Dis ! pourquoi tu chantes ? / Passion du livre

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.. Dis ! pourquoi tu chantes ?

Couverture du livre Dis ! pourquoi tu chantes ?

Auteur : Véronique Olivares | Michel Reynaud

Illustrateur : photographies de Tit

Date de saisie : 28/11/2011

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Tirésias, Paris, France

Prix : 30.00 €

ISBN : 9782915293708

GENCOD : 9782915293708

Sorti le : 18/09/2011

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Découvrez le reportage rare et exceptionnel de Tit sur ces artistes, de la scène à la loge, de la lumière à l'ombre. Pour vous donnez le plaisir de découvrir ce merveilleux livre.





  • Les premières lignes

ALCAZ

Avant de commencer cette rencontre, et comme à chaque fois nous tenons à offrir, à vous offrir ces ouvrages.
Jean-Yves Liévaux : Ça, c'est fantastique !

Voyez, ils savent faire diversion, c'est très marseillais, ça !
JY : Moi je ne suis pas Marseillais, je suis d'ici. J'ai vécu dans ce quartier.

Dans le 18e ?
JY : Oui, j'ai vécu sur le boulevard Ney, dans les années 1979-1980.

Je suis arrivé un peu plus tard, au cours de l'année 1980, mais c'était autre chose qu'aujourd'hui.
JY : On était tout de même chez les gangsters.

Là, on est ici, sur autre chose que j'analyserai par chez les bobos, ce n'est plus pareil.
JY : Il y avait un quartier que j'aimais bien.

Maintenant que nous avons fait la diversion, on y va. J'ai été très intrigué par deux choses : c'est d'abord de vous avoir entraperçus sur scène, c'était au Centre de la chanson, je crois.
Vyvian Cayol : Oui, à l'Entrepôt.

Et je n'ai pas bien compris ce que vous faisiez là, mais nous y reviendrons. Et deuxièmement, quand j'ai étudié et préparé les éléments pour amener de la couleur à cette rencontre, j'avais choisi un poème d'Apollinaire, pour vous Madame, qui s'appelait A La Fenêtre, et puis j'ai changé pour Aquarelliste parce qu'en plus il y a le terme Yvonne et vous avez des V, chacun à vos prénoms.
V : Oh ! là ! là !

Je vous le lirai plus tard. Alors, la question qui me vient, - je sais que vous n'aimez pas que l'on vous pose des questions sur la similitude et sur les influences, aussi je ne vous en poserai pas je ne veux pas vous casser les pieds - pourquoi pratiquez-vous avec autant de sérieux un métier pour amuser ?
V : Je répondrai qu'à la base ce n'est pas un métier, ça l'est devenu par nécessité, mais c'est avant tout un état d'être.

Je pourrais dire une vocation, puis-je le dire en ce qui vous concerne ?
V : Moi, je le dirais, oui, en ce qui me concerne c'est une vocation, une valeur intrinsèque que j'ai toujours ressentie. C'est une nécessité absolue de créativité. Alors ensuite, c'est passé dans la chanson, dans l'écriture et dans la composition, mais je peins également, c'est quelque chose qui est un état, une nécessité. Après, on en fait un métier parce qu'il faut vivre, mais ce n'est pas un métier avant tout, ça l'est devenu.

Monsieur, êtes-vous d'accord ?
JY : Oui, je pense que je ne vois pas ça en terme de sérieux. Je suis présent à ce que je fais, c'est simple.

Que reprochez-vous au terme sérieux ?
JY : Sérieux pour moi ce n'est pas mon métier, c'est quelque chose d'intellectuel.

Mais vous êtes des intellectuels...
JY : O.K. ! nous sommes peut-être des intellectuels, mais quand j'entends parler de créativité, je suis juste en train de regarder comment je peux grandir ma créativité pour qu'elle aille jusqu'à l'autre, je ne suis pas là pour amuser l'autre. Alors, dans les termes, c'est assez délicat mais, j'entends ce qu'elle dit et je fais attention à sa présence, comme elle fait attention à la mienne.

Moi, j'aurais aimé que vous me disiez : «Parce qu'on est des professionnels.»
JY : Mais nous sommes professionnels, c'est ce qu'elle a dit !

Non ! mais nous a-t-elle dit «professionnels» ?
V : J'ai dit d'une nécessité, j'en ai fait un métier, maintenant je puis dire une profession.

Ce n'est pas sur la profession, c'est-à-dire que vous avez une attitude professionnelle.
V : C'est clair.
JY : Ça coule de source.
V : Pour nous, pas forcément pour ceux qui nous écoutent.
JY : Ah oui ! mais quelque part professionnel, c'est un statut, moi la chanson c'est ma vie, cela n'a rien de professionnel, je suis juste là en train de vivre, et de donner tout ce qui passe à travers moi et tout ce que je remercie de connaître. Le reste n'est que structures et société !


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