L'âge du doute : une enquête du commissaire Montalbano / Passion du livre

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.. L'âge du doute : une enquête du commissaire Montalbano

Couverture du livre L'âge du doute : une enquête du commissaire Montalbano

Auteur : Andrea Camilleri

Traducteur : Serge Quadruppani

Date de saisie : 14/06/2013

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve noir, Paris, France

Collection : Thriller

Prix : 20.20 €

ISBN : 9782265093966

GENCOD : 9782265093966

Sorti le : 10/01/2013

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  • La présentation de l'éditeur

Plus que jamais, sous le soleil de la Sicile, les apparences sont trompeuses... Une jeune ingénue peut se révéler une redoutable manipulatrice qui va mener Montalbano sur les traces d'un trafic maritime international. Dans cette enquête, où l'on retrouve avec bonheur le petit monde du commissariat de Vigàta, le commissaire amateur de rougets de roche va de nouveau se confronter à son principal ennemi, l'âge qui avance. Et ses hésitations à céder au charme de la séduisante Belladonna, lieutenant de la Capitainerie, vont déclencher un engrenage meurtrier.

Pour la première fois, Camilleri entraîne son débonnaire enquêteur sur le terrain de la tragédie pure, avec un résultat d'une surprenante beauté.

Italien d'origine sicilienne, né en 1925, Andréa Camilleri a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner vers la littérature. Avec succès, puisque les enquêtes de son désormais célèbre commissaire Montalbano ont donné naissance à rien de moins que le «phénomène» Camilleri.





  • La revue de presse André Clavel - L'Express, juin 2013

Un scénario bien ficelé, comme d'habitude. Et une langue fleurie, truculent cocktail d'italien officiel et de dialecte sicilien que le traducteur s'est efforcé de réinventer, dans un français camilléresque à souhait.



  • Les premières lignes

Il venait juste de trouver le sommeil après une nuit que pire que ça, il en avait eu rarement dans sa vie, quand il fut d'un coup a réveillé par un tonnerre qui fut comme un coup de canon tiré à cinq centimillimètres de son esgourde. Dans un sursaut, il se releva à moitié dans le lit en jurant. Et comprit que le sommeil ne reviendrait plus, inutile de rester au lit.
Il se leva, gagna la fenêtre, regarda dehors. C'était un orage bien comme il faut, ciel uniformément peinturluré de noir, éclairs glaçants, rouleaux de quatre mètres de haut, qui se ruaient en secouant leur crinière blanche. La marée s'était mangé la plage, l'eau arrivait sous la véranda. Il regarda sa montre, à peine 6 heures du matin.
Il alla à la cuisine, se pripara un café et, en attendant qu'il passe, s'assit. Petit à petit lui revint en mémoire le rêve qu'il avait fait. Quel grandissime tracassin qui lui était tombé dessus depuis quelques années ! Pourquoi est-ce qu'il lui était venu cette manie de s'arappeler toutes les conneries qu'il rêvait ? Pour ce qu'il en savait, ce n'était pas tout le monde qui, en se réveillant, amenait avec soi le souvenir de ses rêves. Il rouvrait les yeux et tout ce qui lui était arrivé pendant le sommeil, plaisant ou déplaisant, disparaissait. Mais lui, en revanche, non. Et le pire, c'est qu'il s'agissait de rêves problématiques, qui faisaient naître en lui 'ne grande quantité de quistions auxquelles, pour la plupart, il ne savait pas quoi répondre. Et c'est comme ça qu'il finissait par avoir les nerfs.
La veille au soir, il était allé se coucher de bonne humeur. Depuis 'ne semaine, au commissariat, il ne se passait rien d'important et il avait en tête d'en aprofiter pour faire 'ne surprise à Livia en se pointant sans crier gare à Boccadasse. Il éteignit la lumière, se recroquevilla en position de sommeil et s'endormit presque aussitôt. Et immédiatement, il acommença à rêver.
- Catarè, ce soir, je vais à Boccadasse, disait-il entrant au commissariat.
- Je viens moi aussi !
- Mais non, pas toi.
- Mais pourquoi ?
- Parce que !
À ce point, Fazio intervenait.
- Dottore, excusez-moi mais vous savez, vosseigneurie peut pas aller à Boccadasse.
- Pourquoi ?
Fazio paraissait un peu réticent.
- Mais, dottore, vous avez oublié ?
- Quoi ?
- Que vosseigneurie est mort à hier matin, à sept heures et quart exactement.
Et il tirait de sa poche un bout de papier.
- Vosseigneurie est Montalbano Salvo, décédé...
- Laisse tomber l'état civil ! C'est vrai, je mourus ? Et comment ça se passa ?
- Vous eûtes une attaque apoplectique.


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