Police / Passion du livre

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Couverture du livre Police

Auteur : Jo Nesbø

Traducteur : Alain Gnaedig

Date de saisie : 16/04/2014

Genre : Policiers

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Série noire

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782070141449

GENCOD : 9782070141449

Sorti le : 27/03/2014

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  • La présentation de l'éditeur

Quand un policier d'Oslo est assassiné à la date anniversaire et sur les lieux d'un crime non élucidé, cela n'est certainement pas un hasard. Et lorsque deux autres policiers qui ont participé à des enquêtes infructueuses sont tués à leur tour, c'est une évidence : un meurtrier brutal aux méthodes bestiales rôde dans les rues de la capitale norvégienne.
La police ne dispose d'aucun indice et, pire encore, elle déplore l'absence de son meilleur limier. Mais aujourd'hui, l'inspecteur Harry Hole n'est plus en mesure d'aider ni de protéger quiconque.
Pendant ce temps, à l'hôpital d'Oslo, un homme gravement blessé est dans le coma. Personne ne connaît son nom. Même les policiers chargés de le protéger n'ont pas le droit d'approcher le patient. S'il reprenait conscience, cet inconnu aurait pourtant bien des secrets à révéler...

Avec ce dixième volume des enquêtes de l'inspecteur Harry Hole, Jo Nesbø déploie une fois encore son talent exceptionnel et confirme qu'il est le maître du thriller scandinave.





  • Les premières lignes

Cela avait été une longue et chaude journée de septembre avec cette lumière qui transforme le fjord d'Oslo en vif-argent et fait rougeoyer les collines qui viennent d'afficher leurs premiers soupçons d'automne. Une de ces journées où les gens d'Oslo jurent leurs grands dieux qu'ils ne quitteront jamais la ville. Le soleil était en train de disparaître derrière Ullern et ses derniers rayons effleuraient le paysage, les immeubles bas et sobres qui traduisaient les origines modestes de la cité, les lofts rénovés avec terrasses qui racontaient le conte de fées de l'or noir qui avait fait du pays l'un des plus riches de la planète et les junkies au sommet de Stensbergparken dans la petite ville bien ordonnée où l'on comptait plus d'overdoses que dans les villes d'Europe huit fois plus grandes. Les jardins avec les trampolines et leurs filets de protection où les enfants ne sautaient pas à plus de trois à la fois comme le prescrivait le mode d'emploi. Les collines et les bois qui entouraient ce que l'on surnommait «la marmite d'Oslo». Le soleil refusait de lâcher la capitale, il tendait ses doigts comme pour un au revoir prolongé à travers la fenêtre d'un train.
La journée avait commencé avec un air froid et clair, et une lumière aussi dure que l'éclairage d'une salle d'opération. La température était remontée durant la journée, le ciel avait pris ce bleu plus profond et l'atmosphère cette densité aimable qui faisait de septembre le mois le plus agréable de l'année. Et puis le crépuscule était venu, doucement, discrètement, et ça sentait les pommes et les sapins chauffés au soleil dans les quartiers des villas autour de Maridalsvannet.
Erlend Vennesla était presque arrivé au sommet de la dernière côte. Il sentait s'accumuler l'acide lactique, mais se concentrait afin de donner la poussée verticale idoine sur les pédales, avec les genoux qui pointaient légèrement vers l'intérieur. La bonne technique était essentielle en cet instant. Surtout quand on s'épuisait, quand le cerveau avait envie que l'on change de position afin de moins charger une musculature fatiguée et moins efficace. Il sentait le cadre du vélo qui absorbait et exploitait chaque watt qu'il lui communiquait, il prenait de la vitesse en passant à un braquet plus dur. Il se redressa sur le cadre tout en cherchant à conserver la même fréquence, environ quatre-vingt-dix tours minute. Il jeta un coup d'oeil au cardiofréquencemètre. Cent soixante-huit. Il braqua sa lampe frontale sur l'écran du GPS fixé au guidon. Celui-ci affichait une carte détaillée d'Oslo et de sa région, ainsi qu'un émetteur actif. Le vélo et l'équipement avaient coûté plus que ce dont avait vraiment besoin un enquêteur de la criminelle à la retraite depuis peu. Mais il était important de se maintenir en forme quand la vie présentait de nouveaux défis.
Moins, pour être franc.
L'acide lactique lui mordait les cuisses et les jambes. Douloureux. Mais aussi la belle promesse de ce qui allait suivre. Le rush d'endorphines. Les muscles courbatus. La bonne conscience. Une bière sur le balcon avec sa femme si la température ne chutait pas après le coucher du soleil.
Et soudain, voilà, il y était. La route redevenait plate, Maridalsvannet s'étendait devant lui. Il ralentit. Il était à la campagne. En fait, c'était absurde de voir qu'il suffisait de cinquante minutes d'effort à partir du centre d'une capitale européenne pour être soudain entouré de fermes, de champs et de forêts avec des sentiers de randonnée qui disparaissaient dans la nuit tombante. La sueur lui démangea le cuir chevelu sous son casque Bell gris anthracite, lequel lui avait coûté autant que le vélo d'enfant qu'il avait acheté pour les six ans de Line Marie, sa petite-fille. Mais Erlend Vennesla conserva son casque. La plupart des décès chez les cyclistes étaient dus à des blessures à la tête.


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