Hegel et le saint-simonisme : étude de philosophie sociale / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. Hegel et le saint-simonisme : étude de philosophie sociale

Couverture du livre Hegel et le saint-simonisme : étude de philosophie sociale

Auteur : Hans-Christoph Schmidt am Busch

Traducteur : Olivier Mannoni

Date de saisie : 15/03/2012

Genre : Philosophie

Editeur : Presses universitaires du Mirail-Toulouse, Toulouse, France

Collection : Philosophica

Prix : 25.00 €

ISBN : 9782810701629

GENCOD : 9782810701629

Sorti le : 01/03/2012

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

La philosophie sociale hégélienne et la théorie saint-simonienne jouent un rôle important dans de nombreux débats contemporains entre philosophes, sociologues et politologues. Et, de fait, beaucoup d'arguments qui proviennent de Hegel ou des saint-simoniens sont considérés par nombre de penseurs actuels comme étant enrichissants et porteurs de solutions. Dans ce contexte, il est important de se réapproprier les fondements de la philosophie sociale hégélienne et de la théorie saint-simonienne car c'est seulement ainsi que l'on pourra juger en toute confiance de la productivité théorique de ces deux positions. C'est à cette tâche qu'est consacrée la présente étude. Elle propose une analyse approfondie de la philosophie sociale hégélienne et de la théorie saint-simonienne ainsi qu'une comparaison des points communs et des divergences qui subsistent entre ces deux positions.

À partir de là il s'agit aussi d'étudier les influences que le saint-simonisme d'une part et la pensée de Hegel et de ses élèves d'autre part ont exercées l'un sur l'autre. Ces raisons font que la présente étude ne s'adresse pas seulement à des philosophes mais aussi à des sociologues, à des spécialistes de sciences politiques et à des historiens des idées.

Traduction de l'allemand par Olivier Mannoni revue par l'auteur





  • Les premières lignes

1. Introduction (2007)

I.

L'objet de la présente étude est de comparer la doctrine saint-simonienne et la philosophie sociale de Hegel. Il s'agit d'examiner sur quelles prémisses (métaphysiques ou anthropologiques) se fondent ces deux théories ; si elles intègrent une conception de la justice ou de la vie bonne, et le cas échéant, laquelle ; et quelles formes institutionnelles on défend et l'on critique (ou l'on peut défendre et critiquer) par leur biais. L'identification des points de concordance et de divergence fondamentaux entre la doctrine saint-simonienne et la philosophie sociale hégélienne présente aussi bien un intérêt pour l'histoire des idées qu'un intérêt systématique. Elle permet, d'une part, d'étudier de manière ciblée d'éventuelles influences exercées par Hegel sur les saint-simoniens, ou encore par les saint-simoniens sur les élèves de Hegel et sur les hégéliens. Elle permet, d'autre part, de porter un jugement circonstancié sur l'actualité de la doctrine saint-simonienne et de la philosophie sociale hégélienne.
On sait que le saint-simonisme fut à la fois un mouvement social et une position théorique. Le mouvement saint-simonien a été créé en 1825, à la mort de Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon, par certains de ses disciples. Il a connu son apogée dans les années 1830 et 1831, période à laquelle il regroupait près de trois cent trente adeptes. Résidant pour la majorité à Paris, les saint-simoniens vivaient à cette époque au sein d'une communauté suivant des formes de production et de communication originales. Cette expérimentation sociale fit long feu. La désagrégation du mouvement saint-simonien fut causée à la fois par des luttes intestines et par des sanctions externes prises par les pouvoirs publics.
En tant qu'organe théorique, le saint-simonisme s'est institutionnalisé sous la forme de journaux (Le Producteur, Le Globe, L'Organisateur) et sous la forme d'un exposé officiel, la Doctrine de Saint-Simon. Ce texte, qui remonte à la fin des années 1820, doit être considéré comme l'oeuvre centrale du saint-simonisme. La Doctrine est tirée des dix-sept séances que les élèves de Saint-Simon tinrent à Paris ; elle fut très vraisemblablement rédigée par Saint-Amand Bazard et Barthélémy Prosper Enfantin.
Les saint-simoniens se pensaient comme les représentants d'une «doctrine sociale nouvelle» ; ils considéraient les communautés qu'ils avaient fondées comme les cellules germinales d'une nouvelle société constituée d'après les principes mêmes de cette doctrine. En choisissant cette dénomination pour leur groupe et pour leur théorie, les saint-simoniens voulaient montrer leur proximité avec le comte de Saint-Simon. Comme lui, ils considéraient qu'une «transition de l'ancien au nouveau régime social» était nécessaire. La Révolution française avait ouvert la perspective pour une telle transition, mais elle ne l'avait pas réalisée. On avait, au contraire, assisté à une restauration de l'ordre ancien.
(...)


Copyright : Studio 108 2004-2017 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli