Histoire du concert spirituel (1725-1790) / Passion du livre
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.. Histoire du concert spirituel (1725-1790)

Couverture du livre Histoire du concert spirituel (1725-1790)

Auteur : Pierre Constant

Date de saisie : 30/08/2011

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Klincksieck, Paris, France | Société française de musicologie, Paris, France

Prix : 30.50 €

ISBN : 9782853570077

GENCOD : 9782853570077

Sorti le : 20/11/2000

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • La présentation de l'éditeur

Pendant soixante-cinq ans - entre 1725 et 1790 - dans deux salles successives du palais des Tuileries, le Concert spirituel a été l'organisme le plus stable et le plus cosmopolite de l'Europe. On y a produit plus de 1250 oeuvres de 456 compositeurs ! Si le répertoire français y occupe d'abord la plus grande place, les programmes s'ouvrent progressivement aux Italiens et aux pays germaniques, à partir de 1750 environ.
Cet ouvrage en étudie le fonctionnement, analyse son évolution et fournit le contenu exhaustif des programmes, qui reflètent le goût musical de tout un siècle et dans lequel sont représentés tous les genres musicaux de l'époque. Une nouvelle introduction permet d'actualiser et de compléter sur certains points l'exposé de l'auteur.

Constant Pierre (1855-1918) fut vice-secrétaire du Conservatoire de Paris à partir de 1881. Ses publications, qui restent aujourd'hui des instruments de travail indispensables, concernent les facteurs d'instruments, la musique de la Révolution française et le Conservatoire de Paris. Son Histoire du Concert spirituel a été couronnée par l'Institut (Prix Bordin) en 1900.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction

Bien que l'on soit fort peu renseigné sur les travaux du Concert spirituel, il est généralement admis que ce fut une entreprise musicale utile et importante qui fit époque dans les annales de l'art. C'est une opinion traditionnelle qui s'est transmise sans que nul n'ait pris soin de l'appuyer sur des faits précis ou par des document probants : il en est d'elle comme de certains auteurs et de certaines oeuvres musicales que l'on admire - ou que l'on dénigre - sans les connaître. Beaucoup d'écrivains ont cependant parié de cette institution, mais en de brèves notices - articles de journaux ou de dictionnaires - ils ne pouvaient s'en tenir qu'à des faits généraux - souvent inexacts - sans apporter une lumière suffisante sur les divers actes de sa longue existence. On ne trouve que chroniques et anecdotes dans les monographies des auteurs du XVIIIe siècle, et Durey de Noinville qui incidemment consacra au Concert spirituel quelques pages de son Histoire de l'Opéra (1753) ne s'est pas attaché à faire connaître en détail l'histoire du concert, alors à la moitié de sa carrière. D'ailleurs une étude sérieuse et approfondie n'était point dans l'esprit du siècle ; seules les dissertations esthétiques et philosophiques, les apologies, critiques et polémiques sur l'art et le goût en musique, qui paraissaient à tout propos, trouvaient bon accueil auprès des amateurs.
L'abstention des musicographes du XIXe siècle ne peut s'expliquer par les mêmes raisons. Leurs investigations ont été nombreuses ; elles ont porté principalement sur l'histoire de la musique en général ; des théâtres lyriques, quelques concerts même ont été l'objet de notices particulières, mais le Concert spirituel n'a pas bénéficié de leurs recherches. Les quelques relations écrites de nos jours reproduisent presque toutes celles des auteurs anciens et, loin de faire cesser l'incertitude, elles perpétuent naturellement leurs erreurs et leurs inexactitudes. En somme, soit par indifférence, soit que l'on n'entrevit pas l'intérêt qu'elle pouvait présenter, soit encore que l'on ne crut pas à la possibilité d'en rassembler les matériaux en quantité suffisante, l'histoire du Concert spirituel n'a jamais été faite.
Ces craintes étaient vaines, on le verra par la suite ; toutefois, si la tâche était possible, elle ne laissait pas d'être ardue et compliquée. Il fallait se livrer à la recherche, quelque peu hasardeuse, des actes constitutifs, des autorisations et privilèges : les minutes des notaires et les papiers de la Maison du roi conservés aux Archives nationales et ceux de l'Opéra, nous ont fourni d'intéressants et utiles documents. Il y avait à rechercher quelle était l'organisation matérielle et artistique de l'entreprise : les mêmes sources, des pièces de comptabilité, des imprimés contemporains nous ont apporté des indications curieuses à cet égard. Pour analyser les travaux, signaler les oeuvres, les auteurs et les exécutants il était indispensable de rassembler les programmes des concerts. Est-il besoin de dire que la collection n'en a pas été conservée et qu'il a fallu y suppléer en recourant aux journaux, annales, comptes rendus, annonces etc. ? Sous ce rapport nous avons été assez heureux de pouvoir en reconstituer la plus grande partie. Les oeuvres une fois connues par ces programmes il resterait à les rechercher dans les bibliothèques pour les étudier et les analyser. Bref, avec tous les documents et notes recueillis, des listes, états, situations, résumés, étaient à établir pour posséder de la façon la plus complète une connaissance exacte des travaux et des événements qui constituent l'histoire du Concert.


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