Terrible jeudi : le jour de l'innocence perdue / Passion du livre

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.. Terrible jeudi : le jour de l'innocence perdue

Couverture du livre Terrible jeudi : le jour de l'innocence perdue

Auteur : Nicci French

Traducteur : Marianne Bertrand

Date de saisie : 21/04/2015

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve éditions, Paris, France

Collection : Fleuve noir

Prix : 20.50 €

ISBN : 9782265098923

GENCOD : 9782265098923

Sorti le : 09/04/2015

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  • La présentation de l'éditeur

Il y a vingt-trois ans, Frieda quittait Braxton sans un regard en arrière. Devenue psychothérapeute, elle pensait avoir tiré un trait définitif sur le traumatisme de sa jeunesse. Les révélations de Becky, sa nouvelle patiente, vont pourtant rouvrir en grand les portes de son passé.
Des similitudes apparaissent immédiatement, Becky est une adolescente de Braxton fragile et incomprise. Et ce n'est pas leur seul point commun : toutes deux ont perdu leur innocence trop tôt, trop vite, dans des circonstances étrangement semblables. Et si elles étaient victimes du même agresseur ? Et si d'autres jeunes filles avaient subi le même sort ? Frieda est désormais prête à affronter la vérité que personne ne veut entendre. De retour sur les lieux du crime, elle va enfin faire la lumière sur cette terrible nuit du 11 février 1989...

Sous le pseudonyme Nicci French se cache un couple de journalistes londoniens. Nicci Gerrard a enseigné Mgr la littérature à Los Angeles puis à Londres, avant de se tourner vers le journalisme et de créer une revue artistique. Elle rencontre alors Sean French, qui deviendra son mari et son compagnon d'écriture. La passion amoureuse et littéraire qui lie ces deux auteurs à succès nous a offert de nombreux romans i incontournables, dont dix déjà publiés chez Fleuve Éditions.





  • Les premières lignes

Tout commença par des retrouvailles et s'acheva par des retrouvailles, or Frieda Klein avait horreur des retrouvailles. Assise devant sa cheminée, elle écoutait le paisible crépitement du feu. A côté d'elle se trouvait Sasha, le regard perdu dans les flammes. À côté de Sasha, une poussette où son fils de 10 mois, Ethan, ronflait. On n'apercevait qu'une touffe de ses cheveux bruns. Un chat ronronnait aux pieds de Frieda. Elles entendaient le vent souffler au-dehors. La journée, noyée dans le brouillard, n'avait été que rafales et tourbillons de feuilles. À présent il faisait nuit et elles étaient au chaud, à l'abri des premiers frimas de l'hiver.
- Je dois admettre, dit Sasha, que je suis intriguée à l'idée de faire la connaissance d'une de tes anciennes copines d'enfance.
- Ce n'était pas une amie. Elle était dans ma classe.
- Que veut-elle ?
- Je n'en sais rien. Elle m'a appelée pour me dire qu'elle avait besoin de me voir. Elle a expliqué que c'était important et qu'elle serait là à sept heures.
- Et il est quelle heure, maintenant ? Frieda consulta sa montre.
- Presque sept heures.
- Je suis complètement larguée. Depuis qu'Ethan est né, j'ai oublié ce que ça faisait de dormir une nuit entière et j'ai le cerveau en compote. Je ne sais même plus quel jour on est. On est mercredi ?
- Jeudi.
- Ah, bien. Bientôt le week-end.
Frieda s'abîma de nouveau dans la contemplation du feu.
- C'est peut-être le pire jour de la semaine, déclara-t-elle. Il ne signifie rien en soi. Il te rappelle juste que la semaine a commencé depuis longtemps.
Sasha fit la moue.
- C'est peut-être y voir trop de choses.
Elle se pencha sur la poussette et caressa les cheveux de son fils.
- Je l'aime tellement, mais parfois, quand il dort, je me sens soulagée et reconnaissante. C'est horrible, ce que je viens de dire ?
Frieda se tourna vers son amie.
- Frank t'aide ?
- Il fait de son mieux. Mais il est tellement occupé par son travail, à, comme il dit, aider les coupables à s'en tirer sans dommage.
- C'est son boulot, répondit Frieda. Il est avocat pénaliste et...
Elle fut interrompue par un coup de sonnette. Frieda adressa à Sasha un regard désolé.
- Tu vas répondre, n'est-ce pas ? s'inquiéta Sasha.
- J'étais tentée de me cacher.
Elle ouvrit la porte et eut à peine le temps d'entendre une voix dans la pénombre avant de se retrouver aussitôt prisonnière d'une étreinte.
- Frieda Klein, dit la femme. Je t'aurais reconnue n'importe où. Le portrait craché de ta mère.
- Je ne savais pas que tu connaissais ma mère. Elle fit un geste en direction de la cheminée.
- Je te présente mon amie Sasha. Sasha, voici Madeleine Bucknall.


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