Le toutamoi / Passion du livre

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.. Le toutamoi

Couverture du livre Le toutamoi

Auteur : Andrea Camilleri

Traducteur : Serge Quadruppani

Date de saisie : 14/01/2015

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Métailié, Paris, France

Collection : Bibliothèque italienne

Prix : 17.00 €

ISBN : 9791022601436

GENCOD : 9791022601436

Sorti le : 12/02/2015

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  • La présentation de l'éditeur

Arianna, belle femme-enfant, est l'épouse de Giulio, qui est riche, plus âgé qu'elle, très amoureux et impuissant. Pour leur plus grande satisfaction à tous deux, il lui organise, sur une plage gérée par un mafieux, des rencontres avec des play-boys qu'elle choisit. Seule et impérative condition : chaque partenaire ne doit lui servir que deux fois. Mais un jour elle jette son dévolu sur Mario, un tout jeune homme qui s'éprend d'elle et exige de la revoir. La transgression du tabou va gripper la machine irrémédiablement et, tandis que nous découvrons le passé très étrange d'Arianna, la catastrophe approche. Quelque part entre Bret Easton Ellis et Simenon, sur un territoire bien éloigné des truculences siciliennes, Camilleri explore la zone grise des dérèglements mentaux dans la banalité de la vie et nous surprend une fois encore par l'étendue de son talent. Et confirme s'il en était besoin qu'il n'est pas seulement un grand écrivain de romans noirs, mais un grand écrivain tout court.

Andréa Camilleri est né en Sicile en 1925. Scénariste et metteur en scène de théâtre, il est l'auteur de nombreux romans policiers, dont les aventures du commissaire Montalbano (Fleuve noir), Le Tailleur gris et Intermittence (Métailié), ainsi que de romans historiques : L'Opéra de Vigàta, Le Coup du cavalier, La Disparition de Judas, La Pension Eva (Métailié).





  • Les premières lignes

Giulio la réveille en lui effleurant une oreille du bout des lèvres et lui murmure :
- Ari, je te dis au revoir, je dois y aller.
Elle a entendu, elle a compris, mais n'est pas en condition de répondre.
Giulio répète, en pensant ne pas l'avoir réveillée :
- Ari, au revoir, je dois...
- Mais quelle heure est-il ? demande-t-elle d'une voix empâtée, en gardant les yeux obstinément fermés.
- Sept heures et demie.
- Mon Dieu !
Pendant un instant, elle continue à se refuser à la conscience, en se retranchant derrière l'écran d'une profonde obscurité.
Puis elle ouvre les yeux, relève un peu la tête.
Les volets sont entrouverts, laissant entrer un flot de lumière assassine.
Elle est obligée de battre des paupières pour distinguer l'image de la pièce.
Giulio est debout à côté du lit, il sent l'après-rasage. Il est habillé de pied en cap, prêt à sortir.
- Alors, comment on fait ? lui demande-t-il. Tu y vas toute seule en premier ou tu veux que je passe te prendre plus tard et on y va avec ma voiture ?
- Mais à quelle heure tu penses finir au bureau, toi ?
- Pas avant dix heures, dix heures et demie.
- Tu te rends compte ! Au plus tôt, tu te présenterais ici à onze heures. Non, on arriverait trop tard. Il vaut mieux que tu me rejoignes là-bas.
- Tu lui as dit de venir à quelle heure ?
- À onze heures. Tu as prévenu Franco ?
- Je vais lui téléphoner plus tard, vers neuf heures.
- Tu ne vas pas oublier ? Après, j'arrive à l'improviste et lui...
- Sois tranquille, je le préviens. Au revoir.
- Au revoir. Ah, s'il te plaît, dis à Elena...
- D'accord.
Arianna repose la tête sur l'oreiller, remonte les draps froissés sur son visage, ferme les yeux.


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