Séquence : et si nous étions tous déjà condamnés ? / Passion du livre

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.. Séquence : et si nous étions tous déjà condamnés ?

Couverture du livre Séquence : et si nous étions tous déjà condamnés ?

Auteur : Fredrik T. Olsson

Traducteur : Carine Bruy

Date de saisie : 23/05/2015

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve éditions, Paris, France

Collection : Fleuve noir

Prix : 20.90 €

ISBN : 9782265098329

GENCOD : 9782265098329

Sorti le : 14/05/2015

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

William Sandberg est un grand mathématicien - il a même collaboré avec l'armée sur des dossiers classés secret-défense. Mais depuis le décès de sa fille, il n'est plus que l'ombre de lui-même.
Une organisation secrète est cependant prête à tout pour s'assurer ses services. Kidnappé, William est sommé de travailler sur un message crypté. Peu enclin à collaborer, William est pourtant intrigué. Jusqu'à ce qu'il rencontre Janine Haynes, une archéologue elle aussi retenue contre sa volonté. Ils découvrent que ce projet est lié à des recherches sur un dangereux virus, impliquant des expérimentations sur des cobayes... humains.
Quelle est l'échappatoire lorsque votre sort est inscrit au coeur même de votre ADN ?

Fredrik T. Olsson commence très jeune à écrire, avant de prendre la direction d'une troupe de théâtre. Emménageant à Stockholm, il devient auteur, scénariste et réalisateur. Séquence est son premier roman, dont les droits de publication ont été vendus dans 25 pays.

«Un sens du suspense et du rythme magistral. [...] Olsson a le talent d'un Michael Crichton pour écrire des page-turners.»
The Sun

«Un blockbuster haut en couleur au style cinématographique.»
The Independent





  • Les premières lignes

L'homme qu'ils abattirent dans la ruelle mourut trop tard.
Il avait à peine plus de trente ans et portait un jean, une chemise et un coupe-vent. Sa tenue était bien trop légère pour la saison. En revanche, il avait pris une douche peu de temps auparavant et était plus ou moins rassasié - c'est ce qu'ils lui avaient promis et ils avaient tenu parole.
Mais nul ne lui avait annoncé la suite du programme. A présent, il était là.
Il s'était arrêté net, essoufflé, entre les façades de pierre à l'arrière de l'ancienne poste. De fines volutes grises émergeaient de sa bouche et se dissolvaient dans les ténèbres au rythme de sa respiration. Il étouffa un sentiment de panique en constatant que la grille de fer à l'extrémité de la venelle était fermée. Il avait su que c'était un pari risqué et il se tenait désormais là, sans nulle part où fuir, tandis que le bruit du trio se rapprochait derrière lui.
En fait, il était encore en vie quand la nouvelle était parvenue aux rédactions des grands quotidiens européens un quart d'heure plus tôt, perdue dans le flot des dépêches ; trois lignes sur la découverte d'un homme mort en plein Berlin peu après 4 heures du matin, ce jeudi-là. Il n'était pas précisé qu'il était sans abri et sous l'emprise de stupéfiants, mais on le lisait entre les lignes. C'était bien le but recherché, d'ailleurs. Pour mentir, il faut s'en tenir à la vérité.
Faute de place, cette information finirait dans les dernières pages, sous la forme d'un entrefilet noyé au milieu d'autres non-événements. C'était une mesure de sécurité, probablement superflue, parmi de nombreuses autres ; une mise en scène destinée à un non-initié qui les verrait soulever le corps sans vie dans l'obscurité et le porter jusqu'à l'ambulance, claquer la portière et s'éloigner dans la fine pluie mêlée de neige, avec un gyrophare bleu du plus bel effet.
Pas vers un hôpital. De toute façon, les médecins n'auraient rien pu faire.
Dans le véhicule, il y avait trois hommes qui espéraient être arrivés à temps.
Ce n'était pas le cas.


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