienne, né en 1925, Andréa Camilleri a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner vers la littérature. Avec succès, puisque les enquêtes de son désormais célèbre commissaire Montalbano ont donné naissance à rien de moins que le «phénomène» Camilleri.





  • Les premières lignes

UN

Ça faisait au minimum deux heures qu'il était assis, complètement nu comme Dieu l'avait fait, sur 'ne espèce de siège qui ressemblait dangereusement à 'ne chaise électrique. Aux poignets et aux chevilles on lui avait attaché des bracelets de fer d'où partaient 'ne grande quantité de fils qui allaient finir dans une armuàr de métal toute décorée au-dehors de cadrans, manomètres, ampèremètres, baromètres et de lumières vertes, rouges, jaunes et bleues qui s'allumaient et s'éteignaient en continuation. Sur la tête, il avait un casque qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à ceux que les coiffeurs mettent aux dames pour les permanentes, mais celui-ci était relié à l'armuàr par un gros câble noir dans lequel étaient enroulés des centaines de fils colorés.
Le professeur, quinquagénaire, coupe au bol avec la raie au milieu, barbiche caprine, lunettes à monture d'or, chemise plus blanche que blanche et petit air antipathique et prétentieux, l'avait mitraillé d'un milliard de questions, genre :
- Qui était Abraham Lincoln ?
- Qui découvrit l'Amérique ?
- Si vous voyez un beau derrière de femme, à quoi pensez-vous ?
- 9 fois 9 ?
- Entre une glace et un morceau de pain moisi, que préférez-vous ?
- Quels furent les sept rois de Rome ?
- Entre un film comique et un spectacle pyrotechnique, que choisissez-vous ?
- Si un chien vous attaque, est-ce que vous vous enfuyez ou vous grognez contre lui ?
A un certain moment, le professeur se tut brusquement, fit hum hum avec la gorge, ôta une pellicule de la manche de sa chemise, fixa Montalbano puis soupira, secoua amèrement la tête, soupira encore, refit hum hum, appuya sur un bouton et automatiquement les bracelets s'ouvrirent et le casque se souleva.
- La visite devrait être terminée, dit-il en allant s'asseoir derrière le bureau qui se trouvait dans un coin du cabinet médical et en commençant à écrire sur son ordinateur.
Qu'est-ce que ça voulait dire, «devrait» ? C'était fini ou pas, c'te très grand tracassin de visite médicale ?
Une semaine plus tôt, il avait reçu un avis signé du questeur dans lequel on l'informait qu'en conséquence de nouvelles normes sur le personnel émises pirsonnellement en pirsonne par le ministre, il devrait se soumettre avant dix jours à un contrôle de santé mentale auprès de la clinique Maria Vergine de Montelusa.
Comment se faisait-il qu'un ministre pouvait faire contrôler la santé mentale d'un fonctionnaire et pas un fonctionnaire, la santé mentale d'un ministre ? s'était-il demandé en jurant. Il avait protesté auprès du questeur.
(...)


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