Ferrailleurs des mers / Passion du livre

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.. Ferrailleurs des mers

Couverture du livre Ferrailleurs des mers

Auteur : Paolo Bacigalupi

Traducteur : Sara Doke

Date de saisie : 05/06/2013

Genre : Jeunesse à partir de 13 ans

Editeur : Au diable Vauvert, Vauvert, France

Collection : Jeunesse

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782846265041

GENCOD : 9782846265041

Sorti le : 19/04/2013

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Fin du XXIe siècle, ère post-pétrole, les États-Unis sombrent dans le tiers-monde. Dans un bidonville côtier de Louisiane, Nailer, un jeune ferrailleur, dépouille avec d'autres adolescents les carcasses de vieux pétroliers pour récupérer des métaux qu'ils revendent pour survivre. Mais un jour, il découvre un voilier naufragé ultramoderne qui renferme des richesses phénoménales et une belle jeune fille en très mauvaise posture. Nailer va-t-il la sacrifier pour partager le trésor avec les siens, ou la sauver et vivre les aventures maritimes dont il rêve depuis toujours ?

Finaliste du National Book Award, prix Locus du premier roman jeunesse, best-seller aux USA, un phénoménal roman d'aventures pirates !





  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 6 juin 2013

Après L'Ile au trésor (1881), de Robert Louis Stevenson, Moonfleet (1898), de John Meade Falkner, Peter Pan (1911), de J. M. Barrie, Paolo Bacigalupi reprend, pour le moderniser, le motif littéraire de la piraterie. Son récit d'aventures, brutal et sans romance, bat pavillon universel : discrimination sociale, libre- arbitre face à la tyrannie, choix d'une famille d'adoption plutôt que fidélité aux liens du sang...
La suite de Ferrailleurs des mers paraîtra en octobre, toujours Au diable vauvert, sous le titre Les Cités englouties.


  • La revue de presse Michel Abescat - Télérama du 15 mai 2013

Paolo Bacigalupi, étoile montante de la science-fiction américaine, compose un monde aussi terrifiant que crédible, en prolongeant simplement certaines évolutions déjà à l'oeuvre. Et réussit dans le même mouvement un formidable roman d'aventures et d'initiation.



  • Les premières lignes

Nailer rampait dans une conduite de service pour en arracher le câblage électrique, soulevant un nuage de fibres d'amiante et de déjections de souris chaque fois que le câble se détachait. Il progressait en faisant sauter les agrafes d'aluminium qui retenaient le câblage. Les attaches tintaient dans le conduit étroit comme des pièces offertes au Dieu Ferrailleur, et Nailer fouillait le sol pour les ramasser et les enfourner dans le sac en cuir qu'il portait à la ceinture. Quand il tira une nouvelle fois sur le câblage, un bon mètre du précieux cuivre se libéra entre ses doigts dans un nuage de poussière.
La peinture LED décorant le front de Nailer éclairait le passage d'un vert pâle phosphorescent. Le sel de sa propre sueur mêlée de poussière lui piquait les yeux et gouttait sur son masque filtrant. D'une main couverte de cicatrices, il essuya les rigoles salées en faisant bien attention de ne pas effacer la peinture led. Le marquage lumineux le démangeait et le rendait fou, mais il n'avait aucune envie de devoir retrouver son chemin à l'aveuglette dans le labyrinthe de conduites. Il résista donc à l'envie irrépressible de se gratter et vérifia une nouvelle fois sa position.
Des tuyaux rouillés disparaissaient dans la pénombre. Un peu de fer, un peu d'acier - les équipes de lourds s'en occuperaient. Nailer ne se souciait que des trucs faciles à transporter - le blanc : le câblage en cuivre, l'aluminium, le nickel, les attaches d'acier qu'il pouvait entasser dans sa besace et traîner dans le conduit pour rejoindre l'équipe de légers qui l'attendait dehors.
Il se redressa pour reprendre sa progression et son crâne heurta le plafond trop proche, provoquant un bruit sourd qui résonna dans la conduite, comme si Nailer s'était trouvé à l'intérieur d'une cloche d'église chrétienne. La poussière cascada sur ses cheveux et s'insinua sous les bords mal ajustés de son masque filtrant. Il éternua, une première puis une seconde fois, la larme à l'oeil. Il retira le masque pour s'essuyer le visage et le remit en place, souhaitant sans beaucoup d'espoir que la bande autocollante fasse son effet.


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