Allmen et la disparition de Maria / Passion du livre

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.. Allmen et la disparition de Maria

Couverture du livre Allmen et la disparition de Maria

Auteur : Martin Suter

Traducteur : Olivier Mannoni

Date de saisie : 12/05/2015

Genre : Policiers

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-267-02770-9

GENCOD : 9782267027709

Sorti le : 16/04/2015

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Le dandy-détective Friedrich von Allmen est expert dans la recherche d'oeuvres d'art volées. Sa dernière enquête lui a permis de retrouver une toile de la série des Dahlias peints par Henri Fantin-Latour. Mais Allmen sait qu'il doit son succès à l'aide précieuse de Carlos, son fidèle serviteur-associé, et de Maria, l'amie de ce dernier qui joue désormais un rôle de premier plan. Aussi décide-t-il de voler immédiatement à son secours lorsqu'il apprend qu'elle a été enlevée et qu'une rançon est exigée...

«L'énigme se résout entre limousines et 5-étoiles. [...] Suter écrit avec un sourire en coin, une moue jamais dupe. Il aime que ses lecteurs soient aussi malins que lui. Délicieuse impression d'être complices, d'appartenir au même club. [...] Le style de Suter est à la fois subtil, nonchalant et cruel.» Eric Neuhoff, Le Figaro

Né à Zurich en 1948. Publicitaire à Bâle, Martin Suter multiplie les reportages pour Géo, devient scénariste pour le cinéaste Daniel Schmidt, écrit des comédies pour la télévision. Il vit entre la Suisse, l'Espagne et le Guatemala.
Small world a obtenu le prix du Premier Roman, catégorie «romans étrangers». Il sera prochainement adapté au cinéma avec Gérard Depardieu et Nathalie Baye. Un ami parfait a été adapté au cinéma en 2006, sous le même titre, par Francis Girod et deux autres de ses romans sont en cours d'adaptation. Martin Suter a également contribué au dernier album de son compatriote le musicien Stefan Eicher, pour qui il a écrit les textes de trois chansons sur Eldorado (2007) et travaillé au projet d'une comédie musicale.





  • La revue de presse Mathieu Lindon - Libération du 23 avril 2015

Le charme des aventures de Johann Friedrich von Allmen tient beaucoup à la personnalité de leur héros. Martin Suter, né à Zurich en 1948 et auteur, entre autres, de Small World et la Face cachée de la lune, a imaginé cette espèce de détective malgré lui dont Allmen et la disparition de Maria est la quatrième apparition...
Allmen est un riche héritier qui a dépensé tout son héritage tellement il aime vivre richement et qui se trouve donc dans la situation inédite de devoir gagner de l'argent (et même beaucoup) pour que son mode de vie ne soit pas affecté par sa ruine. Les connaissances artistiques de cet esthète l'ont donc amené à créer Allmen International Inquiries, entreprise sans rivales pour ce qui concerne les tableaux et autres oeuvres d'art volés, perdus, empruntés ou copiés. Allmen est une sorte d'Oblomov contrarié à qui la situation de rentier et la quiétude suisse allaient comme une paire de gants et qui est maintenant contraint de résoudre quelques énigmes pour continuer à boire les cocktails les plus chics dans les bars les plus chers (ou les cocktails les plus chers dans les bars les plus chics). Si ça ne tenait qu'à lui, il ne se mêlerait pas de toutes ces histoires, découvrir la vérité et en tirer profit le dérange, mais il faut ce qu'il faut.



  • Les premières lignes

Extrait du prologue

Cela faisait deux bonnes semaines qu'Allmen International Inquiries avait été chargé de retrouver un tableau qui, officiellement, n'existait plus : une toile d'Henri Fantin-Latour qui valait trois millions et demi et représentait des dahlias. La commande, elle aussi, avait été passée par quelqu'un qui n'avait plus d'existence officielle : Dalia Gutbauer. Cette héritière d'un empire industriel, âgée de quatre-vingt-douze ans à ce jour, avait tenu les journaux à potins en haleine avec sa vie mondaine jusqu'à la fin des années 1950 et avait disparu dans les limbes après une liaison scandaleuse avec un type louche.
Lorsqu'une certaine Cheryl Talfeld convoqua Allmen au Schlosshotel, il ne se doutait pas encore que l'établissement cinq étoiles un peu défraîchi appartenait à la vieille dame et que celle-ci en occupait le quatrième étage incognito depuis plus de vingt ans. Ni que Mme Talfeld lui servait d'assistante personnelle depuis tout aussi longtemps.
Pendant toutes ces années, le tableau aux dahlias avait été accroché dans la chambre à coucher de Mme Gutbauer, à côté de portraits que des artistes connus avaient peints d'elle. Elle était encore une jeune femme lorsqu'un homme le lui avait offert après l'avoir volé pour elle. Et c'est ce tableau-là qui avait disparu au cours des journées précédentes.
Allmen et Carlos, son domestique guatémaltèque, avaient rapidement compris que le tableau n'avait pas pu quitter le quatrième étage sans complices ; ils avaient décidé qu'Allmen irait s'installer à l'hôtel et commencerait par passer au crible les relations existant entre les habitants du quatrième étage, les clients et les employés de l'hôtel.
Dès le premier soir de son séjour, Hardy Frey, un vieil homme qui occupait une chambre à demeure, était mort dans le restaurant de l'hôtel. Il s'avéra qu'il s'agissait aussi de cet homme interlope avec lequel Dalia avait fichu le camp à l'époque - celui-là même qui avait volé les Dahlias pour les lui offrir.
Allmen avait fait venir à l'hôtel, en renfort, Maria Moreno, la Colombienne dont Carlos était tombé amoureux et qui vivait depuis chez lui, dans le minuscule logement sous le toit de la petite maison du jardinier. Camouflée en femme de chambre, elle s'était penchée sur les relations entre membres du personnel. Elle n'avait pas tardé à découvrir qu'un certain Claude Tenz, neveu du client à demeure Hardy Frey et qui était lui aussi descendu à l'hôtel pour une courte période, avait une liaison avec l'assistante de Mme Gutbauer, Cheryl Talfeld.
L'enquête menée par Allmen avait elle aussi été productive : il avait établi qu'une autre cliente à demeure, Teresa Cutress, était la femme pour laquelle Hardy Frey avait, jadis, laissé tomber Dalia Gutbauer. Comme Hardy Frey, elle était sans revenus, et tout comme lui elle vivait au Schlosshotel, aux dépens, ou plutôt - c'était le terme de l'assistante - comme trophée de Dalia Gutbauer.


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