Ground zero / Passion du livre

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.. Ground zero

Couverture du livre Ground zero

Auteur : Jean-Paul Chaumeil

Date de saisie : 26/03/2015

Genre : Policiers

Editeur : Rouergue, Arles, France

Collection : Rouergue noir

Prix : 19.00 €

ISBN : 9782812607448

GENCOD : 9782812607448

Sorti le : 13/01/2015

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  • La dédicace de l'auteur

Je crois me souvenir qu'après être resté pendant des heures devant ma télé à regarder les images de nine eleven, je me suis dit si j'écris un polar, il se déroulera le 11 septembre 2001, à NYC, dans une des tours du WTC. Voici donc un tueur de profession pris au piège des événements de ce jour mémorable, lui-même l'objet d'un contrat, une combinaison originale issue de son passé et des manoeuvres de la CIA. Comme il n'est pas manchot il se défend les armes à la main, laisse quelques cadavres autour de lui, croise deux femmes séduisantes- quand même, et tente de résister au piège qui se referme sur lui.
Certes, je ne parle pas anglais et je n'ai découvert New York en vrai qu'une fois le manuscrit achevé ! Mais la mythologie des EU s'est emparée de moi il y a si longtemps que je me suis senti autorisé à écrire de "l'extérieur" pour mon plus grand plaisir. Bien-sûr, j'ai lu Chandler, et j'ai tant aimé regarder l'arrière plan des rues de NYC, tout en écoutant les sirènes des voitures de police venir vers moi comme une mélodie musicale. Puis, un jour, j'ai traversé le miroir, mon traitement de texte à la main, pour ramener aux lecteurs de quoi le plonger, comme moi, dans le monde obscur mais fascinant des luttes de pouvoir.

Jean-Paul Chaumeil



  • La présentation de l'éditeur

Il s'appelle Walter ou William. Peu importe. Ceux qui l'ont formé sur une base de l'OTAN, près de Naples, dans les années 1980, des types farouchement anticommunistes du Gladio, l'appellent W. Et aujourd'hui, le rock dur et ample d'un groupe de Minneapolis dans les oreilles, il se rend au World Trade Center pour y exécuter un contrat. Aujourd'hui, 11 septembre 2001. Une cible unique. Une mallette à récupérer. La routine pour un professionnel comme lui. Mais d'une, il a une drôle de baby-sitter à ses trousses. Et de deux, voilà que la tour se met à trembler comme si un géant l'avait secouée. Commence pour W une cavale dans une ville jetée tout entière dans le grand incendie. Des souvenirs plein la tête et des tueurs en planque où qu'il aille. Des tueurs qu'il a déjà croisés. Dans d'autres vies. Celles où il s'appelait William ou Walter. Peu importe.
Dans un premier roman sous tension, shooté au rock, à la soul et au funk, Jean-Paul Chaumeil nous transporte dans un monde parallèle, celui des factions qui s'affrontent en une guerre sans fin dans les coulisses de l'économie ultralibérale, un monde qui a inventé sa propre réalité.

Jean-Paul Chaumeil vit à Bordeaux. Ground Zéro est son premier roman.





  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 26 mars 2015

L'auteur insuffle à ce récit violent, entre attaques terroristes et sanglant règlement de comptes, une énergie très rock. Un bon premier roman.



  • Les premières lignes

Pourtant, tout avait bien commencé. J'aime New York en automne, septembre y déploie un ciel bleu et pur et les journées ne sont pas trop longues. C'est pourquoi j'avais choisi d'écouter dans mon Walkman un groupe basé au sud de Minneapolis, moins connu que les MC5 ou les Stooges, les Struggle for life parce que j'avais besoin dans la fraîcheur de ce petit matin new-yorkais d'être un peu électrisé. Ils jouaient un rock dur et ample avec une sonorité de garage, c'est d'ailleurs ce qui me plaisait. En réalité je les avais entendus au fond d'une grange -mais attention ce n'était pas du rock agricole - après une mission de tout repos, mais très bien payée, et croyez-moi depuis que j'ai intégré le circuit je suis au top question salaire dans notre branche d'activité.
J'avais quitté le Chelsea dans la 23e West vers sept heures du matin. L'endroit ne vous aurait peut-être pas plu car le lieu était fréquenté par pas mal de farfelus ; mais finalement je m'étais vite aperçu que j'y passais inaperçu, si vous me permettez ce jeu de mots. Non pas que j'aie le genre de la plupart de ceux que j'y croise, loin de là, mais ils l'ont choisi. Pareil pour moi, donc pas de lézard, on est dans un pays libre. J'avais l'air d'un businessman international qui en avait assez des palaces anonymes, souvent en déplacement et pressé, qui se faisait un petit extra de temps en temps en compagnie d'une fille classe ou avec une rencontre réalisée sur place. Vous aurez compris que plus personne ne faisait attention à moi, c'est ce qui me convenait.
J'avais hésité avec une villa à Greenwich, dans le Connecticut, de crainte de laisser des traces trop visibles. C'est une ville située à une cinquantaine de bornes de NYC. D'après ce que j'avais lu, la «médiane» des revenus dans ce bled passait facilement les 100 000 dollars annuels par foyer. À moi tout seul je n'étais pas tout à fait un foyer, mais en matière de salaire, depuis mes débuts dans cette profession, je ne me défendais pas trop mal. J'estimais avoir le droit de vivre au milieu de ceux qui brassaient la thune naturellement. J'avais contacté des agences, effectué quelques visites et ce qu'on me montrait me bottait bien : je savais qu'une fois entré dans la zone en question, plus personne ne viendrait me poser de questions à condition que je fasse un saut, de temps en temps, sur Greenwich Avenue, chez le bijoutier Manfredi pour acheter une montre qui passe la barre des 150 000 dollars.
Les types qui résidaient là c'était du lourd comme me l'avait fait comprendre un employé de l'agence immobilière D. Ogilvy & Associates. Ceux qui y affluaient depuis quelque temps c'étaient les cadors des hedge funds et c'est justement ce qui m'intéressait. Je me disais que je finirais par en rencontrer un à qui je pourrais confier la gestion de mon portefeuille sans avoir besoin de justifier une appartenance à un clan de la Nouvelle-Angleterre depuis trois générations. Et puis, autant le dire nettement, le credo libéral qui consiste à multiplier ses gains sans lever le petit doigt en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, me flashait un max. Le fric qu'on fabrique en dormant, c'est le meilleur.


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