Un si lointain cyprès / Passion du livre

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.. Un si lointain cyprès

Couverture du livre Un si lointain cyprès

Auteur : Frédérique Elbaz

Illustrateur : La Wäwä

Date de saisie : 28/02/2015

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Editions du Mercredi, Paris

Collection : Philoménale

Prix : 9.80 €

ISBN : 9791093433042

GENCOD : 9791093433042

Sorti le : 14/11/2014

en vente sur


  • La dédicace de l'auteur

Un si lointain cyprès
Il vit seul, tout seul en haut d'une colline, ce vieux grincheux de cyprès. Bien trop désagréable pour que l'on s'en approche. Seule Philomène se moque de son côté râleur et bougon. Ils échangent parfois des considérations sur la pluie, le beau temps, la couleur du ciel... Mais le cyprès a l'art et la manière de garder ses distances. Un beau jour pourtant, l'arbre finit par se confier à l'enfant. Pour la première fois, il raconte son histoire. Il évoque ses désillusions, ses souvenirs, les bons et les mauvais, sa colère, ses espoirs, ses doutes, ses croyances.... Il parle à Philomène de ses origines, lui avoue qu'il a peur et lui explique les raisons qui l'ont amené à vivre seul. Enfin, le genre d'histoire qui n'arrive qu'aux arbres.

Frédérique Elbaz



  • La présentation de l'éditeur

- Je peux t'aider à rédiger une Déclaration Sylvestre des droits des arbres et des habitants de la forêt. Philomène prit une feuille et un crayon.
- Article 1 : Tous les végétaux naissent et poussent égaux en dignité et en droits.
- Article 2 : Les végétaux de la forêt partagent les mêmes droits et les mêmes libertés quelles que soient leurs racines, la couleur de leur feuillage, la longueur de leurs branches, la hauteur de leur tronc.
- Article 3...

Un roman initiatique pour permettre aux jeunes lecteurs d'aborder la question de l'altérité et de la différence.

Collection Philoménale :
des dialogues pleins de poésie et d'humour entre Philomène et les arbres pour une approche sylvestre de la philosophie.

Frédérique Elbaz : après 15 ans de journalisme en presse écrite, elle se consacre aujourd'hui à l'écriture et à l'édition jeunesse. Toulousaine d'origine, elle vit et travaille à Paris.





  • Les premières lignes

Au sommet d'une colline battue par les vents, il y avait un arbre. Un seul arbre. C'était un cyprès. Loin de tout et de tous, il menait une existence solitaire. Les histoires les plus folles couraient à son sujet mais personne ne le connaissait vraiment. Les habitants du coin ne se risquaient pas à grimper si haut pour s'approcher du cyprès, un vieux grincheux. Seule Philomène lui rendait visite. L'arbre avait beau être ronchon, bougon, grognon, la petite fille l'aimait bien. Lui aussi peut-être mais à sa manière.

Maintes fois, le cyprès lui avait assuré n'avoir besoin de rien ni de personne. Mais, la petite fille savait qu'au fond il était bien content d'avoir un peu de compagnie. L'arbre parlait d'un ton sec et cassant, ses feuilles étaient rugueuses, un peu piquantes mais Philomène ne s'arrêtait pas aux apparences. Au fil du temps, le cyprès avait fini par se laisser approcher mais jamais il ne parlait de lui. L'arbre et l'enfant échangeaient des considérations sur la pluie, le beau temps.
Tous deux regardaient le ciel : était-il aujourd'hui d'un bleu azurin, céruléen, égyptien ou turquin ? De temps à autre, il esquissait un sourire mais le cyprès avait l'art et la manière de rester distant.

Par un froid matin de janvier, Philomène eut une pensée pour lui. Elle avait de la peine de le savoir si seul par ces journées glaciales aussi décida-t-elle de lui rendre visite. Elle glissa une boussole, un livre, L'histoire du ciel en 7 volumes, quelques biscuits au miel et du nectar de figues dans son sac à dos. Chandail, mitaines et bonnet de laine... La voilà parée pour affronter les frimas matinaux. Le chat aussi serait de l'expédition. L'animal aux coussinets délicats chaussa ses bottines fourrées avant de s'emberlificoter dans une longue écharpe.
Au bout de quelques heures de marche, longues comme un jour sans croquettes, ils arrivèrent au pied de la colline. Au sommet, on distinguait la silhouette du cyprès courbée par les vents. Philomène et le chat s'étonnèrent de voir que de nombreux trous avaient été creusés sur le flanc de la colline. Il y en avait des centaines et des centaines. Intrigués, ils s'approchèrent du cyprès. Tourné de l'autre côté, l'arbre ne les avait pas entendu arriver.


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