Les incroyables histoires naturelles de Jean-Henri Fabre / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. Les incroyables histoires naturelles de Jean-Henri Fabre

Couverture du livre Les incroyables histoires naturelles de Jean-Henri Fabre

Auteur : Jean-Henri Fabre

Préface : Christine Rollard

Illustrateur : photographies de Yves Lanceau

Date de saisie : 30/11/2014

Genre : Sciences et Technologies

Editeur : Gründ, Paris, France

Collection : Reportages

Prix : 29.95 €

ISBN : 9782324009181

GENCOD : 9782324009181

Sorti le : 23/10/2014

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Textes choisis et présentés par YVES CAMBEFORT

«Si j'écris pour les savants, pour les philosophes qui tenteront un jour de débrouiller un peu l'ardu problème de l'instinct, j'écris aussi, j'écris surtout, pour les jeunes, à qui je désire faire aimer cette histoire naturelle...»

Jean-Henri Fabre

Jean-Henri Fabre (1823-1915), «observateur inimitable» comme l'a écrit Darwin, a consacré dix volumes passionnés et passionnants à la description des moeurs des insectes. De ce chef-d'oeuvre singulier, qui obtint un succès mondial, on trouvera ici les pages les plus célèbres, illustrées de photographies d'aujourd'hui, vivantes et hautes en couleur.

Un voyage passionnant à la découverte du petit monde des insectes, pour les initiés et tous les curieux.





  • Les premières lignes

LA VIE D JEAN-HENRI FABRE

DE L'AVEYRON AU VAUCLUSE (1823-1842)
Jean-Henri Fabre est né le 21 décembre 1823 dans un village du Haut-Rouergue : Saint-Léons (Aveyron). Il est confié très tôt à ses grands-parents paternels, qui exploitent une petite ferme au hameau de Malaval.

«Gens de la terre et n'ayant jamais ouvert un livre de leur vie, mes aïeux paternels cultivaient un maigre bien sur l'échiné granitique et froide du plateau rouergat. La maison, isolée parmi les genêts et les bruyères, sans voisin aucun bien loin à la ronde, de temps en temps visitée des loups, était pour eux l'orbe du monde. A part quelques villages des alentours, où les jours de foire se conduisaient les veaux, le reste n'était connu, et très vaguement, que par ouï-dire. Dans cette sauvage solitude, les bas-fonds tourbeux, à fondrières tremblantes, d'où suintaient des eaux irisées, fournissaient herbage dru aux vaches, principale richesse. En été, sur les pentes à courte pelouse, parquaient nuit et jour les moutons, protégés contre la bête de rapine par une enceinte de claies soutenues avec des fourches. [,..] La rudesse du climat ne permettait pas le même essor à l'agriculture. En saison propice, on mettait le feu à quelque lande hérissée de genêts, et l'araire passait sur le sol fertilisé par les cendres de l'incendie. Ainsi s'obtenaient quelques arpents de seigle, d'avoine, de pommes de terre. Les meilleurs coins étaient réservés au chanvre, qui, fournissant aux quenouilles et aux fuseaux de la maison les matériaux de la toile, était pour la grand-mère la récolte privilégiée. L'aïeul était donc avant tout un pasteur versé dans les choses de la vacherie et de la bergerie, mais d'une complète ignorance sur le reste. Ah ! mais non, les jeux de l'enfance passés, il n'eût pas fait bon élever la sauterelle et déterrer le bousier dans son entourage.»

Extrait de la VIe Série, chapitre III

À l'âge de sept ans, le petit Jean-Henri est de retour à la maison paternelle, dans son cher village de Saint-Léons. Au moment où il évoque ces souvenirs, Fabre est septuagénaire. Il note avec mélancolie que les premières impressions laissent en notre esprit une empreinte indélébile, que les années avivent au lieu d'émousser.

«Je suis à fond mon village, depuis si longtemps abandonné ; j'ignore presque les villes où m'ont conduit les hasards de la vie. Un lien d'exquise douceur nous rattache au sol natal ; nous sommes la plante qui ne quitte pas sans déchirures le point où ses premières racines ont poussé. Tout pauvre qu'il est, j'aimerais à revoir mon cher village ; je voudrais y laisser mes os. [...] Les événements pâlissent devant le souvenir du jardin paternel, jardinet suspendu, long de trente pas, large de dix et situé tout là-haut, au sommet du village. Seule le domine une petite esplanade où se dresse le vieux château à quatre tours devenues colombiers.»

Extrait de la VIIIe Série, chapitre VIII


Copyright : Studio 108 2004-2017 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli