Hiroshima n'aura pas lieu / Passion du livre

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.. Hiroshima n'aura pas lieu

Couverture du livre Hiroshima n'aura pas lieu

Auteur : James Morrow

Traducteur : Chloé Hucteau | Philippe Rouard

Date de saisie : 26/07/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Au diable Vauvert, Vauvert, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-84626-800-4

GENCOD : 9782846268004

Sorti le : 20/05/2014

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Eté 1945 à Hollywood, le cinéma d'horreur vit un âge d'or et la chasse aux sorcières bat son plein alors que la guerre entre Etats-Unis et Japon menace. Syms, acteur spécialisé en monstres de toutes sortes, est recruté par l'armée américaine pour participer à une opération top-secrète qui permettrait d'asservir le japon sans recourir à la bombe atomique... L'arme fatale ? Des iguanes géants cracheurs de feu prêts à dévaster les terres nipponnes...
Mais une chose est certaine, Syms va devoir réaliser la plus terrifiante composition de toute sa carrière. Mêlant personnages réels et imaginaires sur un mode réaliste et loufoque, ce roman incisif et hilarant est un hymne au cinéma de série Z et dénonce subtilement le bombardement du japon pendant la Seconde Guerre mondiale.

Né en 1947, diplômé d'Harvard, James Morrow a retenu de ses études son goût pour le roman philosophique et satirique. Ses oeuvres, lauréates du World Fantasy Award à deux reprises, sont autant d'allégories philosophiques iconoclastes, pleines d'érudition et de fantaisie.





  • La revue de presse François Angelier - Le Monde du 3 juillet 2014

En 1945, l'Amérique pense lancer des lézards géants contre le Japon. James Morrow, énorme...
Las, tout échoue, Truman mise sur la bombe : Hiroshima aura bien lieu. Après le burlesque théologique, James Morrow, par cet hommage jouissif au cinéma Z, invente la diplomatie Godzilla. Hiroshima n'aura pas lieu ou quand Ed Wood s'improvise conseiller politique du général Mac-Arthur. Un régal.



  • Les premières lignes

Difficile de dire si ces mémoires passeront pour le mot d'adieu le plus bavard jamais laissé par un suicidé ou me permettront d'éviter l'abysse. Seul le temps le dira - un intervalle de temps en vérité très précis : les vingt-cinq heures qui s'étirent depuis ce moment-ci, dimanche 28 octobre 1984 à 11h.06 du matin, et mon départ prévu demain par la navette de midi pour l'aéroport. Pour l'instant, la seule manière de fuir cet hôtel stérile de Baltimore serait de sauter par la fenêtre, ce qui me paraît assez tentant. Il suffirait d'ouvrir la fenêtre coulissante, de gagner la terrasse et de m'abandonner aux trente mètres de vide donnant sur le parking.
Les apparences sont trompeuses. La lecture de mon histoire n'implique pas que j'ai perdu patience et pris cette navette. La déduction correcte serait que j'ai glissé mon manuscrit dans une enveloppe festonnée de timbres à l'adresse de Rachel Bischop, mon agente à New York, puis laissé le paquet devant ma porte avec un mot priant le directeur de l'hôtel de le glisser dans la boîte aux lettres la plus proche. Es-tu en train de me lire, Rachel ? Je t'aime, ma chérie, tu es la meilleure agente que j'aie jamais eue. En supposant que tu déniches quelqu'un capable de déchiffrer mon écriture, tu as toute liberté pour transcrire ces pages, trouve-leur un titre - Le Jour du lézard, peut-être, ou Révolte chez les Ploucs et pourquoi pas Hiroshima n'aura pas lieu -et vends le bébé à Doubleday pour une grasse et confortable avance, te laissant un légitime dix pour cent, le reste revenant à Darlène. Oui Rachel, tu tiens peut-être un best-seller entre les mains. Et il porte la marque ultime de l'authenticité, le saut de son auteur dans l'oubli, à la fois son chant du cygne et sa disparition. Il est vrai que la NSA pourrait bloquer sa publication mais, s'ils allaient en justice, le juge les débouterait, notamment quand il serait fait mention d'iguanes cracheurs de feu.
La vérité, Rachel, est que je parle des monstres du projet Knickerbocker à mots couverts depuis près de quatre ans - les admirateurs de Kha-Ton-Ra, la momie vivante, Corpuscula, la créature alchimique, et Gorgantis, le roi des lézards. Ça n'intéresse pas les gosses. Ils préfèrent savoir combien de mètres de gaze pourrie j'ai portés dans La Malédiction de Kha-Ton-Ra. (Cent cinquante mètres, exactement.) Est-ce que j'ai joué les deux rôles dans Corpuscula contre Doppelgänger ? (Bien sûr que oui, et avec enthousiasme.) Ai-je réellement écrit le scénario de Gorgantis l'Invincible sous le nom d'Akira Fukiji ? (Non seulement ça, mais aussi Gorgantis déchaîné sous le nom de Kihachi Ifukabe et Gorgantis contre Octopocalys, sous le pseudonyme de Minoru Natsuke.) Mais maintenant, les fans savent que je finis toujours par leur déballer mon obsession des ADM (armes de destruction massive) : biologiques, atomiques et autres. Ils tolèrent cette manie qui m'est propre, du moins je l'espère. L'histoire les laisse de marbre. Les atrocités sous couvert de politique les ennuient à mourir.


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