La fabrique de doute / Passion du livre

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.. La fabrique de doute

Couverture du livre La fabrique de doute

Auteur : Paolo Bacigalupi

Traducteur : Patrick Marcel

Date de saisie : 01/12/2015

Genre : Policiers

Editeur : Au diable Vauvert, Vauvert, France

Collection : Young adult

Prix : 19.50 €

ISBN : 978-2-84626-965-0

GENCOD : 9782846269650

Sorti le : 08/10/2015

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

«La vérité existe, Alix. Nous devons simplement la traquer. Une partie d'elle est sous nos yeux. Si tu crois vraiment que ton père est si innocent, alors tu n'as qu'à nous aider à hacker la Fabrique de Doute pour le confirmer. La mort de ma famille n'est pas de ta faute. Mais le prochain à mourir, par contre ? Celui-là, oui. Parce que maintenant tu sais que quelque chose ne va pas, et que tu ne fais rien.»
Un vrai roman d'action, d'amour et d'intrigues, qui vous inoculera une allergie éthique aigüe à la culture de consommation. Si vous n'avez jamais regardé de travers une ordonnance avant de lire cette histoire, maintenant vous le ferez !

«Magnifiquement écrit, fourmillant d'actions [...], et avec des personnages sérieusement amochés mais fascinants et attachants, ce beau roman dépasse le précédent et ne peut que renforcer la réputation déjà solide de l'auteur.»
Publishers Weekly

Surdoué dans tous les genres, pour les lecteurs de tous âges, Paolo Bacigalupi est l'écrivain américain le plus primé en SF depuis quarante ans. En France, il a déjà remporté deux fois le Grand prix de l'Imaginaire en 2013 et 2015. Né en 1972, il vit dans l'Ouest du Colorado avec sa femme et son fils.





  • La revue de presse Marie Pavlenko - Le Monde du 5 novembre 2015

Le suspense est maîtrisé et le ­récit, truffé de références à l'actualité, violent  : Paolo Bacigalupi s'inspire de cas authentiques et interroge avec finesse les notions de croyance et de vérité. A la modernité de l'intrigue, mêlant outils technologiques dernier cri et arnaques classiques, s'ajoutent des clins d'oeil savoureux ...
Efficace et glaçant.



  • Les premières lignes

Alix était assise en cours de chimie quand elle le vit.
Elle regardait par la fenêtre, laissant ses yeux parcourir les pelouses parfaitement entretenues du campus de l'académie Seitz et, dès qu'elle le vit debout dehors, elle eut l'impression de le connaître.
Familier.
C'est ainsi qu'elle l'exprima plus tard, en parlant avec les flics. Il lui avait paru familier. Comme le frère aîné d'une connaissance, celui qu'on entrevoit à peine lors de ses retours de la fac. Ou sinon ce frère que Seitz refuse d'accepter, à cause de «troubles sociaux du comportement». Le seul qui n'est pas inscrit à l'école, mais qui accompagne quand même papa et maman à la vente aux enchères annuelle de Seitz, parce que la petite soeur est de l'étoffe qu'on admet à Seitz, si lui ne l'est pas. Le loup solitaire aigri qui s'adosse au mur du fond, textant à ses amis quelle merde c'est d'être coincé ici à tuer la soirée en regardant ses parents qui se cuitent en enchérissant sur des vacances à Saint-Martin, des cours d'initiation à la poterie pour crise de la quarantaine dans le studio/galerie de Lena Chisolm.
Familier.
Comme sa langue, quand elle courait sur l'arête des dents. Toujours invisible, mais pourtant connue.
Il se tenait à l'extérieur, les yeux levés vers le bâtiment des sciences.
Mlle Liss (jamais Mme, et certainement pas Miss - Mlle, n'est-ce pas ?) rendait les rapports des TP de chimie. Des A sans problème. Même lorsqu'elle mettait la pression, Liss ne poussait jamais assez loin, si bien qu'Alix avait laissé l'activité de la classe se fondre en arrière-plan : des élèves en blouse de laboratoire auprès de leurs paillasse et bec Bunsen individuels, le froissement des copies, le zonzon de Mlle Liss qui discourait sur les facultés haut de gamme (une formule codée pour désigner les Ivy League) et le fait qu'on n'arrivait nulle part si on ne s'imposait pas des défis - et Alix songeait que personne ici n'arriverait où que ce soit avant longtemps.
Elle voyait parfois cela comme de l'animation suspendue. Elle n'était qu'une élève au sein d'une cohorte qu'on débarbouillait, sculptait et formait pour l'avenir. Parfois, elle se les représentait tous en train de flotter, en suspens dans du liquide, une rangée après l'autre dans des réservoirs, tous à la dérive. Une floraison de jupes et de blazers approuvés par Seitz. Les cravates de l'école qui sinuent au fil des courants. Cheveux en désordre sur des visages vides, des bulles montant de lèvres silencieuses. Du désordre et des bulles. En attendant que quelqu'un vienne déclarer qu'ils étaient achevés.
D'autres fois, elle voyait tout cela comme les préparatifs d'une course à laquelle ils n'avaient jamais vraiment le droit de participer. Chaque élève de Seitz placé en position, des coureurs sur leurs starting-blocks, déterminés à conquérir le monde - dès que leurs parents férus de contrôle décideraient de les laisser accéder à l'argent placé en leur nom. Mais personne ne tirait jamais le coup de revolver, et donc ils attendaient, s'amusaient, étudiaient, passaient des examens blancs et multipliaient les activités extracurriculaires telles que l'assistanat bénévole au refuge pour femmes battues de Hartford, de façon à engranger un matériau «significatif» pour leur dissertation d'entrée en faculté.


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