Un dimanche soir en Alaska / Passion du livre

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.. Un dimanche soir en Alaska

Couverture du livre Un dimanche soir en Alaska

Auteur : Don Rearden

Traducteur : Hélène Almaric

Date de saisie : 11/09/2015

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Fleuve éditions, Paris, France

Collection : Littérature générale

Prix : 19.90 €

ISBN : 9782265098787

GENCOD : 9782265098787

Sorti le : 10/09/2015

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  • La présentation de l'éditeur

Quelques baraques bancales posées sur un monde en sursis. Aux confins de l'Amérique et des glaces, le petit village indigène de Salmon Bay vit ses derniers instants.
Bientôt, le littoral cédera, la baie l'engloutira.
En attendant la barge chargée de les mener au nouveau site, les habitants disent adieu à la terre - cette terre où plane l'esprit des ancêtres, cette boue où les petites filles dessinent des histoires... Adieu à la toundra pelée, à la station de radio locale où Jo-Jo, le DJ, passe sans fin des vieux disques, aux chemins de planches et aux mélopées yupik... Tyler, le premier esquimau de la planète allergique au froid, Dennis dit «l'Embrouille», Angelic, Panika, Josh, Junior et les autres - tous sentent pourtant que Salmon Bay n'a pas dit son dernier mot.
Avant la grande traversée, pour le meilleur peut-être, le village leur réserve un cataclysmique chant du départ...

Au sujet de son précédent roman, paru chez Fleuve Éditions :
«L'Alaska comme vous ne l'avez jamais vu.»
David Vann, auteur de Désolations et Impurs

«Comme avec Sur la route de McCarthy, une fois commencé ce roman, vous irez jusqu'au bout sans pouvoir vous arrêter.»
Pete Fromm, auteur de Comment tout a commencé

«Un superbe roman.»
Ron Carlson, auteur du Signal et de Cinq Ciels

Don Rearden a grandi dans la toundra de l'Alaska. Son expérience de la culture yupik a façonné son écriture et sa vision du monde. Scénariste et poète, il est également professeur d'écriture à l'université d'Anchorage. Il vit en Alaska, en pleine montagne, avec sa femme et son fils. Après Le Présage du corbeau paru chez Fleuve Éditions en 2013, Un dimanche soir en Alaska est son deuxième roman.





  • Les premières lignes

Un oiseau nommé Jo-Jo

Le déménagement de Salmon Bay est en route.

(Anchorage Planet) Après des années d'inondations et d'érosion côtière, les responsables du gouvernement fédéral et de l'État ont annoncé conjointement la finalisation du déménagement de plus de 200 habitants de Salmon Bay vers des terrains plus élevés. Dans un communiqué officiel, le gouverneur a baptisé ce transfert d'«effort extrêmement bien planifié, encore que légèrement accéléré, qui démontre la coordination des ressources de l'administration fédérale et de l'État en faveur de la population d'Alaska». Le sénateur Gara a pour sa part affirmé que ce plan «plaçait l'intérêt des habitants de Salmon Bay au-delà de toute autre considération». Salmon Bay est le premier des douze villages d'Alaska dont la réimplantation est prévue au cours des dix prochaines années.

JUNIOR fut véritablement témoin du crash de Jo-Jo. Et de son plongeon. Accroupi dans la toundra, il était à deux doigts d'attraper une pie-grièche quand sa proie s'envola. À cet instant précis, il leva les yeux et vit l'imposante masse de Jo-Jo fendre les airs comme une sorte de gigantesque volatile, droit en direction du lac.
A Salmon Bay, tout le monde était au courant que Junior avait passé l'été à essayer d'attraper une des pies qui nichaient dans les aulnes le long de la station de radio. La petite bande de broussailles, la seule chose qui ressemblât de près ou de loin à des arbres à Salmon Bay, abritait plusieurs oiseaux, et tout le monde savait que la découverte de l'oiseau écorcheur constituait le moment le plus excitant de la jeune carrière d'ornithologue de Junior.
La déception d'avoir manqué la capture d'une vraie pie-grièche écorcheur l'emporta un moment sur l'identification du «Plouf !» qui accompagna le plongeon de Jo-Jo. Junior fonçait tellement vite, volant presque, les bras écartés telles des ailes, sur le ponton de bois, sur la toundra, en direction de l'eau - si tant est qu'on puisse appeler «eau» ce truc horrible dans le lac -, qu'il ne comprit pas tout de suite de quoi il retournait.
La pie disparut dans un battement d'ailes grises, probablement pour rejoindre sa dernière proie, une mésange à tête noire morte sur une branche d'aulne, à la façon typique de cet oiseau.
Junior s'élança en direction des vagues concentriques créées par cette agitation. Les hautes herbes du lac et les lis ondulaient lentement. Junior imagina que tout ce vacarme avait dû effaroucher les grues et les plongeons arctiques qui avaient pu se poser là. Mais comme le reste du village, la plupart des oiseaux évitaient cette étendue d'eau en temps normal.


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