Le sourire d'Angelica : Une enquête du commissaire Montalbano / Passion du livre

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.. Le sourire d'Angelica : Une enquête du commissaire Montalbano

Couverture du livre Le sourire d'Angelica : Une enquête du commissaire Montalbano

Auteur : Andrea Camilleri

Traducteur : Serge Quadruppani

Date de saisie : 29/10/2015

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve éditions, Paris, France

Collection : Fleuve noir

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782265097278

GENCOD : 9782265097278

Sorti le : 17/09/2015

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

À cause d'une phrase scabreuse prononcée par Livia dans son sommeil, Montalbano doute de sa fidélité. Peu après, à la suite d'une étrange série de cambriolages qui frappe un groupe d'amis de la bourgeoisie de Vigàta, il fait la rencontre bouleversante d'Angelica, vivante incarnation de ses rêves d'enfant. Les fantasmagories et les contradictions du commissaire sicilien ne l'aident guère à affronter une machination que nourrit un vieux désir de vengeance. Et dans ce qui semblait d'abord une somnolente enquête, ponctuée de rougets grillés et de promenades sur le môle, Montalbano, malgré le soutien de sa fine équipe du commissariat, ne verra pas venir la violence et la mort.

«Ce commissaire gastronome parlant un italien mêlé de sicilien s'est imposé dans les librairies comme à la télévision. Son créateur a reçu, en 2014 pour l'ensemble de son oeuvre, le prix Federico Fellini de l'excellence artistique.»
Marianne
«Théâtral et facétieux, Camilleri entremêle avec maestria le pathétique et le comique dans une enquête qui va et vient au rythme du ressac et des horaires méridionaux.»
Geneviève Comby, Le Matin Dimanche

Italien d'origine sicilienne, né en 1925, Andréa Camilleri a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner vers la littérature. Avec succès, puisque les enquêtes de son désormais célèbre commissaire Montalbano ont donné naissance à rien de moins que le «phénomène» Camilleri.





  • La revue de presse Abel Mestre - Le Monde du 29 octobre 2015

Chez Camilleri, l'humour et l'ironie sont omniprésents. Ainsi que les références à la littérature italienne...
Comme toujours, l'excellente traduction de Serge Quadruppani joue un rôle primordial dans le plaisir que prend le lecteur à suivre les tribulations et les agapes «montalbanesques».



  • Les premières lignes

UN

Il s'aréveilla d'un coup et se leva à moitié, l'oeil promptement ouvert passqu'il avait, c'est sûr, entendu que quelqu'un venait juste de finir de parler dans sa chambre à coucher. Et comme il était seul à la maison, il s'inquiéta.
Puis il lui vint l'envie de rire, passqu'il s'arappela que Livia était arrivée à Marinella la veille au soir, à l'improviste, pour lui faire 'ne surprise - heureuse surprise, tout du moins au début, et qu'elle dormait maintenant comme un bébé à côté de lui.
Par la fenêtre passait un rai de la lumière encore violacée du tout début de l'aube et alors il rabaissa les paupières, sans même regarder la montre, dans l'espoir de se faire encore quelques heures de sommeil.
Mais juste après, il s'aretrouva l'oeil nouvellement écarquillé par la faute d'une pinsée qui lui était venue.
Si quelqu'un avait parlé dedans sa chambre, ça ne pouvait être que Livia. Laquelle, donc, l'avait fait dans son sommeil.
Ça ne lui était jamais arrivé avant, ou peut-être, quelquefois, précédemment, avait-elle parlé mais trop bas pour l'aréveiller.
Et il était possible qu'en ce moment elle continue à s'atrouver dans une phase spéciale du sommeil où elle prononcerait encore quelque autre parole.
Alors ça, c'était une occasion à ne pas manquer.
Quelqu'un qui se met soudain à parler dans le sommeil ne peut dire que des choses vraies, des vérités qu'il garde en dedans de lui. Il n'avait pas souvenir d'avoir lu qu'on puisse dire dans le sommeil des menteries, ou une chose pour une autre, passque, quand on dort, on est privé de défenses, désarmé et innocent comme un minot.
Il serait très 'mportant de ne pas perdre les paroles de Livia. Important pour deux raisons. Une de caractère général, du fait qu'un homme peut vivre cent ans à côté d'une femme, dormir avec elle, lui faire des enfants, partager le même air, croire l'avoir connue du mieux possible et à la fin se convaincre que cette femme, il n'a jamais su vraiment comment elle était faite.
L'autre motif était de caractère particulier, momentané.
Il se leva du lit précautionneusement, alla regarder dehors à travers le volet. La journée s'aprésentait sereine, privée de nuages et de vent.
Puis il passa du côté de Livia, prit une chaise et s'assit à la tête du lit, comme pour une veillée nocturne au 'pital.
(...)


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