Muziq, n° 2. Led Zeppelin / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. Muziq, n° 2. Led Zeppelin

Couverture du livre Muziq, n° 2. Led Zeppelin

Auteur : Christophe Geudin | Frédéric Goaty

Date de saisie : 08/02/2014

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Castor astral, Bègles, France

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782859209766

GENCOD : 9782859209766

Sorti le : 23/01/2014

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Diffusé en kiosques entre 2004 et 2009, le magazine Muziq a séduit tous les lecteurs amoureux des musiques plurielles, du rock au jazz en passant par la soul, le hard-rock, le funk, la pop et la chanson.
Muziq est de retour, uniquement en librairies, sous la forme d'un «bookzine», mi-livre, mi-magazine, entièrement consacré à la musique.

Interviews fleuves, dossiers géants, discographies commentées, témoignages rares, portraits, tops atypiques et surprises en tout genre sont de retour dans le bookzine qui aime toujours les mêmes musiques que vous.

Frédéric Goaty est directeur de la rédaction de Jazz Magazine I Jazzman. Fondateur du bimestriel Muziq en 2004, il a signé une biographie de Miles Davis (Vade Rétro, 1995) et a collaboré au livre de photos de Christian Rose, Black & Soul (Vade Rétro). Il a également participé au Dictionnaire du jazz (Robert Laffont) et est coauteur avec Christophe Geudin de Prince, le dictionnaire (Le Castor Astral, 2010).

Christophe Geudin est rédacteur en chef de Funk-U Magazine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la musique, dont Le Dictionnaire essentiel du documentaire rock (Les Cahiers du rock, 2010), Prince, le dictionnaire (Le Castor Astral, 2010), Vinyles, l'art du disque (La Martinière, 2012) et The Rolling Stones Live - 50 th Anniversary (Original Éditions, 2013).





  • Les premières lignes

POUSSIÈRE DE
J.J. CALE

Il est discrètement parti l'été dernier. Hommage à celui dont «la musique est une oasis».

J.J. Cale est mort, paraît-il. Personne ne s'en est rendu compte, même pas moi. Il fait partie de ces gens qui ont une permanence intacte malgré le temps qui passe. Sa vie était semblable à celle d'Albert Cossery, le romancier égyptien qui a vécu dans une chambre d'hôtel à Paris, écrivant des livres magnifiques au compte-gouttes, sur la beauté de la paresse et du temps ralenti. En musique, J.J. Cale, c'est pareil. Une race d'hommes à l'inverse du modèle frénétique dominant. Des fantômes pour leurs semblables, pas de roulements de tambour ni d'effets de voix, juste une persistance profonde, sensuelle et déterminée, d'une autre manière de prendre la vie. La musique de J.J. Cale est une oasis où l'on peut se poser et souffler, sourire aux lèvres, en regardant sans amertume sa vie et celle des autres.
J'ai dû le découvrir, comme tout le monde, à travers la reprise de Cocaïne, la scie laid back que nous infligeait Clapton. À chaque fois, nous avions ces regards entendus en se trémoussant sur le beat et à l'énoncé du mot sulfureux, alors que personne n'avait encore jamais vu ni sniffé de poudre blanche à prix prohibitif. Et les pailles, c'était juste pour boire des diabolo menthe ou du Coca bien frais. On était fin 1977, jeunes punks de province draguant dans les bals ou dans les boums, les yeux faussement dans le vague, matant le superbe décolleté qui leur faisait face. Cool, man. On pensait au reggae - on s'y connaissait si peu en style de musique - et on reprenait tous ensemble, «She don't lie, she don't lie, she don't lie...», et hop, la syncope, un petit coup de cul, et on lançait - le menton en avant, à la Terre entière, et surtout à sa cavalière, ce refrain qui a déterminé des carrières en Colombie et aidé à percer des cloisons nasales sur toute la planète. La version originale, je l'écouterai tardivement, à la fin des années 1980. Moi aussi, je suis lent.

ARTISAN DISCRET

J.J. Cale était natif de l'Oklahoma, ça me parlait. Un de mes Lucky Luke préférés, c'est Ruée sur l'Oklahoma, sorti en 1960. À cette époque, John Weldon Cale est revenu à Tulsa. Nashville a été un échec, mais il rencontre Léon Russell qui devient un ami fidèle. Ils ne feront pas de BD ensemble, mais Russell l'incite à le rejoindre à Los Angeles en 1964, année des Dalton courent toujours. Sa carrière professionnelle démarre... poussivement. Il repart à Tulsa, et fin 1970, il entend à la radio un rosbif qui a repris son Atter Midnight, Eric Clapton est déjà sur le coup... Il ne le lâchera plus.
Après, c'est le véritable allumage de la fusée, fin 1971, un tapis rouge coquelicot d'albums qui se déroule sur quatre décennies avec, comme carré d'as, "Naturally", "Really", "Okie" et "Troubadour", perles indémodables serties de pochettes soignées aux illustrations choisies.


Copyright : Studio 108 2004-2017 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli