Le requiem des abysses / Passion du livre

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.. Le requiem des abysses

Couverture du livre Le requiem des abysses

Auteur : Maxime Chattam

Date de saisie : 29/06/2011

Genre : Policiers

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Thrillers

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782226221414

GENCOD : 9782226221414

Sorti le : 04/05/2011

en vente sur


  • Le message sonore
Un message sonore de Maxime Chattam

Une courte lecture de Maxime Chattam



  • La présentation de l'éditeur

Au début des années 1900, la France est en proie à d'étranges phénomènes. A Paris, les momies disparaissent des musées, les médiums succombent à des morts mystérieuses, et les rumeurs les plus folles courent les cercles occultes. A quelques kilomètres de là, dans les campagnes, une chose sans nom décime des familles entières selon des rites d'une infinie barbarie.

Hanté par ses propres démons, fasciné par le Mal, le romancier Guy de Timée se lance à la poursuite de la créature.

Après Léviatemps, le nouveau thriller de Maxime Chattam nous entraîne des brumes du Vexin à celles d'un Paris ésotérique dans un terrifiant voyage dans le temps et le doute.

Après le succès de la trilogie fantastique Autre-Monde, Maxime Chattam renoue avec le thriller, genre dans lequel il a su s'imposer comme l'un des maîtres incontestables avec La Trilogie du Mal (2002-2004), Prédateurs (2007), La Théorie Gaïa (2008) ou encore La Promesse des Ténèbres (2009).





  • La revue de presse Julie Malaure - Le Point du 23 juin 2011

C'est une question d'arithmétique, un Chattam ne vient jamais seul. À 35 ans, après treize romans dont trois trilogies, voici le quatorzième, Le requiem des abysses...
Surprenant. Parce qu'il est gonflé, Maxime, de s'être attaqué à un thriller gothico-historique alors qu'il sait que son public l'attend ailleurs...
Drôle de double que ce romancier (Guy, Maxime ?) qui échafaude des théories pour dénouer des énigmes et traquer le mal. Il file la piste d'un tueur en série comme on construirait un thriller !...
L'intrigue telle qu'elle se terminait connaît un revers inattendu. Chattam nous aurait-il roulés ? Eh bien, oui, et Guy avec nous, mais on n'en dit pas plus.



  • Les premières lignes

Paris, début juillet 1900

La lune épousait la bestialité.
Et de cette union naquit la sauvagerie.
Le voile oblique traversait la haute fenêtre et posait un suaire d'argent scintillant sur la gueule béante qui surgissait d'un mur.
Les crocs rutilants jaillissaient entre les poils, saisissant la nuit comme un morceau de viande. Les pupilles allongées buvaient toute la pièce, les paupières écartées, comme si les yeux s'apprêtaient à sortir de leurs orbites, emportés par la rage.
La pleine lune pénétrait la longue salle d'exposition et irradiait sur la tête empaillée du loup, faisant frissonner Jacques.
Le gardien du musée abandonna dans son sillage un profond soupir.
Il n'aimait pas ce trophée, il le trouvait violent.
Et puis il n'avait pas sa place ici, dans un établissement noble.
Le loup était un animal cruel. Un prédateur.
Un chasseur sanguinaire qui hantait le folklore populaire depuis toujours, pour terroriser les gens.
Ce n'était pas une simple bête sauvage, c'était un monstre.
Jacques ne comprenait décidément pas ce qu'il faisait là, au milieu des tapisseries anciennes, des armures chargées d'histoire, des vitrines d'armes médiévales et des vieux grimoires aux couvertures craquelantes.
Et puis cette lune qui le caressait, c'était obscène.
Jacques enfonça un pouce sous sa ceinture de cuir et, de son autre main, leva un peu plus sa lampe à huile.
Le halo de la flamme orange réchauffait les présentoirs, son reflet dansait sur le verre des casiers, fugace et transparent comme un fantôme.
Comme le souvenir des vies incarnées par tous ces objets. Huit ans qu'il travaillait au musée de Cluny, la nuit essentiellement.
À surveiller ces collections, ces souvenirs de la civilisation. Pour l'intellectuel, ils avaient une valeur inestimable, pour le visiteur, un intérêt probable, mais sur un plan purement mercantile, Jacques se demandait encore, huit ans plus tard, pourquoi il fallait un gardien la nuit pour tout ce bric-à-brac poussiéreux et encombrant.
Personne ne viendrait jamais voler quoi que ce soit.
Ce n'était pas le musée du Louvre ici, il n'y avait pas d'oeuvres d'art qu'un riche excentrique aurait pu monnayer une petite fortune, aucun bijou antique que des receleurs sans scrupules pourraient fondre et revendre au poids de l'or. Rien de valeur.


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