Le champ du potier : Une enquête du commissaire Montalbano / Passion du livre

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.. Le champ du potier : Une enquête du commissaire Montalbano

Couverture du livre Le champ du potier : Une enquête du commissaire Montalbano

Auteur : Andrea Camilleri

Traducteur : Serge Quadruppani

Date de saisie : 02/02/2012

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve noir, Paris, France

Collection : Thriller

Prix : 20.20 €

ISBN : 9782265093720

GENCOD : 9782265093720

Sorti le : 12/01/2012

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  • La présentation de l'éditeur

Non loin de Vigàta, sur une terre argileuse qui n'intéresse que les potiers, le corps d'un homme est découvert dans un sac poubelle, découpé en trente morceaux. Peu après, la splendide Dolorès vient signaler la disparition de son mari, un officier de marine colombien d'origine sicilienne.
Le champ du potier est évoqué dans les Évangiles : c'est là qu'on enterra Judas. Faut-il y voir un message ? S'agit-il d'une vendetta mafieuse ? Le mort est-il le marin disparu ? Entre deux succulents déjeuners, le commissaire aurait bien besoin de l'aide de tous ses hommes, de l'inénarrable Catarella à son adjoint Mimi, mais ce dernier se comporte de manière de plus en plus étrange et agressive. Serait-il impliqué dans l'affaire ?
Heureusement, la belle Ingrid vient au secours du commissaire...

Italien d'origine sicilienne, né en 1925, Andréa Camilleri a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner vers la littérature. Avec succès, puisque les enquêtes de son désormais célèbre commissaire Montalbano ont donné naissance à rien de moins que le «phénomène» Camilleri.





  • Les premières lignes

Il fut aréveillé par un tambourinement insistant et fort à la porte de la maison. On cognait désespérément, avec les mains et les pieds, mais curieusement, on n'utilisait pas la sonnette. Il mata vers la fenêtre, les volets fermés ne laissaient pas filtrer la lumière de l'aube, dehors il faisait encore nuit noire. Ou plutôt, de la fenêtre arrivait de temps en temps, en traître, un éclair qui glaçait la chambre, suivi du tonnerre qui faisait vibrer les vitres ; l'orage qui avait commencé le jour d'avant continuait, s'entestardait. Mais, chose étrange, on n'entendait pas le bruit de la mer déchaînée qui avait dû se manger la plage, arrivant jusque sous la véranda. Il chercha à tâtons la base de la lampe qu'il gardait sur la table de chevet, appuya sur le bouton qui fit clic, mais la lumière ne s'alluma pas. L'ampoule était grillée ou bien le courant coupé ? Il se leva, un frissonnement de froid lui courut dans le dos. Des volets, ne lui parvenaient pas seulement des éclairs, mais aussi des lames de vent glacé. L'interrupteur de la lampe au plafond ne donna pas davantage de lumière, le courant avait peut-être sauté à cause de l'orage.
On continuait à tambouriner. Dans cet épouvantable vacarme, il lui sembla entendre aussi une voix qui l'appelait, déchirante.
- J'arrive ! J'arrive ! cria-t-il.
Comme il dormait nu, il chercha quelque chose pour se couvrir mais ne trouva rien à portée de main. Il était sûr d'avoir laissé ses brailles sur le siège au pied du lit. Peut-être étaient-elles à terre. Mais il ne pouvait perdre du temps à les chercher. Il gagna le seuil.
- Qui est-ce ? demanda-t-il sans ouvrir la porte.
- Bonetti-Alderighi. Ouvrez, vite !
Il en fut éberlué. Complètement. Ahuri. Le questeur ? ! Mais putain, qu'est-ce qui se passait ? Ou bien c'était une galéjade crétine ?
- Un instant.
Il courut prendre la lampe qu'il gardait dans le tiroir de la table de la salle à manger, l'alluma et ouvrit. Il se figea en voyant le questeur complètement trempé par l'eau du ciel. Il portait une mauvaise casquette noire et un imperméable dont la manche gauche était déchirée.
- Laissez-moi entrer.


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